Harleen - Stjepan Sejic

Harley Quinn est un personnage fort et haut en couleurs de la galaxie Batman. Exubérante, violente, clairement foldingue, Harley Quinn est la « petite amie » du Joker, l’adversaire le plus dérangé de l’homme chauve-souris. Harleen , de Stjepan Sejic, est l’ Origin Story de cette héroïne aux costumes spectaculaires et à la personnalité fracturée. Fracturée, Harley l’est à l’évidence ; ses actes et ses mots le démontrent sans cesse. Capable parfois d’empathie ou de lucidité, elle paraît, la plupart du temps, habitée par une grande impulsivité qui se manifeste habituellement par des accès de violence, notamment en défense de celui qu’elle appelle « poussin   ou « canard ». Ce qui amène à une question d’importance à laquelle tente de répondre Stjepan Sejic : comment devient-on Harley Quinn ? Avant Harley, il n’y a qu’Harleen Quinzel, une psychologue affectée à sa demande à la prison-asile d’Arkham, à Gotham. Convaincue que la disparition de l’empathie qu...

Shi tome 4 Vengeance - Zidrou - Homs


Capturés par l’infâme Lord Kurb, Jennifer, Kita, et leur sensei, ne doivent leur survie et leur liberté qu'à l'intervention opportune des démons dont ils sont les porteurs et gardiens.
Recherchés, mis à prix, ils doivent alors s'allier au sympathique autant qu’émouvant Dead End's Gang, le groupe d'enfants des rues qui les avait déjà aidés.
Leur objectif, « Renverser l'empire ». Leur premier pas : ruines la tentative victorienne de reconquête des Amériques.

Courage, habileté, ruse, seront grandement nécessaires, mais il faudra y ajouter le talent d'utiliser ses larmes pour nourrir le démon, et de puiser pour cela dans une souffrance nourrie d'iniquités et de deuils. Les deux jeunes femmes en ont à revendre ; le racisme, les inégalités, et les conventions de l'époque – les pires abjections se passent derrière les élégantes façades de la bourgeoisie londonienne –  ne laissaient guère de place à la moindre bienveillance.

Et c'est en s'attaquant à la reine Victoria elle-même – et à ses projets de reconquête – que les deux femmes et leur sensei entament, à l'occasion d'un attentat percutant, une marche qui doit les mener à l'assouvissement de leur vengeance.

Ce tome 4 de la série Shi, intitulé "Victoire(car c'est d'une première Victoire – sur Victoria – qu'il s'agit) est aussi joliment dessiné que ses prédécesseurs. Il contient, comme eux, sa part d'aventures trépidantes, de descriptions dickensiennes de la société victorienne, de mystères mystiques, de torts à redresser, d'innocentes victimes, et de salopards à haïr. Il contient donc – malgré un petit coup de mou, dû sans doute à la levée maintenant réalisée des zones d'ombre – ce qui constituaient les points forts des tomes précédents. Et c'est, nous dit-on, la fin du cycle 1.

Là, je suis moins laudatif.
En effet, si une sorte de fin est proposée par le volume, rien n'est véritablement réglé sur le plan des événements ni résolu en terme d'informations. Quid du destin de Jennifer ? Quid des liens avec le présent (disparu de ce tome) ? Quid de cette fille/descendante à qui l'histoire est racontée en off ? Mystère.

Il faudra donc poursuivre avec le second cycle si on veut savoir – ou arrêter sur cette demi-conclusion qui ne conclut ne définitive pas grand chose.

Shi t4, Victoire, Zidrou, Homs

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