Cauchon - Dorison - Delahaye - Parnotte

Le 23 mai 1430, après un an de campagne militaire victorieuse, Jeanne d’Arc est capturée par les Bourguignons, alliés des Anglais, lors d’une sortie hasardeuse au siège de Compiègne. Vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg pour la somme de 10000 livres tournois, elle est conduite à Rouen afin d’y être jugée pour hérésie, entre autres chefs d’accusation dont le très scandaleux « port d’habits d’homme ». C’est l’évêque Pierre Cauchon qui a négocié cet achat pour le compte des Anglais, contre l’Inquisition qui voulait la juger elle-même. C’est Pierre Cauchon aussi qui présidera son procès, à Rouen, entre février et mai 1431 ; il s’agira, lors de ces audiences, de démontrer que l’inspiration de celle qu’on nommait « La pucelle » ne venait pas de Dieu et des saints mais bien plutôt du diable. C’est cette histoire que racontent Xavier Dorison, Louis-David Delahaye et Joël Parnotte dans l’imposant album Cauchon… ou l’homme qui tua Jeanne d’Arc . A la lecture du mag...

Batman Dark Age - Russell - Allred


Je vais te donner ci-dessous, lecteur, une preuve du fait que je suis très ouvert d’esprit et pas rancunier. Ou alors complètement crétin – c’est toi qui vois.


Il y a quelques mois, j’étais consterné par le Superman Dark Age de Russell et Allred, au point que j’annulai ma commande du Batman Dark Age des mêmes. Mais, le temps passant, cet album me titillait quand même, au point que j’ai fini par l’acheter. Hélas !


Comme pour Superman Dark Age, commençons par le pitch éditeur puis voyons ce qu'il en est :

2030. Loin d'être le héros alerte qu'il fut jadis, un Bruce Wayne vieillissant lutte contre les effets dévastateurs du temps. S'accrochant à ses souvenirs pour ne pas perdre le fil du passé, il se souvient de la nuit fatidique où ses parents ont été assassinés de sang-froid, en 1957. Dans le chaos des années 1960, devenir un justicier masqué n'a pas été une tâche facile, surtout pour l'adolescent en colère qu'il était... prompt à frapper d'abord et poser des questions ensuite.


Comme Superman Dark Age l’était pour Superman, Batman Dark Age est une réécriture de la vie de Batman, version Russell et Allred (le bien nommé). Avec les mêmes défauts que son prédécesseur.

Histoire pas toujours logique ou liée, trous et sauts narratifs, le récit est régulièrement insatisfaisant sur le plan de la fluidité. Mais surtout, Batman Dark Age est une œuvre toute au service d’un fond qui oscille sans cesse entre de répétitifs tropes d’extrême-gauche complotistes lourdingues à la Naomi Klein et quelques clins d'œil potaches d’extrême-gauche qui, au moins, sont parfois amusants. C’est lourd comme un tract. Cerise sur le gâteau, ce parti pris prosélyte prive une histoire déjà imparfaite de tout affect et de toute humanité. Ne restent que quelques jolies phrases sur le temps qui passe. Ca fait peu pour 2 heures et 25 euros.


Long story short, les spectateurs qui ont aimé voire adoré le Joker de Todd Philipps, cette origin story boursouflée qui faisait du Mal pathologique incarné une simple victime des méchants rapports de production, aimeront sûrement Batman Dark Age. Les autres feront mieux de passer leur chemin.


Batman Dark Age, Russell, Allred

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