Fistful of Antimatter - Rich Larson

Fistful of Antimatter , de Rich Larson, une référence sans doute au A Fistful of Dollars de Sergio Leone pour ce western spatial situé sur la planète Qopa. Fistful of Antimatter est lisible dans Clarkesworld 240 . Entre nouvelle longue et courte novella, Larson emmène son lecteur sur une planète coloniale peuplée d’humains aussi inégaux que ceux de la planète Terre. Dans les pas de Nuja, bandite, voleuse, mère de sept enfants (dont trois ont grandis dans un exowomb) qui constituent sa bande, Larson nous entraîne dans le désert désolé d’une planète qui ressemble furieusement au Far West, pour des aventures hautes en couleurs. Au menu : « attaque de diligences », gardes armés à déjouer, ville prospère vers laquelle convergent de vulnérables moyens de transport omnibus qui passent d’outpost en outpost, banque remplie comme une caverne d’Ali Baba devenant, de fait, la cible de tous les malandrins des environs. Ajoutons-y un Homme Décapité au corps de polycartilage, pourvu d’une boul...

Période glaciaire - Nicolas de Crécy


Resortie chez Futoropolis de "Période glaciaire", un album de BD de cette collection Louvres, qui se donne pour objectif de faire connaitre le musée en images. Resortie pour fêter les 15 ans de la collection.
Habituellement je ne suis pas fan de ce genre d'art institutionnel mais ici le prétexte était post-apo et (xéno)archéologie. Alors...

Paris, dans 1000 ans ou plus.
Une expédition archéologique parcourt, à la recherche de vestiges archéologiques, les espaces glacés de ce qui fut Paris et dont le nom est oublié depuis longtemps.
Les humains sont accompagnés de chiens/porcs OGM affublés de noms de super-héros (qu'en ce temps on prend pour d'antiques divinités), notamment Hulk dont l'admirable civilité et le langage châtié peinent à dissimuler les sentiments qui animent son petit cœur battant.

Transportant avec eux la cryptique bannière dans laquelle un O est imbriqué dans un M et qui les enjoint à aller Droit au but, les aventuriers vont tomber sur un bout de Rungis puis, après nouvelle marche, sur le Musée de Louvres. Dans les deux cas, ils interpréteront ce qu'ils découvrent, graffitis ou tableaux de maître, à l'aune de leur culture propre, accumulant contresens et déductions erronées.
Dans le même temps, Hulk, détaché du groupe et passé par l'enceinte de Philippe Auguste, sympathise avec les objets du musée, momies, chenets antiques, ou taureaux ailés, jusqu'à aider à leur libération.

Le dessin, fruste comme de l'art pariétal lorsqu'il s'agit de l'expédition, se fait précis quand les œuvres sont montrées. Le contraste nous amène à nous interroger sur nos propres interprétations des Lascaux ou Chauvet.
Le scénario, imparfait, n'est qu'un prétexte à évoquer les œuvres. Drôle quand les chiens/porcs interviennent, intéressant quand il questionne nos vérités archéologiques comme le faisait Donald Kingsbury dans Psychohistoire en péril ou, encore mieux, Ken Liu dans Le Fardeau, moyen le reste du temps.

L'album vaut-il les 20€ qu'il coute ?
Pour l'histoire, sans doute pas. Mais c'est un bel objet, grand format sur papier épais. Et il présente de façon originale 92 œuvres du musée. Alors, on peut bien se faire un petit plaisir un peu inutile.

Période glaciaire, Nicolas de Crécy

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