La Seconde vie de Sander - Stepan Razorënov

Sander est mort. Et Sander « renaît », dans un au-delà qui est peut-être l’Enfer, ou pas. Un Diable y règne en tout cas, mais il ne contrôle qu’un palais, une salle de torture, et quelques troupes, chasseurs, gardes et tortionnaires. Le reste est un no man’s land dans lequel errent les bannis tels que lui, anciens humains que leur trépas puis leur renaissance ont revêtu de formes monstrueuses. Contrairement à certains égarés, Sander ne se suicide pas dès sa renaissance. Contrairement à tous, il ne se satisfait pas d’une existence stérile et oisive dans un monde vide où rien d’autre n’arrive que les attaques périodiques des chasseurs du Diable qui enlèvent les born-again et les emmènent vers un avenir de torture. Non. Sander est différent. Sander a une idée et un projet. Fédérer autour de lui les énergies et les compétences de tous les born-again pour bâtir une ville dans laquelle tous (les déjà présents comme les nouveaux arrivants) seront accueillis, tous vivront mieux, t...

Dufour et Nayler in Bifrost 116


Dans le Bifrost 116 on croise, avec Olivier Girard, l’esprit de la SF ; il ressemble un peu au Père Noël avec sa hotte de livres.
On lit aussi les rubriques habituelles : nouvelles (un mot après), cahier critique des nouveautés, scientifiction (refroidir la Terre, une bonne idée ?), revues, etc.

On dévore surtout un dossier très complet sur Catherine Dufour, grande voix et grande plume de la SF française – dire la boss ne me paraît pas exagéré. S’il contient les rubriques attendues, bibliographie complète et critiques de l’oeuvre notamment, il s’orne surtout d’une longue interview absolument passionnante. A lire absolument.


Côté nouvelles, deux ont retenu l’attention de votre serviteur :

Les Noumènes urbains, de Catherine Dufour, se passe sur la Lune de son dernier roman, Les Champs de la Lune. On y voit la responsable judiciaire locale rouvrir une très vieille affaire de meurtre (peut-être), sur une Lune colonisée en sous-sol par les humains faute de pouvoir être terraformée.
C'est une Lune grassroot et réaliste que propose Dufour – très différente de celles que Ian McDonald, John Varley ou Robert Heinlein inventèrent – pour une histoire qui rappelle qu’aussi loin qu’on parte on ne part jamais qu’avec soi-même. 

Sur La Zone, de Ray Nayler, j’ai déjà écrit ce que je pensais : « 5600 mots pour un putain de pain dans la gueule ». Toujours pas mieux.


Bifrost 116, un bon cru à lire.

Commentaires