Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Madeleine, Résistante tome 4 - Morvan - Bertail - Riffaud

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Suite et fin de la série Madeleine, Résistante, de Bertail et Morvan, guidés et éclairés par les souvenirs de Madeline Riffaud.

On a déjà tout dit de la personnalité et du courage de la très jeune femme qui entra dans la Résistance à l’âge de 18 ans et participa à toutes les missions et à tous les combats des FTP dans et autour de Paris.

Ce qu’on n’avait pas encore dit, car ce n’était pas arrivé, c’est que Madeleine Riffaud, qui avait échappé tant de fois à la mort, s’est éteinte le 6 novembre 2024 à l’âge de 100 ans, peu après la sortie du troisième tome de ses mémoires de Résistance. Elle n’aura donc pas vu ce tome 4 dont je te parle ici, lecteur, mais elle avait déjà donné assez de matériel à JD Morvan pour qu’il puisse finir seul de narrer une épopée que, jusqu’aux derniers instants de sa vie, elle avait voulue modeste.


C’est la bataille pour la libération de Paris en 44 qui est racontée dans ce tome 4. Une bataille qui vit mourir nombre de combattants, ceux qui portaient un uniforme comme ceux qui n’en portaient pas et n’étaient pas moins courageux – sans compter les civils, victimes collatérales des affrontements ou des tireurs embusqués.


On y voit des amis de Madeleine mourir alors que la fin est si proche. Lautrec et Barbier sont tués sous ses yeux alors que la bataille était perdue pour les Allemands.

On y voit quantité d’autres morts, comme cette jeune résistante naïve qui voulait « tenir la barricade » ou « tuer un Boche » et qui prit deux balles parce que, toute à son observation passionnée, elle s’était rendue trop visible des ennemis en face.

On y voit ce milicien dont Madeleine ordonna l’exécution dans une sanisette pour lui éviter d’être lynché par la foule après qu’il eut – peut-être – abattu une petite fille.

On y voit Madeleine envoyée par le colonel Rol-Tanguy exécuter un traître dont l’identité reste dissimulée jusqu’à ce jour. Seuls quelques-uns savent.

On y voit comment, après une reddition de masse, Madeleine sut cette fois se rendre maîtresse de la foule et empêcher, encore, un lynchage. Je crois me souvenir que De Gaule aurait ironiquement dit que l’engagement n’était jamais si beau que lorsqu’on ne l’attendait plus, et il y en eut des courageux et des engagés de la dernière heure dans les rues de Paris après la débâcle allemande.

On y entend les bilans que fait Madeleine de ses amitiés de la Résistance, ceux qu’elle ne revit jamais, ceux qu’elle revit seulement des décennies plus tard, ceux, minoritaires, avec qui elle garda des contacts. Ce temps était fini, tous étaient passés à la suite de leur vie.

On y voit comment, situation revenue presque à la normale, Madeleine se retrouva sans compagnie ni compagnons ni but. Comment, risquant de dériver, elle fut sauvée – peut-être – par une rencontre avec Paul Eluard qui la prit en amitié et lui présenta nombre de personnalités.


Madeleine est une héroïne – parmi d’autres – qui auraient pu mourir maintes fois comme tant de ses compagnons. Les hasards de la guerre et sa grande habileté lui ont permis de vivre pour raconter ces journées de grande aventure.

Courage, abnégation, héroïsme, Madeleine Riffaud personnifie ces valeurs ; tous ses compagnons de la Résistance aussi. Qu’ils soient tous remerciés !

Et que soient remerciés aussi JD Morvan et Dominique Bertail qui ont recueilli les souvenirs de Madeleine et les ont rendus accessibles au public et à la mémoire collective.


Madeleine, Résistante, t4, Morvan, Bertail, Riffaud


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