Ode to the Half-Broken - Suzanne Palmer

2066. Guerres et catastrophes environnementales, notre monde a failli se terminer il y a quarante ans. Puis, lassitude et attrition aidant, les choses se sont (presque) calmées. Reste une civilisation humaine largement détruite, et un environnement naturel qui ne vaut guère mieux. Tentent d’y survivre, autant que faire se peut, les humains survivants et des méchas qui ont acquis, au fil des ans, une conscience et leur autonomie – une agency dirait William Gibson. Dans ce monde qui tente péniblement de se reconstruire vit paisiblement un ancien mécha de combat (qui a abandonné son ancien nom et pas encore choisi le suivant – qui sera Be) . Le bot, seul depuis des décennies comme un parfait ermite, s’intéresse aux fourmis et plus généralement aux insectes. Il se « réveille » un jour affalé dans une baignoire, après 36 heures de shutdown forcé, sans aucun souvenir de ce qui a causé cet arrêt. Plus problématique encore : il lui manque la jambe gauche. Si Be a tourné le dos au m...

Before, After, Alone - Emma Newman


A la fin de la chronique de Atlas Alone, je regrettai vivement que Newman ait perdu sa finesse, même si son style demeurait reconnaissable. Je crains de devoir dire la même chose du recueil Before, After, Alone qui réunit dix nouvelles, certaines très courtes situées dans l'univers de Planetfall, avant, après ou pendant les événements décrits dans les romans.

Deux mots.
Newman livre ici dix textes largement appuyés sur l'approche psychologique qui faisait la force du cycle Planetfall. On y retrouve, de plus, le monde détaillé, entre SF et cyberpunk, qu'elle avait créé. S'y ajoute peu ou prou l'inclination à un retour vers plus d'authentique dans un monde qui s'est largement virtualisé. Hélas, Jean de Florette voulait aussi « cultiver l'authentique » et ça ne lui a guère réussi.
Les textes qui composent Before, After, Alone sont, pour la plupart, trop courts pour convaincre, sans parler d'être complexes. N'en reste alors qu'une sorte d'élan vers le bien et le bon qui fleure le wishful thinking et le care de magazine, voire la séance de psychothérapie. Dommage.

Seuls surnagent Tailor Made, qui décrit la brutalité de la production mondialisée dans une petite intrigue cyberpunk bien foutue qui pêche néanmoins par son côté moralisateur, et Non-Person dont le personnage principal inattendu crée un élément de surprise bienvenu même si l'histoire se termine ici trop vite, au milieu du gué.

On est au mieux dans le fanfic. Le recueil est parfaitement dispensable.

Commentaires

shaya a dit…
Alors pas de regret pour moi pour l'absence de traduction, ouf !
Gromovar a dit…
Non, ne regrette rien.