Bifrost 121 : entre dossier Walton et nouvelle de Nayler

Dans le Bifrost numéro 121, on trouve un copieux dossier Jo Walton ( dont je rappelle qu'elle a eu le Prix Planète-SF en 2017 pour Mes Vrais Enfants )  sous une couverture de Florence Magnin. Le numéro s’ouvre sur l’édito du boss qui rappelle à tous quel est l’âge canonique (trente ans) du Bélial et, de facto, de la revue Bifrost. Un édito en forme de bilan (d’étape) et de mise en lumière des (pas si subtils) changements qui ont affecté le monde de l’édition entre alors et maintenant. Suivent quatre nouvelles puis toutes les rubriques habituelles, critiques des nouveautés, scientifiction, and so on. On y trouve même les lauréats du Prix des lecteurs Bifrost 2025 : en catégorie francophone Résonances , de Mina Jacobson, et en traduction Joe 33 % , de Suzanne Palmer. Bravo à eux deux et au traducteur Pierre-Paul Durastanti qui s’est chargé du Palmer. Quatre nouvelles donc. D’abord, Contraction d’Iris de Peter Watts, un texte très wattsien qui met en scène, dans un futur p...

The Magic Order 2 - Millar - Immonen


Il y a trois ans j'avais été très agréablement surpris par le Magic Order de Millar, Coipel, Stewart, concocté par Netflix – qui doit toujours en faire une adaptation en série.


Alors que l'album était un one-shot au récit bouclé, voici qu'arrive une suite qui en remet en scène les protagonistes, à savoir les membres de la famille Moonstone, confrontés cette fois à une vengeance venue de mille ans dans le passé sous la forme d'un gang de mages revanchards décidés à repeupler la Terre des créatures néfastes qui la parcouraient avant que les Moonstone n'y mettent bon ordre.

Hélas, dans cet album dessiné par Immonen, sans être mauvais tout est inférieur. Le scénario est moins tortueux, les dessins moins clairs, et le coup de l'insider caché qui fonctionnait à merveille dans le 1 fait inévitablement éculé ici. Même le personnage du cousin junky torturé ne parvient pas à attirer sympathie ou colère, faute d'un traitement suffisamment développé ou ambigu.

Au final on a quelque chose qui ressemble à une histoire de super-héros (dans lequel les Moonstone pourraient être les Avengers ou les X-Men) confrontés à un groupe de super-vilains ; toute la magie et la subtilité du premier volume ont disparu de celui-ci, comme par enchantement ;)


Dommage. Pour moi ça s'arrête là alors qu'un tome 3 est annoncé (ce qui est bien avec les histoires de famille c'est qu'on peut les dérouler sur des dizaines d'épisodes).


The Magic Order 2, Millar, Immonen

Commentaires