Sandman Nightmare Country 1 - Tynion IV - Estherren

BLOG EN MODE DÉGRADÉ ON REFERA MIEUX QUAND ON POURRA MIEUX. JUSQUE LÀ, LECTEUR, POUR ENCORE QUELQUES MOMENTS, IL TE FAUDRA ACCEPTER DE ME FAIRE CONFIANCE SUR JUSTE DEUX OU TROIS LIGNES. Sortie chez Urban du tome 1 du cycle Sandman Nightmare Country , traduit par l'incontournable Patrick Marcel. L'infâme Corinthien y est de retour dans le monde, à la recherche d'un autre cauchemar mortel, celui-ci non créé par Dream. Aidé de deux monstres sadiques à mi-chemin entre des Cénobites de Hellraiser et le couple Travolta/Jackson de Pulp Fiction , le mystérieux nouveau cauchemar, à l'origine inconnue, assassine tous ceux qui peuvent le repérer ; il traque ici notamment une jeune artiste qui a le malheur de le voir quand les autres ne le peuvent pas, et dont l'entourage est la tragique victime collatérale de ce don. Comme dans le brillant The Nice House on the Lake (qui sort d'ailleurs en VF chez Urban et que je conseille très vivement) , J. Tynion IV plonge le lecteur

Période glaciaire - Nicolas de Crécy


Resortie chez Futoropolis de "Période glaciaire", un album de BD de cette collection Louvres, qui se donne pour objectif de faire connaitre le musée en images. Resortie pour fêter les 15 ans de la collection.
Habituellement je ne suis pas fan de ce genre d'art institutionnel mais ici le prétexte était post-apo et (xéno)archéologie. Alors...

Paris, dans 1000 ans ou plus.
Une expédition archéologique parcourt, à la recherche de vestiges archéologiques, les espaces glacés de ce qui fut Paris et dont le nom est oublié depuis longtemps.
Les humains sont accompagnés de chiens/porcs OGM affublés de noms de super-héros (qu'en ce temps on prend pour d'antiques divinités), notamment Hulk dont l'admirable civilité et le langage châtié peinent à dissimuler les sentiments qui animent son petit cœur battant.

Transportant avec eux la cryptique bannière dans laquelle un O est imbriqué dans un M et qui les enjoint à aller Droit au but, les aventuriers vont tomber sur un bout de Rungis puis, après nouvelle marche, sur le Musée de Louvres. Dans les deux cas, ils interpréteront ce qu'ils découvrent, graffitis ou tableaux de maître, à l'aune de leur culture propre, accumulant contresens et déductions erronées.
Dans le même temps, Hulk, détaché du groupe et passé par l'enceinte de Philippe Auguste, sympathise avec les objets du musée, momies, chenets antiques, ou taureaux ailés, jusqu'à aider à leur libération.

Le dessin, fruste comme de l'art pariétal lorsqu'il s'agit de l'expédition, se fait précis quand les œuvres sont montrées. Le contraste nous amène à nous interroger sur nos propres interprétations des Lascaux ou Chauvet.
Le scénario, imparfait, n'est qu'un prétexte à évoquer les œuvres. Drôle quand les chiens/porcs interviennent, intéressant quand il questionne nos vérités archéologiques comme le faisait Donald Kingsbury dans Psychohistoire en péril ou, encore mieux, Ken Liu dans Le Fardeau, moyen le reste du temps.

L'album vaut-il les 20€ qu'il coute ?
Pour l'histoire, sans doute pas. Mais c'est un bel objet, grand format sur papier épais. Et il présente de façon originale 92 œuvres du musée. Alors, on peut bien se faire un petit plaisir un peu inutile.

Période glaciaire, Nicolas de Crécy

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