Minor Arcana vol II - Lemire - Cadonici

Juste quelques lignes pour signaler la sortie du tome 2 de la série Minor Arcana . Après les moments introductifs du tome 1 , les aventures intérieures (mais pas seulement) de Theresa se poursuivent alors qu’elle développe, presque à son corps défendant, son activité de médium. Elle apprivoise peu à peu ce pouvoir récemment découvert qui lui permet, semble-t-il, de communiquer avec les morts. Elle recoud aussi, progressivement, les liens coupés brutalement, il y a quelques années, avec une bonne partie de la ville dont, notamment, son âme-sœur Melissa. Dans ce tome 2, il n’ a pas que Theresa qui avance, les personnages secondaires le font aussi, ou tentent de le faire. Sa mère, toujours gravement malade, commence une histoire sentimentale. Kelly, sa nouvelle amie, se lance à la recherche de son frère disparu. Melissa, son ex, renoue une relation apaisée avec elle. Alors que Theresa se réinstalle donc doucement dans la ville de Limberlost, il semble que son grand-père décédé y ait été ...

Dufour et Nayler in Bifrost 116


Dans le Bifrost 116 on croise, avec Olivier Girard, l’esprit de la SF ; il ressemble un peu au Père Noël avec sa hotte de livres.
On lit aussi les rubriques habituelles : nouvelles (un mot après), cahier critique des nouveautés, scientifiction (refroidir la Terre, une bonne idée ?), revues, etc.

On dévore surtout un dossier très complet sur Catherine Dufour, grande voix et grande plume de la SF française – dire la boss ne me paraît pas exagéré. S’il contient les rubriques attendues, bibliographie complète et critiques de l’oeuvre notamment, il s’orne surtout d’une longue interview absolument passionnante. A lire absolument.


Côté nouvelles, deux ont retenu l’attention de votre serviteur :

Les Noumènes urbains, de Catherine Dufour, se passe sur la Lune de son dernier roman, Les Champs de la Lune. On y voit la responsable judiciaire locale rouvrir une très vieille affaire de meurtre (peut-être), sur une Lune colonisée en sous-sol par les humains faute de pouvoir être terraformée.
C'est une Lune grassroot et réaliste que propose Dufour – très différente de celles que Ian McDonald, John Varley ou Robert Heinlein inventèrent – pour une histoire qui rappelle qu’aussi loin qu’on parte on ne part jamais qu’avec soi-même. 

Sur La Zone, de Ray Nayler, j’ai déjà écrit ce que je pensais : « 5600 mots pour un putain de pain dans la gueule ». Toujours pas mieux.


Bifrost 116, un bon cru à lire.

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