Cauchon - Dorison - Delahaye - Parnotte

Le 23 mai 1430, après un an de campagne militaire victorieuse, Jeanne d’Arc est capturée par les Bourguignons, alliés des Anglais, lors d’une sortie hasardeuse au siège de Compiègne. Vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg pour la somme de 10000 livres tournois, elle est conduite à Rouen afin d’y être jugée pour hérésie, entre autres chefs d’accusation dont le très scandaleux « port d’habits d’homme ». C’est l’évêque Pierre Cauchon qui a négocié cet achat pour le compte des Anglais, contre l’Inquisition qui voulait la juger elle-même. C’est Pierre Cauchon aussi qui présidera son procès, à Rouen, entre février et mai 1431 ; il s’agira, lors de ces audiences, de démontrer que l’inspiration de celle qu’on nommait « La pucelle » ne venait pas de Dieu et des saints mais bien plutôt du diable. C’est cette histoire que racontent Xavier Dorison, Louis-David Delahaye et Joël Parnotte dans l’imposant album Cauchon… ou l’homme qui tua Jeanne d’Arc . A la lecture du mag...

Le Serment - Gabella - Bourgouin

 


Contrairement à ce que j’affirmais hier, la chronique conclusive de la série Fables n’aura été que la pénultième du mois de février. C’est celle-ci qui sera la dernière.


Alexandre est un médecin brillant (parait-il). Après une erreur ? malversation ? malveillance ? il a été radié et interdit d’exercer.

Pour préserver son train de vie et celui de sa famille dans leur superbe maison en duplex, Alexandre, depuis, est le médecin de la pègre. Anonyme et protégé par d’imposants protocoles de sécurité, le médecin déchu soigne les blessés de la guerre des gangs ou des braquages qui tournent mal. Voilà qu’un soir, alors qu’il soigne un blessé par balles dans son cabinet de médecine secret, il y subit l’intrusion d’un homme très excité qui affirme avoir été mordu par un vampire et avoir besoin d’attention médicale urgente – pour être précis, avant le coucher du soleil et une métamorphose dont les conséquences seraient fatales pour Alexandre. Comme toi, lecteur, le praticien ne croit pas aux vampires. L’homme est sûrement un fou. Ou pas ?


Le Serment est un album one-shot de Gabella (avec Mariolle) et Bourgouin. BD d’action pure, il reprend, de manière aussi efficace que convaincante, tous les codes du cinéma d’action.

Découpage cut. Fonds noirs. Ombres et contrastes. Fusillades en série, assauts, siège.

Pour peu qu’on aime ce genre, on trouvera son bonheur dans les 136 pages de l’album, d’autant que les rebondissements abondent et qu’aucun des protagonistes de l’histoire n’est vraiment ou uniquement ce qu’il dit être. Jusqu’à même un soupçon d’histoire secrète.

Conséquences inévitables de ce qui précède, on regrettera un scénario assez confus concernant les explications du pourquoi du comment de toute l’affaire, et on s’amusera aussi de la somme des rebondissements qui, vus rétrospectivement, paraissent un peu too much, multipliés qu’ils sont dans une logique de « plus il y en a et plus c’est surprenant mieux ça vaut ».


En conclusion, on dira que, si on aime les films ou séries d’action, on appréciera Le Serment. Avec, j’espère, ce sentiment de confusion qu’on ressent quand, après avoir passé un bon moment à regarder un no brainer, on réalise peu à peu que le scénario est difficile à défendre.


Le Serment, Gabella (avec Mariolle) et Bourgouin

PS : Il y aura peut-être une suite. Je ne crois pas en être.

PS2 : je me demande une fois encore ce qu’ont dans la tête les « critiques » des sites de BD.

Commentaires

Philfff a dit…
Le scénario (on dit scénario pour une bd ?) a l'air intéressant !
Gromovar a dit…
Intéressant mais confus à l'usage ;)