L'Homme sans tête - Gene Wolfe

Dans le Bifrost 124 , il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, scientifiction (dans laquelle Roland Lehoucq décortique le film Projet Dernière Chance ) , etc. Il y a un édito d'Olivier Girard qui parle de confiance dans le monde du livre, confiance entre les petites mains, par-delà la valse des généraux, confiance qui permet de travailler et de continuer à le faire en dépit des vicissitudes capitalistiques. Chroniquant le Trois Oboles pour Charon de Frank Ferric, j’écrivais « L’absurdité du conflit des hommes est le seul spectacle que l’éternité lui offre » . Je m’y tiens. Dans le Bifrost 124 , il y a un volumineux dossier sur le très prolifique et insaisissable Antoine Volodine. L’homme a ses fans, je n’en suis pas, je n’ai donc pas grand-chose à en dire si ce n’est que le dossier semble vraiment très complet, comprenant notamment une longue interview réalisée par Hugues Robert. Il y a aussi dans le Bifrost 124 , une très courte nouvelle de Gene Wolfe. L’H...

The Magic Order - Millar - Coipel - Stewart


Millar, Coipel, et Stewart s'associent à Netflix pour créer une mini série très agréable à lire : "The Magic Order".

Ici et maintenant. Le monde est protégé, dans l'ombre, par une famille étendue de magiciens, les Moonstone. Vivant dans un château inaccessible, ils y veillent depuis des décennies sur un terrifiant livre de sorts : l'Orichalcum (pour le contrôle duquel deux guerres mondiales furent menées). Ils luttent aussi, si nécessaire, contre des mages malfaisants ou des menaces extra-dimensionnelles. Et voilà qu'ils sont assassinés, les uns après les autres, par un ennemi qui reste dans l'ombre d'un costume de non détection (les vieux joueurs de ADD se souviendront de la terrible Amulet of Non-Detection), et s'est mis au service d'un membre de la famille exclus depuis des années et profondément revanchard .

Dès les premières pages, le ton est donné. "The Magic Order" est violent, graphique, rapide. L'album est un rollercoaster qui entraîne le lecteur dans une aventure de plus en plus outrée par la forme et la violence des affrontements. C'est un no-brainer certes, mais c'est vraiment jouissif – comme un bon film d'action.

Si la famille antédiluvienne peut faire penser à celle de Sandman, c'est bien plus à un récit de règlement de compte entre familles mafieuses qu'on assiste. Chef de famille, lieutenants, capos, porte-flingues, comptables ou archivistes, se débattent au milieu d'une ligne de front dans laquelle aucun quartier n'est fait. Férir ou périr, c'est la seule alternative.

Servi par une dessin beau et spectaculaire, "The Magic Order" agrippe la main de son lecteur et le tire de plus en plus vite vers une conclusion en apothéose.
Les faits s’enchaînent sans solution de continuité.
Les révélations sont logiques.
Quelques personnages sont savoureux, en particulier l’incontrôlable Cordélia ou le surpuissant Oncle Edgar, sans oublier le dépressif Gabriel.
Les meurtres (qu'on peut trouver répétitifs dans leur nombre mais jamais dans leur réalisation) sont jouissifs par le plaisir que semble prendre leur perpétrateur à les rendre inventifs.
Et puis c'est de magie qu'il s'agit. Il y a donc, dans l'album, promesse, tour, prestige – double prestige même. J'aime vraiment.

A noter : l'album sera adapté en série TV par Netflix.

The Magic Order, Millar, Coipel, Stewart

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