Le Dernier fils des dieux - Jean Baret

De Jean Baret on avait lu l'impressionnante trilogie Trademark et le surprenant Monde de Julia (avec Ugo Bellagamba) . Il était difficile de faire mieux ; ce n'est hélas pas le cas avec ce court roman un peu décevant dans sa forme. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 123, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À l’aube de l’effondrement des sociétés humaines mondialisées, un journaliste reçoit un étrange carnet, journal intime d’un jeune homme, héritier d’une fortune sans commune mesure et retenu contre son gré par un colosse silencieux dans une prison de béton. Au fil des pages, il découvre la vie de débauche et l’arrogance de cette frange de la population qui agit comme les nouveaux dieux ; quelques-uns organisent par ennui, au sein d’un mystérieux club, des actions absurdes provoquant des désordres interna...

Gotham Central t4 - Brubaker - Rucka et al.


Quelques derniers mots pour signaler la sortie du tome 4 conclusif de la série Gotham Central. J'ai déjà dit tout le bien qu'on pouvait penser de la série. C’est absolument excellent, l’un des meilleurs comics policiers qu’on puisse lire, avec un Batman presque absent, ombre tutélaire qui protège la ville, surtout contre elle-même, et des policiers profondément humains qui tentent d’accomplir leur mission au milieu de la corruption et des destructions périodiques occasionnées par les guerres des super-héros. A Gotham, il faut encore plus de courage que dans le reste du monde pour sortir dans les rues avec un badge.


Dans ce dernier numéro, on trouve réunies quatre histoires (+ en petit bonus la suite et fin des aventures de Josie McDonald avant son affectation à Gotham Central).

  • Loi naturelle montre la ville du point de vue d’un de ses innombrables flics ripous, devenu ici meurtrier. En voix off, il raconte sa misérable vie quotidienne, son manque d’empathie et son absence totale de remords comme de sens de la justice, jusqu’à une rétribution qu’on prend autant plaisir à lire qu’on a dû en prendre à l’écrire.
  • Mort à Robin met les détectives de Gotham Central sur la trace d’un tueur de Robin(s). Des jeunes costumés en Robin sont découverts assassinés aux quatre coins de la ville. Y a-t-il plusieurs Robin(s) qui seraient éliminés les uns après les autres ou tout ceci n’est-il qu’une mise en scène macabre ? Il faudra lire l’arc (qui donne lieu à une brève visite à l’Arkham Asylum ainsi qu’à une apparition des Teen Titans) pour le découvrir.
  • Bloody Sunday est l’un de ces moments où le chaos s’invite dans les rues de Gotham. Alors que l’Infinite Crisis provoque ses dommages collatéraux dans les rues de Gotham, l’inspecteur Crispus Allen tente, dans une Gotham livrée à la violence et aux pillages, de rejoindre sa famille pour la protéger. Une traversée bien plus périlleuse que celle de Paris filmée en 1956 par Claude Autant-Lara.
  • Corrigan II met enfin le ripou Corrigan aux prises avec une justice à laquelle il avait trop longtemps échappé. Une inspectrice se perd et part dans une dérive que rien ne semble pouvoir arrêter. Un homme prend par amitié des risques qui peuvent le conduire à la mort. Une bonne flic quittera la police, dégoûtée par trop de combats perdus et un prix à payer chaque jour plus élevé. Triste. Doublement triste.


Et voilà. Baisser de rideau, série terminée. Comme Baudelaire en son temps, si certains disent « Enfin ! », je ne peux que m’écrier « Déjà ! ».

Je ne peux que conseiller ce tome 4 si on a les trois premiers, et toute la série si on n’a encore rien. Enjoy !


Gotham Central, t4, Brubaker, Rucka, Lark

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