Hyde Street t2 - Johns - Reis

Sortie du nouvel opus de la série Hyde Street , le comic EC-style de Johns et Reis publié chez Urban depuis quelques mois. Ce tome 2, intitulé Le Hachoir du passé , prolonge le récit entamé dans son prédécesseur , et permet de découvrir de nouveaux résidents de la démoniaque Hyde Street. Le lecteur a donc l’occasion d’approfondir sa connaissance du très dérangeant Pranky, mais aussi de rencontrer la voyante arnaqueuse Sœur Orité ou le chirurgien extrême Docteur Ego (avec ses deux assistantes) . Il fera surtout la connaissance du terrifiant Boucher de Hyde Street, que le Monstre mutique tenait enfermé depuis des décennies. Il en apprendra plus (plus encore s’il regarde attentivement les images) sur le mystérieux Compteur qui mène le jeu dans le purgatoire que constitue Hyde Street. Il croisera même une jeune Marilyn Monroe pleine de rêves et d’espérances. C’est toujours Mr X-Ray qui porte le récit, a fortiori ici quand sa fille – reniée et abandonnée dans une autre vie – tente d’entrer...

Le cauchemar d'Innsmouth 2 - Tanabe d'après Lovecraft


Un mot rapide (car tome 2) sur le volume final de l’adaptation du Cauchemar d’Innsmouth par Gou Tanabe.


Nous avions laissé le narrateur du récit en pleine visite de la ville portuaire décrépite d’Innsmouth, peu après qu’il ait été témoin de phénomènes plus qu’étranges, et alors que le mystérieux ivrogne Zadok Allen venait de lui faire des révélations plus qu’inquiétantes sur la ville et ses habitants.

Pour l’infortuné et curieux narrateur il était temps de quitter une ville aussi peu engageante que rassurante, et de le faire vite.

Mais, alors que les hideux autochtones semblent commencer à s’intéresser d’un peu trop près à leur visiteur d’un jour, le bus censé l’emmener hors d’Innsmouth et vers Arkham est victime d’une opportune « panne ». Il faudra donc passer une nuit au Gilman House en attendant que la « panne » soit réparée. Une nuit qui sera longue. Très longue.


Vite et sans spoiler, on peut dire que ce tome 2 est au moins aussi réussi que son prédécesseur. Car il fait peur. Sans mouvement de caméra, sans effet sonore, Tanabe (bien aidé par le texte paranoïaque d’HPL) parvient à vraiment faire peur. C’est pour la narrateur qu’on a peur, pour sa raison et pour sa vie, lors de la très longue nuit qu’il passe dans une ville maudite, proche, bien trop proche, de l’inquiétant Récif du Diable.

Servi par des images superbes (l’antique bus d’Innsmouth, les toits d’Innsmouth au crépuscule, une porte grand fermée dont on espère qu’elle ne s’ouvrira pas, la ville dans sa décrépitude nocturne, les créatures - parfois en très grand nombre - qui investissent les lieux), l’album se lit d’une traite effarée. C’est d’autant plus talentueux que, si on a lu la nouvelle, on sait comment tout cela va évoluer puis finir, et que pourtant cette nouvelle narration de la même histoire agrippe le lecteur comme s’il l’entendait pour la première fois.


Indispensable.


Le cauchemar d’Innsmouth, tome 2, Gou Tanabe d’après Lovecraft

Commentaires

celindanae a dit…
C'est à nouveau réussi pour Gou Tanabe. Je connais la nouvelle d'origine par cœur et pourtant la voir ainsi mise en image m'a vraiment fait peur. Les hybrides sont tellement réussis, ils fichent une trouille, j'avais du mal à les regarder pendant la lecture.
Gromovar a dit…
C'est ça qui est fout, pas vrai ?
On a peur tout le long de cette traque.