GPI 2026 : première sélection

Tu l'as sûrement remarqué, sagace lecteur, le blog est un peu mort depuis quelques jours. Plus de boulot, moins de blogo. All work and no play makes Jack a dull boy. Alors, pour passer le temps en attendant un retour aux affaires, demain si tout va bien, voici la première sélection (une seconde, écrémée, suivra) du GPI 2026. Enjoy ! Roman francophone La Dernière Tentation de Judas de Philippe BATTAGLIA (L’Atalante) Festin de larmes de Morgane CAUSSARIEU & Vincent TASSY (ActuSF) Demain, les origines de Christian CHAVASSIEUX (Mnémos) La Nuit ravagée de Jean-Baptiste DEL AMO (Gallimard) Aatea d’Anouck FAURE (Argyll) Nout de luvan (La Volte) Tovaangar de Céline MINARD (Rivages) Le Livre des comptes de Martin MONGIN (Tusitala) Sintonia d’Audrey PLEYNET (Le Bélial’) Les Mains vides d’Elio POSSOZ (La Volte) Une vie de saint de Christophe SIÉBERT (Au diable Vauvert) !!!!! Roman étranger Poisson poison de Ned BEAUMAN (Albin Michel) Le Chant des noms de Jedediah BERRY (Hache...

Before, After, Alone - Emma Newman


A la fin de la chronique de Atlas Alone, je regrettai vivement que Newman ait perdu sa finesse, même si son style demeurait reconnaissable. Je crains de devoir dire la même chose du recueil Before, After, Alone qui réunit dix nouvelles, certaines très courtes situées dans l'univers de Planetfall, avant, après ou pendant les événements décrits dans les romans.

Deux mots.
Newman livre ici dix textes largement appuyés sur l'approche psychologique qui faisait la force du cycle Planetfall. On y retrouve, de plus, le monde détaillé, entre SF et cyberpunk, qu'elle avait créé. S'y ajoute peu ou prou l'inclination à un retour vers plus d'authentique dans un monde qui s'est largement virtualisé. Hélas, Jean de Florette voulait aussi « cultiver l'authentique » et ça ne lui a guère réussi.
Les textes qui composent Before, After, Alone sont, pour la plupart, trop courts pour convaincre, sans parler d'être complexes. N'en reste alors qu'une sorte d'élan vers le bien et le bon qui fleure le wishful thinking et le care de magazine, voire la séance de psychothérapie. Dommage.

Seuls surnagent Tailor Made, qui décrit la brutalité de la production mondialisée dans une petite intrigue cyberpunk bien foutue qui pêche néanmoins par son côté moralisateur, et Non-Person dont le personnage principal inattendu crée un élément de surprise bienvenu même si l'histoire se termine ici trop vite, au milieu du gué.

On est au mieux dans le fanfic. Le recueil est parfaitement dispensable.

Commentaires

shaya a dit…
Alors pas de regret pour moi pour l'absence de traduction, ouf !
Gromovar a dit…
Non, ne regrette rien.