Moreno - Rebelka - Et lorsque ma vengeance s'abattra sur vous

Ici et maintenant. Le père Stygian (sic!) est un exorciste officiel du Vatican, un praticien néanmoins dont les méthodes ne sont pas celles de l’officiel De Exorcismis et Supplicationibus Quibusdam . Non, le père Stygian, lui, utilise un rituel datant d’avant même la fondation de l’Église Catholique. Mais, si motivé et déterminé soit-il, le religieux est vieux, fatigué, son temps est compté. Il est donc plus qu’urgent pour lui de former un successeur. C’est du moins ce à quoi l’incite fortement la hiérarchie vaticane, car lui-même n’est guère enclin à exposer un nouveau novice aux horreurs des entités démoniaques. Nolens volens , le vieil exorciste voit donc débarquer dans son presbytère de Puerto Cristina, la ville la plus méridionale du monde, un prêtre bien plus jeune que lui, le père Barrera. En disgrâce depuis un accident mortel ayant impliqué un nourrisson, rongé par la culpabilité et en quête d’une peut-être impossible rédemption, le père Barrera devient l’apprenti de Stygian. I...

Au déclin de Halley - Michael McDowell


Sache, lecteur, que Monsieur Toussaint Louverture, offre encore une nouvelle numérique de Michael 'Blackwater' McDowell. Qu'il en soit remercié dans cette vie et les suivantes !


Ecrite en 1987 et publiée dans différentes anthologies américaines, Au déclin de Halley est parue en France en 1989 dans une traduction de Patrick Marcel aux éditions Greco. C'est cette traduction, révisée, que MTL propose aujourd'hui aux lecteurs qui oseront cliquer avant le 20 juillet.
Sans spoiler je peux te dire, lecteur, que McDowell nous livre ici un secret des mieux gardés. A travers les faits et gestes de monsieur Farley, une sorte de voyageur de commerce arpentant les Etats-Unis, l'auteur nous révèle comment peuvent vivre, survivre et agir les parasites violents qui infestent la face obscure des sociétés.
A la fois très violent et totalement matter-of-factness, Au déclin de Halley t'évoquera, lecteur, autant No Country for Old Men que L'homme-dé, sans oublier l'épisode Les Mobiles du crime dans la saison 3 de la série Alfred Hitchcock présente. Le tout est aussi glaçant que drôle, et aurait été tout aussi réussi sans la révélation finale qui, si elle explique et d'une certaine façon rassure, n'apporte pas grand chose d'utile. Ici c'est le voyage plus que la destination qui compte. C'est le voyage qu'il convient apprécier.

Au déclin de Halley, Michael McDowell

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