La Seconde vie de Sander - Stepan Razorënov

Sander est mort. Et Sander « renaît », dans un au-delà qui est peut-être l’Enfer, ou pas. Un Diable y règne en tout cas, mais il ne contrôle qu’un palais, une salle de torture, et quelques troupes, chasseurs, gardes et tortionnaires. Le reste est un no man’s land dans lequel errent les bannis tels que lui, anciens humains que leur trépas puis leur renaissance ont revêtu de formes monstrueuses. Contrairement à certains égarés, Sander ne se suicide pas dès sa renaissance. Contrairement à tous, il ne se satisfait pas d’une existence stérile et oisive dans un monde vide où rien d’autre n’arrive que les attaques périodiques des chasseurs du Diable qui enlèvent les born-again et les emmènent vers un avenir de torture. Non. Sander est différent. Sander a une idée et un projet. Fédérer autour de lui les énergies et les compétences de tous les born-again pour bâtir une ville dans laquelle tous (les déjà présents comme les nouveaux arrivants) seront accueillis, tous vivront mieux, t...

Pissenlit - Elly Bangs in Bifrost 109

BLOG EN MODE DÉGRADÉ

ON REFERA MIEUX QUAND ON POURRA MIEUX.

CYA.


Dans le Bifrost 109, spécial Valério Evangelisti, on trouve les rubriques habituelles (après un édito qui ne semblera étrange qu'à ceux qui ne connaissent pas la force irrésistible de l'optimisme opératif d'Olivier Girard) : nouvelles, cahier critique, interview, biographie, analyses, bibliographie exhaustive, scientifiction et jurifiction sans oublier une itw de David 'Morris' Meulemans himself par Erwann Perchoc.


On y trouve la belle et triste nouvelle Pissenlit, d'Elly 'Unity' Bangs.

C'est un très beau texte mélancolique de hard-SF presque contemporaine qui, à travers les vies de trois femmes racontées par la dernière des trois s'adressant à la première, cloue une fois pour toute le bec au paradoxe de Fermi et le fait de la manière la plus tragique et crédible qu'un passionné de SF puisse concevoir.

Car même si un ersatz de solution satisfaisante est proposé ici par Bangs à son humanité, l'impasse eschatologique à laquelle elle confronte les humains est du genre que certains règlent d'une balle dans leur propre crane.

Pissenlit est traduite par Gilles Goullet (avec deux l) et peut être lue en VO, pour les pressés, sur le site de Clarkesworld. Et Elly Bangs est décidément une personne à suivre.


Cya soon pour la suite des nouvelles.

Commentaires

Le Maki a dit…
J'ai pris une sacrée claque !
Tristement magnifique. Réellement sublime !