Gotham Central t4 - Brubaker - Rucka et al.

Quelques derniers mots pour signaler la sortie du tome 4 conclusif de la série Gotham Central . J'ai déjà dit tout le bien qu'on pouvait penser de la série . C’est absolument excellent, l’un des meilleurs comics policiers qu’on puisse lire, avec un Batman presque absent, ombre tutélaire qui protège la ville, surtout contre elle-même, et des policiers profondément humains qui tentent d’accomplir leur mission au milieu de la corruption et des destructions périodiques occasionnées par les guerres des super-héros. A Gotham, il faut encore plus de courage que dans le reste du monde pour sortir dans les rues avec un badge. Dans ce dernier numéro, on trouve réunies quatre histoires (+ en petit bonus la suite et fin des aventures de Josie McDonald avant son affectation à Gotham Central) . Loi naturelle montre la ville du point de vue d’un de ses innombrables flics ripous, devenu ici meurtrier. En voix off, il raconte sa misérable vie quotidienne, son manque d’empathie et son absence t...

Greg Egan et Jean- Marc Ligny se répondent dans Bifrost 113


Dans le Bifrost 113, sous une superbe couverture, on trouve l'édito d'Olivier Girard sur l'Intelligence Artificielle qui nous invite à ne pas en avoir peur, ou alors oui, ou non, ou oui. Qu'on se désole ou se console, The Times they are a-changin, et c'est un Nobel de littérature qui le disait. C'est dire !!!


On y trouve aussi les rubriques habituelles, nouvelles, critiques des nouveautés, scientifiction and so on. On y trouve même les lauréats du Prix des lecteurs Bifrost 2023 : en français Par une route sans fin, d'Elodie Denis, à laquelle je n'ai tellement rien compris que je n'ai pu la chroniquer alors, et en traduction la bouleversante Cité du rire, de Sequoia Nagamatsu, que je conseille vivement.


On y trouve encore un copieux dossier IA - vous ne pensiez pas qu'on allait rester à côté - avec quelques belles signatures et de pertinentes réflexions. On y trouvera les réponses à ces questions essentielles : A quoi ça sert ? Faut-il avoir peur (Oui/Non/NSP) ? Comment ça marche ?


On y trouve enfin deux nouvelles dont l'une semble le contrepoint de l'autre : Le charme discret de la machine de Turing, de Greg Egan, dont je disais le plus grand bien ici, et Renaissance, de Jean-Marc Ligny qui, tout en douceur, semble poursuivre le fil entamé avec Exodes et ses villes sous bulle, pour ce qu'on appellera un retour aux affaires - tant du bonhomme que de ses personnages.

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