An Eye for Property - Tanya Fordwalker

« Le jeu n’en vaut pas la chandelle… mais empêcher qu’elle s’éteigne » R. E. Howard Dans un futur proche, la société Splice of Life offre à tout client proche de la mort et décidé à payer une forte somme (le Passenger) du temps de vie supplémentaire dans le corps d’un jeune bien vivant (le Driver) , qui lui servira de corps d’emprunt un certain temps par semaine ou par jour ; une version hi-tech des cavales de Damballa. Une puce insérée dans le cerveau du Driver contient la personnalité scannée du Passenger. A des jours et heures contractuellement décidés, la personnalité du Passenger est activée puis prend le contrôle du corps de son Driver dont la conscience s’éteint dans l’intervalle. A la fin de la période contractuellement convenue, la conscience du Passenger se remet en sommeil et c’est le Driver qui revient aux commandes. Mais que se passerait-il si quelque chose buguait dans la puce ? An Eye For Property est une nouvelle de Tanya Fordwalker lisible sur le site React...

Dufour et Nayler in Bifrost 116


Dans le Bifrost 116 on croise, avec Olivier Girard, l’esprit de la SF ; il ressemble un peu au Père Noël avec sa hotte de livres.
On lit aussi les rubriques habituelles : nouvelles (un mot après), cahier critique des nouveautés, scientifiction (refroidir la Terre, une bonne idée ?), revues, etc.

On dévore surtout un dossier très complet sur Catherine Dufour, grande voix et grande plume de la SF française – dire la boss ne me paraît pas exagéré. S’il contient les rubriques attendues, bibliographie complète et critiques de l’oeuvre notamment, il s’orne surtout d’une longue interview absolument passionnante. A lire absolument.


Côté nouvelles, deux ont retenu l’attention de votre serviteur :

Les Noumènes urbains, de Catherine Dufour, se passe sur la Lune de son dernier roman, Les Champs de la Lune. On y voit la responsable judiciaire locale rouvrir une très vieille affaire de meurtre (peut-être), sur une Lune colonisée en sous-sol par les humains faute de pouvoir être terraformée.
C'est une Lune grassroot et réaliste que propose Dufour – très différente de celles que Ian McDonald, John Varley ou Robert Heinlein inventèrent – pour une histoire qui rappelle qu’aussi loin qu’on parte on ne part jamais qu’avec soi-même. 

Sur La Zone, de Ray Nayler, j’ai déjà écrit ce que je pensais : « 5600 mots pour un putain de pain dans la gueule ». Toujours pas mieux.


Bifrost 116, un bon cru à lire.

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