La Chanson du zombie - Harlan Ellison - Retour de Bifrost 117

Comme Hitler peignait des roses , La Chanson du zombie fait partie de la série de quatre recueils d'Ellison publiée à la fin des années 70 par Les Humanoïdes Associés. Avec une différence importante ici : dans ce recueil-ci ce sont grosso modo quatorze collaborations qui sont rassemblées, quatorze textes parmi les nombreux qu'Ellison écrivit à quatre mains avec un (plus ou moins) grand nom de l'Imaginaire de son temps. Comme il est de coutume chez Ellison, après une introduction générale chacun des textes est précédé d'une introduction particulière parfois assez longue qui décrit ses conditions de réalisation, autrement dit : comment deux auteurs se connurent et devinrent amis ou pas, comment ils décidèrent d'écrire ensemble, comment ils le firent, quelles difficultés ils rencontrèrent, quel délai sépara l'idée de la réalisation, selon quelle alternance (ici Ellison est précis à la phrase près) les passages furent-ils rédigés et par qui. Ces prolégomènes sont...

The Magic Order - Millar - Coipel - Stewart


Millar, Coipel, et Stewart s'associent à Netflix pour créer une mini série très agréable à lire : "The Magic Order".

Ici et maintenant. Le monde est protégé, dans l'ombre, par une famille étendue de magiciens, les Moonstone. Vivant dans un château inaccessible, ils y veillent depuis des décennies sur un terrifiant livre de sorts : l'Orichalcum (pour le contrôle duquel deux guerres mondiales furent menées). Ils luttent aussi, si nécessaire, contre des mages malfaisants ou des menaces extra-dimensionnelles. Et voilà qu'ils sont assassinés, les uns après les autres, par un ennemi qui reste dans l'ombre d'un costume de non détection (les vieux joueurs de ADD se souviendront de la terrible Amulet of Non-Detection), et s'est mis au service d'un membre de la famille exclus depuis des années et profondément revanchard .

Dès les premières pages, le ton est donné. "The Magic Order" est violent, graphique, rapide. L'album est un rollercoaster qui entraîne le lecteur dans une aventure de plus en plus outrée par la forme et la violence des affrontements. C'est un no-brainer certes, mais c'est vraiment jouissif – comme un bon film d'action.

Si la famille antédiluvienne peut faire penser à celle de Sandman, c'est bien plus à un récit de règlement de compte entre familles mafieuses qu'on assiste. Chef de famille, lieutenants, capos, porte-flingues, comptables ou archivistes, se débattent au milieu d'une ligne de front dans laquelle aucun quartier n'est fait. Férir ou périr, c'est la seule alternative.

Servi par une dessin beau et spectaculaire, "The Magic Order" agrippe la main de son lecteur et le tire de plus en plus vite vers une conclusion en apothéose.
Les faits s’enchaînent sans solution de continuité.
Les révélations sont logiques.
Quelques personnages sont savoureux, en particulier l’incontrôlable Cordélia ou le surpuissant Oncle Edgar, sans oublier le dépressif Gabriel.
Les meurtres (qu'on peut trouver répétitifs dans leur nombre mais jamais dans leur réalisation) sont jouissifs par le plaisir que semble prendre leur perpétrateur à les rendre inventifs.
Et puis c'est de magie qu'il s'agit. Il y a donc, dans l'album, promesse, tour, prestige – double prestige même. J'aime vraiment.

A noter : l'album sera adapté en série TV par Netflix.

The Magic Order, Millar, Coipel, Stewart

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