Le Trône d'argile 7 - Richemont - Theo - Pieri

Juste un petit mot (cette fois c'est vrai) pour signaler la sortie (il y a quelques semaines quand même) du septième et dernier tome de la série historique Le Trône d'argile , intitulé De Gloire et de cendres . Onze ans (!!!) après la sortie du sixième opus, Anne Richemont et ses compères terminent enfin la geste de Charles VII et de Jeanne d'Arc. On voit dans ce tome le sacre de Charles VII , qui assure la légitimité politique de ce roi assez falot même si les prétentions anglaises, et donc la Guerre de Cent Ans, ne s'éteindront que bien plus tard . On y voit aussi la reconquête progressive du royaume de France par le nouveau roi. On y voit enfin la capture, le procès et l'exécution de Jeanne d'Arc (et le peu d'aide que Charles VII lui apportera - authentique -, au contraire de ses compagnons de guerre qui tentent en vain de la faire évader - fictif) . Les lecteurs qui, comme moi, avaient lu en leur temps les six premiers tomes, sont satisfaits, bien sûr...

Greg Egan et Jean- Marc Ligny se répondent dans Bifrost 113


Dans le Bifrost 113, sous une superbe couverture, on trouve l'édito d'Olivier Girard sur l'Intelligence Artificielle qui nous invite à ne pas en avoir peur, ou alors oui, ou non, ou oui. Qu'on se désole ou se console, The Times they are a-changin, et c'est un Nobel de littérature qui le disait. C'est dire !!!


On y trouve aussi les rubriques habituelles, nouvelles, critiques des nouveautés, scientifiction and so on. On y trouve même les lauréats du Prix des lecteurs Bifrost 2023 : en français Par une route sans fin, d'Elodie Denis, à laquelle je n'ai tellement rien compris que je n'ai pu la chroniquer alors, et en traduction la bouleversante Cité du rire, de Sequoia Nagamatsu, que je conseille vivement.


On y trouve encore un copieux dossier IA - vous ne pensiez pas qu'on allait rester à côté - avec quelques belles signatures et de pertinentes réflexions. On y trouvera les réponses à ces questions essentielles : A quoi ça sert ? Faut-il avoir peur (Oui/Non/NSP) ? Comment ça marche ?


On y trouve enfin deux nouvelles dont l'une semble le contrepoint de l'autre : Le charme discret de la machine de Turing, de Greg Egan, dont je disais le plus grand bien ici, et Renaissance, de Jean-Marc Ligny qui, tout en douceur, semble poursuivre le fil entamé avec Exodes et ses villes sous bulle, pour ce qu'on appellera un retour aux affaires - tant du bonhomme que de ses personnages.

Commentaires