La Muraille de Chine - Franz Kafka

Ressortie du recueil La Muraille de Chine de Franz Kafka aux Forges de Vulcain. Traduit par Stéphane Rilling qui postface et nanti d’une intéressant préface d’Éric Pessan, le recueil est articulé autour de La Construction de la muraille de Chine , une nouvelle de longueur moyenne, et de textes beaucoup plus courts, tous écrits entre 1917 et 1922 alors que l’empire austro-hongrois s’effondrait, que l’antisémitisme montait, parallèlement au sionisme, et que l’intérêt pour le Chine, immense et en partie incompréhensible, était fort. Passé Le chasseur Gracchus , un premier texte dont l’intérêt narratif m’a largement échappé, Kafka construit ici par fragments (certaines nouvelles ne font que deux ou trois pages) la vision d’un monde qui échappe largement à la compréhension humaine et dans lequel l’absurde (on le dit toujours) mais aussi l’arbitraire (on le dit parfois moins) est la norme. Le monde de Kafka est immense, comme la Chine. Immense au point que l’homme normal n’en voit jamais

Eté - Canicule - Que lire à la plage (ou pas ) ?


La semaine prochaine s'annonce rude, mes droogies ! Que faire face à la vague de chaleur qui arrive ?

Sachant que la meilleure chaleur est celle qu'on ne produit pas, je conseille vivement la station assise dans laquelle la consommation énergétique de votre corps sera minimale et donc votre radiation thermique aussi. Et que faire, assis, pour ne pas s'ennuyer ? Lire, lire, et encore lire.

L'incontournable, pour se rafraichir et même plus, est Terror de Dan Simmons (en VF pourquoi pas ?). Un roman aux descriptions si réussies qu'elle vous feront frissonner et que vous aurez l'impression de sentir le froid s'insinuer jusqu'à vos os.


Froid toujours, le Helstrid de Christian Léourier. Une aventure à grand spectacle sur un monde à -190°C.


Blague à part, piochons dans le plus récent, ce qui signifie : facile à trouver et utilisable pour briller dans les diners.

Si tu es à la mer, lecteur, – une activité que je ne cautionne pas – tu liras avec plaisir un brillant roman post-apo de plage aussi (kind of), intitulé Les Flibustiers de la mer chimique et que nous devons à Marguerite Imbert.


Tu peux aussi lire L'Initiation d'Octavia Butler, et si par malheur tu n'avais pas lu L'Aube, qui le précède, alors il faut que tu le fasses avant de te lancer dans L'Initiation. Pas de mer, là, mais quelques plans d'eau.


Je te conseille encore, et là il y a plein de mers y compris de celles dans lesquelles on se noie, le tome 2 de L'Histoire de la souffrance de Tristan Garcia. Si tu n'avais pas lu le premier volume, hypocrite lecteur, alors c'est par celui-là qu'il faudra commencer pour entamer une aventure à peu d'autres comparable.


Si tant de souffrance t'effraie, tu peux embarquer sur le voilier d'Eversion, qui en subit moins même s'il connait bien des déboires aussi. Un beau grand roman d'aventures SF qui te donnera l'occasion de te rafraichir avec toute cette eau dans laquelle il baigne.


Et si, pour expier le bonheur coupable d'offrir ton ADN au baiser des UV tu veux compatir quelque temps au destin de ceux qui ne le partagent pas, tu peux lire le finalement optimiste (!!!) Valentina, de Christophe Siébert, et (re)plonger pour quelques jours dans l'ambiance poisseuse de Mertvecgorod, une destination pas encore disponible sur AirBnB mais bien plus exotique que toute celles que tu as pu visiter jusqu'ici.


VO enfin. Avec le brillantissime The Mountain in the Sea, tu te gaveras de mer jusqu'à plus soif et de pieuvres aussi, de pieuvres littéralement fascinantes. Si tu ne lis pas la VO, alors il te suffira d'attendre un peu qu'il sorte au Bélial. Your call.

Commentaires

Roffi a dit…
”Eversion”,”Les Flibustiers de la mer chimique ”que je lirai sur la plage.
Ça peut faire un bon sujet de discussion parfois. The Mountain in the sea,j’attendrai la traduction.
Gromovar a dit…
Bonne lecture :)
Le Horla music Prod a dit…
Un choix presque parfait surtout parcequ'il débute avec Terror de Dan simmons !! Beau Choix et donc belle proposition
Gromovar a dit…
Plus qu'à lire !
D'autant que le température monte encore et qu'il est plus urgent que jamais de libérer peu d'énergie ;)