Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Shi tome 4 Vengeance - Zidrou - Homs


Capturés par l’infâme Lord Kurb, Jennifer, Kita, et leur sensei, ne doivent leur survie et leur liberté qu'à l'intervention opportune des démons dont ils sont les porteurs et gardiens.
Recherchés, mis à prix, ils doivent alors s'allier au sympathique autant qu’émouvant Dead End's Gang, le groupe d'enfants des rues qui les avait déjà aidés.
Leur objectif, « Renverser l'empire ». Leur premier pas : ruines la tentative victorienne de reconquête des Amériques.

Courage, habileté, ruse, seront grandement nécessaires, mais il faudra y ajouter le talent d'utiliser ses larmes pour nourrir le démon, et de puiser pour cela dans une souffrance nourrie d'iniquités et de deuils. Les deux jeunes femmes en ont à revendre ; le racisme, les inégalités, et les conventions de l'époque – les pires abjections se passent derrière les élégantes façades de la bourgeoisie londonienne –  ne laissaient guère de place à la moindre bienveillance.

Et c'est en s'attaquant à la reine Victoria elle-même – et à ses projets de reconquête – que les deux femmes et leur sensei entament, à l'occasion d'un attentat percutant, une marche qui doit les mener à l'assouvissement de leur vengeance.

Ce tome 4 de la série Shi, intitulé "Victoire" (car c'est d'une première Victoire – sur Victoria – qu'il s'agit) est aussi joliment dessiné que ses prédécesseurs. Il contient, comme eux, sa part d'aventures trépidantes, de descriptions dickensiennes de la société victorienne, de mystères mystiques, de torts à redresser, d'innocentes victimes, et de salopards à haïr. Il contient donc – malgré un petit coup de mou, dû sans doute à la levée maintenant réalisée des zones d'ombre – ce qui constituaient les points forts des tomes précédents. Et c'est, nous dit-on, la fin du cycle 1.

Là, je suis moins laudatif.
En effet, si une sorte de fin est proposée par le volume, rien n'est véritablement réglé sur le plan des événements ni résolu en terme d'informations. Quid du destin de Jennifer ? Quid des liens avec le présent (disparu de ce tome) ? Quid de cette fille/descendante à qui l'histoire est racontée en off ? Mystère.

Il faudra donc poursuivre avec le second cycle si on veut savoir – ou arrêter sur cette demi-conclusion qui ne conclut ne définitive pas grand chose.

Shi t4, Victoire, Zidrou, Homs

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