The Tinder Box - MR Carey

The Tinder Box (Le Briquet en français) est un conte de Hans-Christian Andersen. En voici un résumé : Un soldat rencontre une sorcière qui lui demande de récupérer un vieux briquet caché dans un arbre creux. Au fond de l’arbre, il découvre trois coffres remplis de cuivre, d’argent et d’or, gardés par d’immenses chiens. Il s’empare de l’or et du briquet, puis tue la sorcière lorsqu’elle refuse de lui révéler le pouvoir de l’objet. Arrivé en ville, le soldat mène une vie luxueuse jusqu’à ce qu’il ait dépensé toute sa fortune. Il découvre alors que le briquet permet de faire apparaître les chiens, qui obéissent à tous ses ordres. Il leur demande notamment de lui apporter une princesse enfermée par ses parents, car une prophétie annonce qu’elle épousera un simple soldat. Le roi et la reine finissent par découvrir le soldat et le condamnent à mort. Au moment de son exécution, celui-ci utilise le briquet pour appeler les trois chiens. Ils le sauvent, renversent le roi et la reine, et disper...

La Route - Larcenet d'après McCarthy


OUCH !
WOW !

Difficile de retenir ses onomatopées à la lecture de l'adaptation BD, par Manu Larcenet, de La Route de Cormac McCarthy. C'est l'un des plus beaux albums que j'ai lus de ma vie, peut-être le plus beau.

L'histoire post-ap de La Route, tu la connais, lecteur. C'est celle d'un père et de son jeune fils qui partent vers le Sud pour tenter de survivre à l'hiver. Un père qui tente vainement de protéger son fils des images abominables d'un monde déliquescent mais qui parvient avec succès à assurer la survie de l'enfant. Jusqu'à où et jusqu'à quand ?

Autour du couple père/fils, le monde se meurt dans d'atroces convulsions. La cendre, les sectes, les cannibales, les simples voleurs. Tous menaçants, tous se déchirant pour les maigres ressources qui restent. Un peu de nourriture, quelques médicaments, de rares gouttes d'essence pour le réchaud qu'éclaireront les dernières allumettes.
Toujours avec père et fils, il y a la peur, le froid, la faim, la toux du père, et même le doute moral qui étreint souvent les deux marcheurs. Il est aussi difficile de rester en vie que de le faire d'une façon qui ne s'apparente pas à de l'animalité. Il est même difficile de mourir en humain et pas comme du bétail. Toujours, durant ce long calvaire vers un hypothétique Sud, se complètent le sacrifice à feu doux du père et la maturité vigilante du fils.

L'adaptation, de mots forts et de silence, est aussi parfaite que poignante. Le graphisme est absolument magnifique. Traits à l'encre d'un grande précision pour le père, le fils, leur caddy et ces humains croisés qui sont autant de périls mortels, flou diffus des vestiges de l'humanité dans l'arrière-plan, tons de gris et sépia qu'illumine parfois une flamme. C'est absolument superbe.

La Route est un album indispensable, une oeuvre d'art comme on n'en approche pas tous les jours.


La Route, Larcenet d'après McCarthy

Commentaires

Baroona a dit…
"C'est l'un des plus beaux albums que j'ai lus de ma vie" : Ah oui, rien que ça, woh. Il était dans ma liste des "un jour, peut-être, sûrement" mais il vient de remonter beaucoup plus haut.
Gromovar a dit…
Qu'il remonte tout en haut.
tadloiducine a dit…
J'ai vu le film puis lu le livre (dans cet ordre, je crois bien - ça remonte au moment de la sortie du film, en 2009, je ne suis donc plus trop sûr de moi...).
Le découvrir dans une autre adaptation, celle de la BD: oui!
Merci pour l'info
(s) ta d loi du cine, "squatter" chez dasola