Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

The Giving Plague - David Brin


"The Giving Plague" est une nouvelle de David Brin classée deuxième aux Hugo 1989 catégorie Short Stories, lisible ici.

Forry est un virologiste. C'est un chercheur brillant sans excès, à fortiori si on le compare à son collègue et némésis Les Adgeson. Si les deux hommes travaillent ensemble, leurs visions de leur travail sont radicalement différentes ; et ne parlons de leur appréhension du sens de la vie...
Si Les est ouvert et généreux, Forry, le narrateur, est un ambitieux obnubilé par le Nobel, capable même de bassesse quand il s'agit de faire avancer ses intérêts. Alors, quand se répand un virus transmissible par le sang uniquement qui pousse ses porteurs à l'altruisme, sa plus grande peur est d'en être atteint. Et quand un autre virus, mortel et aéroporté celui-ci, plonge le monde dans une pandémie dramatique, Forry se met à porter une fausse carte indiquant qu'il est Scientiste Chrétien et refuse donc ces transfusions sanguines qui augmentent un peu les chances de survie des malades. Forry affirme le faire au nom de son libre arbitre, le lecteur peut penser que c'est par amour forcené de son propre égoïsme.

Développant des considérations sur le caractère possiblement symbiotique des virus, l'intégration d'ADN viral au bagage génétique humain, et les arbitrages évolutionnaires entre transmissibilité et létalité, la nouvelle n'est malgré tout pas vraiment palpitante.
"The Giving Plague" raconte néanmoins une histoire qui résonne étrangement en ce moment. Entre le virus ALAS, le TARP, la ravageuse maladie à prion CAPUC (Catastrophic Autoimmune PUlmonary Collapse, soit Effondrement pulmonaire auto-immune catastrophique, tiens donc...), les rassemblements publics – jusqu'aux funérailles – découragés, il est bien évident que le texte de Brin, ici et maintenant, ne peut que nous parler. Mais a-t-il quelque chose à nous dire ?

The Giving Plague, David Brin

Commentaires

nivose a dit…
La nouvelle a été traduite en français dans le recueil de nouvelles les sphères de cristal (2003) : l'épidémie de générosité. Mais pas sur qu'il soit facile à trouver.

Je n'en avais qu'un vague souvenir positif mais sans rien de très conscients. La critique a fait remonter des détails à la surface. Merci pour ce rappel.
Gromovar a dit…
Intéressant à relire dans ce contexte.
Vert a dit…
Intéressant. Faudrait que j'arrive à chopper son recueil de nouvelles en occasion.
Gromovar a dit…
En bouquiniste sans doute.