Tuez-les tous ! Christopher Bouix

Placeholder en attendant la couverture véritable Brignac-sur-mer, le 16 décembre. C’est l’hiver, il fait froid, la neige est là. La petite ville balnéaire se prépare aux festivités de Noël, avec sapins et guirlandes. Seul petit malheur, le très jeune Tom est un peu malade. Il va rester au chaud à la maison aujourd’hui. Maman va lui préparer son petit-déjeuner. Quoique... Imaginez un conte de Noël, un film de Noël, l’épisode de Noël d’une série télé ! Une histoire avec de l’amour et des bons sentiments, qui se finit bien dans la félicité retrouvée. Et bien vous n’y êtes pas. Car à Brignac-sur Mer, à partir de ce funeste 16 décembre, les enfants assassinent les adultes. Pourquoi ? Il faudra le découvrir. Et que faire ? Il faudra l’imaginer. Tuez-les tous ! est le dernier roman de Christopher ‘Alfie’ Bouix. Il s’y attaque à un sacré défi. Noël, c’est sacré, et les enfants, innocents et purs, sont gentils. Sauf dans Tuez-les tous ! Dans une veine slasher explicite, de scénette gore en sc...

Cicci di Scandicci - Valerio Evangelisti dans Bifrost 109

BLOG EN MODE DÉGRADÉ

ON REFERA MIEUX QUAND ON POURRA MIEUX.

CYA.


Dans le Bifrost 109, spécial Valério Evangelisti, on trouve les rubriques habituelles (après un édito qui ne semblera étrange qu'à ceux qui ne connaissent pas la force irrésistible de l'optimisme opératif d'Olivier Girard) : nouvelles, cahier critique, interview, biographie, analyses, bibliographie exhaustive, scientifiction et jurifiction sans oublier une itw de David 'Morris' Meulemans himself par Erwann Perchoc.


On y trouve Cicci di Scandicci, une courte nouvelle coup de poing du maestro Evangelisti.

En seulement cinq pages petit format qui forment une masterclass dont beaucoup devraient s'inspirer, Evangelisti livre son interprétation de la dérive meurtrière de Cicci di Scandicci, le monstre de Florence.

Se plaçant dans la tête du monstre, l'auteur en restitue les perceptions délirantes et agonistiques, dépeint à l'aide de guère plus que quelques mots l'univers mental et géographique clos dans lequel le monstre (sé)vit, montre justement en quoi la dérive du tueur est l'acmé incontrôlé d'une conformation mentale socialement acceptée.

On est ici au coeur de l'abjection rurale, quelque part entre certaines pages du C'est ainsi que les hommes vivent de Pélot et d'autres de l'Univers clos de Ecken, en un lieu où l'isolement et la complaisance de proximité permettent que des ilots de sauvagerie survivent au coeur de la civilisation.

C'est fort, c'est dur, c'est époustouflant - de l'ancien français signifiant Perdre haleine -, c'est de la littérature et de la très bonne. Car la littérature c'est ça, raconter avec grâce l'humain dans ce qu'il a de toujours potentiellement extraordinaire, refaire encore et toujours le coup de La charogne.

Cya soon pour la suite des nouvelles.

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