Exquisite Corpses t3 - Tynion - Walsh - Bellaire

Suite et fin de la série Exquisite Corpses (avant une saison 2 déjà annoncée) . La fin du jeu approche. Les morts se multiplient, tant parmi les civils piégés d'Oak Valley que parmi les tueurs en compétition. Ils ne sont plus que cinq au début du TPB et, tu le sais, lecteur, il ne peut en rester qu'un. Tu te prépares donc à une conclusion attendu dans laquelle se vérifiera le caractère inhumain du jeu et de ses organisateurs (l'élimination du garde-chasse est significative) . Mais Tynion, aussi brillant que d'habitude, nous réserve deux nouveaux rebondissements (si ce n'est plus, tout dépend comment on compte) , après celui qui concluait déjà le volume précédent et surprenait par l'identité du concurrent éliminé. C'est donc à un roller-coaster épique, tant émotionnel que polémologique, que l'auteur et ses dessinateurs (!) convient ses lecteurs pour un final en feu d'artifice. Viens, lecteur ! Ne rate pas ce grand spectacle. Exquisite Corpses TPB3, Ty...

Le cauchemar d'Innsmouth 2 - Tanabe d'après Lovecraft


Un mot rapide (car tome 2) sur le volume final de l’adaptation du Cauchemar d’Innsmouth par Gou Tanabe.


Nous avions laissé le narrateur du récit en pleine visite de la ville portuaire décrépite d’Innsmouth, peu après qu’il ait été témoin de phénomènes plus qu’étranges, et alors que le mystérieux ivrogne Zadok Allen venait de lui faire des révélations plus qu’inquiétantes sur la ville et ses habitants.

Pour l’infortuné et curieux narrateur il était temps de quitter une ville aussi peu engageante que rassurante, et de le faire vite.

Mais, alors que les hideux autochtones semblent commencer à s’intéresser d’un peu trop près à leur visiteur d’un jour, le bus censé l’emmener hors d’Innsmouth et vers Arkham est victime d’une opportune « panne ». Il faudra donc passer une nuit au Gilman House en attendant que la « panne » soit réparée. Une nuit qui sera longue. Très longue.


Vite et sans spoiler, on peut dire que ce tome 2 est au moins aussi réussi que son prédécesseur. Car il fait peur. Sans mouvement de caméra, sans effet sonore, Tanabe (bien aidé par le texte paranoïaque d’HPL) parvient à vraiment faire peur. C’est pour la narrateur qu’on a peur, pour sa raison et pour sa vie, lors de la très longue nuit qu’il passe dans une ville maudite, proche, bien trop proche, de l’inquiétant Récif du Diable.

Servi par des images superbes (l’antique bus d’Innsmouth, les toits d’Innsmouth au crépuscule, une porte grand fermée dont on espère qu’elle ne s’ouvrira pas, la ville dans sa décrépitude nocturne, les créatures - parfois en très grand nombre - qui investissent les lieux), l’album se lit d’une traite effarée. C’est d’autant plus talentueux que, si on a lu la nouvelle, on sait comment tout cela va évoluer puis finir, et que pourtant cette nouvelle narration de la même histoire agrippe le lecteur comme s’il l’entendait pour la première fois.


Indispensable.


Le cauchemar d’Innsmouth, tome 2, Gou Tanabe d’après Lovecraft

Commentaires

celindanae a dit…
C'est à nouveau réussi pour Gou Tanabe. Je connais la nouvelle d'origine par cœur et pourtant la voir ainsi mise en image m'a vraiment fait peur. Les hybrides sont tellement réussis, ils fichent une trouille, j'avais du mal à les regarder pendant la lecture.
Gromovar a dit…
C'est ça qui est fout, pas vrai ?
On a peur tout le long de cette traque.