Artemis II décolle cette nuit (si tout va bien)

Cette nuit, si tout va bien, Artemis II va quitter la Terre pour une mission d'une dizaine de jours qui remettra des humains en orbite autour de la Lune pour la première fois depuis 1972 et la mission Apollo 17. Fondamentalement, c'est pour ça qu'on (moi en tout cas, sans le moindre doute) lit de la SF, bien plus que pour disserter sur le sexe des anges ou le cryptofascisme technosolutionniste. Je me félicite donc de ce potentiel retour vers la Lune et croise les doigts pour qu'il se passe au mieux. En attendant la suite. La mission. Ci-dessous la même (ou presque) en VO.

Greg Egan et Jean- Marc Ligny se répondent dans Bifrost 113


Dans le Bifrost 113, sous une superbe couverture, on trouve l'édito d'Olivier Girard sur l'Intelligence Artificielle qui nous invite à ne pas en avoir peur, ou alors oui, ou non, ou oui. Qu'on se désole ou se console, The Times they are a-changin, et c'est un Nobel de littérature qui le disait. C'est dire !!!


On y trouve aussi les rubriques habituelles, nouvelles, critiques des nouveautés, scientifiction and so on. On y trouve même les lauréats du Prix des lecteurs Bifrost 2023 : en français Par une route sans fin, d'Elodie Denis, à laquelle je n'ai tellement rien compris que je n'ai pu la chroniquer alors, et en traduction la bouleversante Cité du rire, de Sequoia Nagamatsu, que je conseille vivement.


On y trouve encore un copieux dossier IA - vous ne pensiez pas qu'on allait rester à côté - avec quelques belles signatures et de pertinentes réflexions. On y trouvera les réponses à ces questions essentielles : A quoi ça sert ? Faut-il avoir peur (Oui/Non/NSP) ? Comment ça marche ?


On y trouve enfin deux nouvelles dont l'une semble le contrepoint de l'autre : Le charme discret de la machine de Turing, de Greg Egan, dont je disais le plus grand bien ici, et Renaissance, de Jean-Marc Ligny qui, tout en douceur, semble poursuivre le fil entamé avec Exodes et ses villes sous bulle, pour ce qu'on appellera un retour aux affaires - tant du bonhomme que de ses personnages.

Commentaires