Palaces of the Crow - Ray Nayler

Lituanie. 1941. L’opération Barbarossa . Toi et moi, lecteur, savons ce qui arrive. Les protagonistes du roman, assurément pas. Ces protagonistes dont je parle sont quatre jeunes personnes, entre l’enfance et l’adolescence, que le vent de la guerre emportera, transformera, cassera jusqu’à ce que ne restent que les vestiges de ce qu’ils furent ou auraient pu être. Qui sont-ils quand le roman commence ? D’abord (pas d’inquiétude, je ne spoile rien qui ne soit lisible dès l’abord du roman) Neriya, une brillante jeune fille juive de quatorze ans, qui perd sa famille quand le shtetl dans lequel ils passaient l’été est attaqué. Seule, elle fuit. Czeslaw, un très jeune soldat de l’Armée Rouge, d’origine polonaise (il a menti sur son âge pour pouvoir s’engager et soulager ainsi sa mère seule) . Czeslaw a perdu son unité et ses camarades. Déserteur, seul, il fuit. Kezia, une jeune Rom dont la famille est tuée sans motif aucun. Seule, elle fuit. Et Le Garçon, qui ne parle pas ou plus, que Kezia...

Pissenlit - Elly Bangs in Bifrost 109

BLOG EN MODE DÉGRADÉ

ON REFERA MIEUX QUAND ON POURRA MIEUX.

CYA.


Dans le Bifrost 109, spécial Valério Evangelisti, on trouve les rubriques habituelles (après un édito qui ne semblera étrange qu'à ceux qui ne connaissent pas la force irrésistible de l'optimisme opératif d'Olivier Girard) : nouvelles, cahier critique, interview, biographie, analyses, bibliographie exhaustive, scientifiction et jurifiction sans oublier une itw de David 'Morris' Meulemans himself par Erwann Perchoc.


On y trouve la belle et triste nouvelle Pissenlit, d'Elly 'Unity' Bangs.

C'est un très beau texte mélancolique de hard-SF presque contemporaine qui, à travers les vies de trois femmes racontées par la dernière des trois s'adressant à la première, cloue une fois pour toute le bec au paradoxe de Fermi et le fait de la manière la plus tragique et crédible qu'un passionné de SF puisse concevoir.

Car même si un ersatz de solution satisfaisante est proposé ici par Bangs à son humanité, l'impasse eschatologique à laquelle elle confronte les humains est du genre que certains règlent d'une balle dans leur propre crane.

Pissenlit est traduite par Gilles Goullet (avec deux l) et peut être lue en VO, pour les pressés, sur le site de Clarkesworld. Et Elly Bangs est décidément une personne à suivre.


Cya soon pour la suite des nouvelles.

Commentaires

Le Maki a dit…
J'ai pris une sacrée claque !
Tristement magnifique. Réellement sublime !