W0rldtr33 vol 3 - Tynion - Blanco - Bellaire

Encore deux mots (c’est fréquent ces jours-ci, les « deux mots », mais les habitués savent que je n’aime guère commenter les tomes n car la présentation du monde et des personnages est déjà faite, qu’elle est largement entamée pour les enjeux, et qu’il importe de ne pas spoiler pour les lecteurs qui n’auraient pas encore attaqué les tomes précédents ; le tout crée un système de contraintes qui limite très fortement ma loquacité) pour signaler la sortie du tome 3 du W0rldtr33 de Tynion IV , assisté de Blanco et Bellaire. Après cette (trop) longue intro, voici les quelques mots promis : Ce tome est le premier qui se passe principalement dans le futur, après l’apocalypse provoquée par l’Undernet. La Terre est un champ de ruines qui ressemble assez à la vision de l’avenir que donne les films Terminator . Ellison, déjà vu dans les tomes précédents, est l’un des survivants des décennies noires écoulées. Il tente toujours de documenter ce qui peut l’être. Pour qui ? Pour quoi ? Po...

Before, After, Alone - Emma Newman


A la fin de la chronique de Atlas Alone, je regrettai vivement que Newman ait perdu sa finesse, même si son style demeurait reconnaissable. Je crains de devoir dire la même chose du recueil Before, After, Alone qui réunit dix nouvelles, certaines très courtes situées dans l'univers de Planetfall, avant, après ou pendant les événements décrits dans les romans.

Deux mots.
Newman livre ici dix textes largement appuyés sur l'approche psychologique qui faisait la force du cycle Planetfall. On y retrouve, de plus, le monde détaillé, entre SF et cyberpunk, qu'elle avait créé. S'y ajoute peu ou prou l'inclination à un retour vers plus d'authentique dans un monde qui s'est largement virtualisé. Hélas, Jean de Florette voulait aussi « cultiver l'authentique » et ça ne lui a guère réussi.
Les textes qui composent Before, After, Alone sont, pour la plupart, trop courts pour convaincre, sans parler d'être complexes. N'en reste alors qu'une sorte d'élan vers le bien et le bon qui fleure le wishful thinking et le care de magazine, voire la séance de psychothérapie. Dommage.

Seuls surnagent Tailor Made, qui décrit la brutalité de la production mondialisée dans une petite intrigue cyberpunk bien foutue qui pêche néanmoins par son côté moralisateur, et Non-Person dont le personnage principal inattendu crée un élément de surprise bienvenu même si l'histoire se termine ici trop vite, au milieu du gué.

On est au mieux dans le fanfic. Le recueil est parfaitement dispensable.

Commentaires

shaya a dit…
Alors pas de regret pour moi pour l'absence de traduction, ouf !
Gromovar a dit…
Non, ne regrette rien.