Women in Chains 2026 - Thomas Day

En 2012, je chroniquai positivement le recueil Women in Chains, de Thomas Day, qui venait de sortir chez ActuSF . Voilà qu’il revient aujourd’hui au Bélial, dans une édition revue et corrigée avec couv' et illustrations intérieures d'Anouck Faure. Exit la préface, bienvenue à un amuse-gueule (qui évoque sans le dire l’affaire French Bukkake ) et à une coda. Exit aussi la nouvelle Poings de suture . Arrivée de l’inédite El Fantasma et réécriture de Tu ne laisseras point vivre , retitrée Toute la vérité sur la sorcière de l’est . Brève revue. Eros-Center , La ville féminicide et Nous sommes les violeurs restent identiques à la version originale. Trois textes forts et percutants. Deux mots donc sur ce qui bouge. Un mot bref d’abord sur Toute la vérité sur la sorcière de l’est . Réécrite, cette histoire de femme affligée d’une malédiction qui lui fait voir la grande mort pendant la petite, est devenue plus efficace, plus cohérente que dans sa version précédente. Un mot plus lon...

Au déclin de Halley - Michael McDowell


Sache, lecteur, que Monsieur Toussaint Louverture, offre encore une nouvelle numérique de Michael 'Blackwater' McDowell. Qu'il en soit remercié dans cette vie et les suivantes !


Ecrite en 1987 et publiée dans différentes anthologies américaines, Au déclin de Halley est parue en France en 1989 dans une traduction de Patrick Marcel aux éditions Greco. C'est cette traduction, révisée, que MTL propose aujourd'hui aux lecteurs qui oseront cliquer avant le 20 juillet.
Sans spoiler je peux te dire, lecteur, que McDowell nous livre ici un secret des mieux gardés. A travers les faits et gestes de monsieur Farley, une sorte de voyageur de commerce arpentant les Etats-Unis, l'auteur nous révèle comment peuvent vivre, survivre et agir les parasites violents qui infestent la face obscure des sociétés.
A la fois très violent et totalement matter-of-factness, Au déclin de Halley t'évoquera, lecteur, autant No Country for Old Men que L'homme-dé, sans oublier l'épisode Les Mobiles du crime dans la saison 3 de la série Alfred Hitchcock présente. Le tout est aussi glaçant que drôle, et aurait été tout aussi réussi sans la révélation finale qui, si elle explique et d'une certaine façon rassure, n'apporte pas grand chose d'utile. Ici c'est le voyage plus que la destination qui compte. C'est le voyage qu'il convient apprécier.

Au déclin de Halley, Michael McDowell

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