The Tinder Box - MR Carey

The Tinder Box (Le Briquet en français) est un conte de Hans-Christian Andersen. En voici un résumé : Un soldat rencontre une sorcière qui lui demande de récupérer un vieux briquet caché dans un arbre creux. Au fond de l’arbre, il découvre trois coffres remplis de cuivre, d’argent et d’or, gardés par d’immenses chiens. Il s’empare de l’or et du briquet, puis tue la sorcière lorsqu’elle refuse de lui révéler le pouvoir de l’objet. Arrivé en ville, le soldat mène une vie luxueuse jusqu’à ce qu’il ait dépensé toute sa fortune. Il découvre alors que le briquet permet de faire apparaître les chiens, qui obéissent à tous ses ordres. Il leur demande notamment de lui apporter une princesse enfermée par ses parents, car une prophétie annonce qu’elle épousera un simple soldat. Le roi et la reine finissent par découvrir le soldat et le condamnent à mort. Au moment de son exécution, celui-ci utilise le briquet pour appeler les trois chiens. Ils le sauvent, renversent le roi et la reine, et disper...

La Maladie de Zhao - Thomas Day in Bifrost 123


Dans le Bifrost 123, sous une couverture ornée d’un maedre et d’un reconnaissable chapeau vert, il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, scientifiction, etc.


Il y a aussi un édito d'Olivier Girard qui rend un émouvant hommage à Roland C. Wagner, un grand de la SF française, mort il y a bientôt quatorze ans dans un accident de la route, peu après que son maître ouvrage, Rêves de Gloire, eut obtenu le Grand Prix Européen des Utopiales.

Je me souviens de la gentillesse de l’homme, de son ouverture, de la manière dont il avait accueilli et introduit dans le milieu une petite bande de blogueurs qui tentaient de s’y faire une place il y a bien longtemps de cela.

Je me souviens aussi d’une interview qu’il m’avait donnée live, après une nuit sans doute aussi courte que mouvementée.

Il y a donc bien sûr, dans la revue, un gros dossier Roland C. Wagner. Un dossier plein des souvenirs de tous ceux qui l’ont côtoyé et connu plus longtemps et mieux que la petite bande de blogueurs dont je parlais plus haut. Un dossier qui dit bien l’homme cultivé, exigeant, foutraque, spectaculaire, accueillant et inclusif qu’il était.


Dans le Bifrost 123, il y a aussi une très belle nouvelle de Thomas Day.

La Maladie de Zhao dit un bref moment dans la vie du docteur Evelyne Zhao, une spécialiste en euthanasie aussi épuisée que tout le système de santé. En quelques pages seulement, Day parvient à dire le sexisme ordinaire, la trahison du serment d’Hippocrate, la difficulté, pour ceux dont le serment contient « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément », à donner institutionnellement la mort, l’incongruité insupportable qu’il y a à être le médecin qui n’amène jamais vers la guérison mais toujours vers le trépas, et pourtant aussi le besoin si humain de soulager ses proches souffrants.

Entre solitude et souffrance, Thomas Day écrit ici sa Maladie de Sachs. On retrouve dans ce court texte l’âpreté caractéristique de l’auteur, son opiniâtreté à décrire, sans jamais embellir, les faits les moins ragoûtants afin qu’ils soient portés à la connaissance de tous. Car si l’auteur ne dit pas les détresses, s’il ne dit pas les horreurs, s’il ne dit pas les limites atteintes mais toujours dissimulées par pudeur, honte ou intérêt, qui les dira alors ?


La Maladie de Zhao, Thomas Day

Commentaires

Roffi a dit…
Je note La Maladie de Zhao de Thomas Day,qui résonne avec la loi sur l’aide à mourir,pas encore acceptée mais qui fait débat et les éventuelles dérives.
Et merci encore à toi Gromovar .
Gromovar a dit…
You're welcome.