Phantom Road t3 - Lemire - Walta - Bellaire

Nouvel article court, consacré cette fois au TPB 3 du Phantom Road de Lemire, Walta et Bellaire. Contrairement au TPB 6 de Department of Truth qui ne faisait que bien peu avancer l’intrigue, ce volume 3 de la série fantastique de Lemire laisse son lecteur bien plus au fait de ce qui se passe dans le très étrange monde de la Phantom Road . Ambiance Twin Peaks toujours, avec ce que ça comporte de zones d’ombre et d’étrangeté, mais, enfin, on commence à y voir un peu plus clair sur les enjeux du récit, sur les rapports entre les personnages, sur l’historicité de l’objet que doivent transporter vers un mystérieux Golgotha les héros malheureux de la série, à savoir Dom et Birdie. On comprend, en lisant ce tome 3, comment l’agente Weaver est liée familialement à la Phantom Road . On découvre quel est le rôle des relais routiers Billy Bear . On apprend que le père de l’agente Weaver fut le deuxième à enquêter sur les mystères de la Phantom Road et qu’il eut un prédécesseur, l’homme en che...

Dufour et Nayler in Bifrost 116


Dans le Bifrost 116 on croise, avec Olivier Girard, l’esprit de la SF ; il ressemble un peu au Père Noël avec sa hotte de livres.
On lit aussi les rubriques habituelles : nouvelles (un mot après), cahier critique des nouveautés, scientifiction (refroidir la Terre, une bonne idée ?), revues, etc.

On dévore surtout un dossier très complet sur Catherine Dufour, grande voix et grande plume de la SF française – dire la boss ne me paraît pas exagéré. S’il contient les rubriques attendues, bibliographie complète et critiques de l’oeuvre notamment, il s’orne surtout d’une longue interview absolument passionnante. A lire absolument.


Côté nouvelles, deux ont retenu l’attention de votre serviteur :

Les Noumènes urbains, de Catherine Dufour, se passe sur la Lune de son dernier roman, Les Champs de la Lune. On y voit la responsable judiciaire locale rouvrir une très vieille affaire de meurtre (peut-être), sur une Lune colonisée en sous-sol par les humains faute de pouvoir être terraformée.
C'est une Lune grassroot et réaliste que propose Dufour – très différente de celles que Ian McDonald, John Varley ou Robert Heinlein inventèrent – pour une histoire qui rappelle qu’aussi loin qu’on parte on ne part jamais qu’avec soi-même. 

Sur La Zone, de Ray Nayler, j’ai déjà écrit ce que je pensais : « 5600 mots pour un putain de pain dans la gueule ». Toujours pas mieux.


Bifrost 116, un bon cru à lire.

Commentaires