L'Oiseau qui boit des larmes - Lee Young-Do

L’Oiseau qui boit des larmes (tome 1, Le Cœur des Nagas) est un roman de Lee Young-Do, premier tome d’une tétralogie de fantasy. Son auteur serait « Le Tolkien coréen » si l’on en croit le sticker apposé sur la couverture. Diable ! Qu’en est-il ? Le monde imaginé par Lee Young-Do est divisé en deux par une Ligne imaginaire. Au sud de celle-ci vivent les Nagas. Ils s’y sont installés non sans violence dans un lointain passé. Au nord on trouve les autres « humains », qu’ils soient Standards, Rekkons, ou Tokkebis. Les Nagas sont petits. Ils ont le corps couvert d’écailles. Ils entendent mal, ce qui fait qu’ils parlent beaucoup moins qu’ils ne nilhent (une forme de communication par la pensée) . Ils voient en revanche très bien, notamment les différences de température. Ils vivent dans une société matriarcale, sous la domination de matrones qui traitent les mâles comme un cheptel reproducteur – à l’exception des Protecteurs qui ont épousé la déesse et la servent dans un...

Batman Dark Age - Russell - Allred


Je vais te donner ci-dessous, lecteur, une preuve du fait que je suis très ouvert d’esprit et pas rancunier. Ou alors complètement crétin – c’est toi qui vois.


Il y a quelques mois, j’étais consterné par le Superman Dark Age de Russell et Allred, au point que j’annulai ma commande du Batman Dark Age des mêmes. Mais, le temps passant, cet album me titillait quand même, au point que j’ai fini par l’acheter. Hélas !


Comme pour Superman Dark Age, commençons par le pitch éditeur puis voyons ce qu'il en est :

2030. Loin d'être le héros alerte qu'il fut jadis, un Bruce Wayne vieillissant lutte contre les effets dévastateurs du temps. S'accrochant à ses souvenirs pour ne pas perdre le fil du passé, il se souvient de la nuit fatidique où ses parents ont été assassinés de sang-froid, en 1957. Dans le chaos des années 1960, devenir un justicier masqué n'a pas été une tâche facile, surtout pour l'adolescent en colère qu'il était... prompt à frapper d'abord et poser des questions ensuite.


Comme Superman Dark Age l’était pour Superman, Batman Dark Age est une réécriture de la vie de Batman, version Russell et Allred (le bien nommé). Avec les mêmes défauts que son prédécesseur.

Histoire pas toujours logique ou liée, trous et sauts narratifs, le récit est régulièrement insatisfaisant sur le plan de la fluidité. Mais surtout, Batman Dark Age est une œuvre toute au service d’un fond qui oscille sans cesse entre de répétitifs tropes d’extrême-gauche complotistes lourdingues à la Naomi Klein et quelques clins d'œil potaches d’extrême-gauche qui, au moins, sont parfois amusants. C’est lourd comme un tract. Cerise sur le gâteau, ce parti pris prosélyte prive une histoire déjà imparfaite de tout affect et de toute humanité. Ne restent que quelques jolies phrases sur le temps qui passe. Ca fait peu pour 2 heures et 25 euros.


Long story short, les spectateurs qui ont aimé voire adoré le Joker de Todd Philipps, cette origin story boursouflée qui faisait du Mal pathologique incarné une simple victime des méchants rapports de production, aimeront sûrement Batman Dark Age. Les autres feront mieux de passer leur chemin.


Batman Dark Age, Russell, Allred

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