The Tyranny of Faith - Richard Swan

The Tyranny of Faith est le tome 2 de la trilogie entamée par Richard Swan avec La Justice des rois (en VF) . Pour la présentation du contexte, on peut cliquer ici. Pour ce qui est de ce deuxième tome, on sait (ou pas) que j’aime peu chroniquer les tomes n, d’autant que je ne résume jamais beaucoup l’histoire (ce n’est pas le point de ce blog, ça ne devrait être celui d’aucun chroniqueur de livre) . Que dire alors ? The Tyranny of Faith a les qualités de son prédécesseur. L’intrigue, qui était complexe, le devient encore plus, et l’ampleur du complot visant à renverser l’Empire se révèle peu à peu dans ses impressionnantes dimensions. Si l’histoire se développe, les personnages le font aussi, notamment la narratrice, Helena, dont les affres et tourments intérieurs sont largement exposés. La jeune femme grandit, devient adulte d’une certaine manière, en étant peu à peu forcée d’admettre que le monde et ceux qui l’entourent ne sont pas tout d’un bloc. Helena découvre dans la douleur ...

Les Mentors - Zidrou - Porcel


Barcelone, 1998. Le jeune Ana est en salle d’accouchement. Le bébé est presque là. What could go wrong ?
C’est alors qu’un commando armé et masqué fait irruption, massacre tout le monde, et s’enfuit avec le bébé – préalablement extrait de sa mère, et non sans l’avoir remerciée.

20 ans plus tard. Joye est une escort girl dont on ne peut pas dire qu'elle a froid aux yeux. Fuyant un proxénète violent qui veut lui faire payer sa défection, elle va d’arnaque en arnaque en direction d’un point de fuite dont elle espère qu’elle pourra s’y mettre définitivement à l’abri.

Sur sa route elle croise Ana. La femme cherche son bébé depuis vingt ans, sous les moqueries feutrées de ses voisins qui la prennent pour une vieille folle. Un commando armé et masqué ? Un bébé volé ? « Offert » même, si on en croit le récit d’Ana ? Qui pourrait croire une histoire pareille ?
Reste qu’Ana, qui à l’air un peu givré de Mulder attendant sa sœur, est une personne bonne qui offre gite et couvert à Joye.

De là, les deux histoires s’entremêlent, car le « propriétaire » de Joye approche, et qu’il semble bien que les hommes qui attaquèrent vingt ans auparavant reviennent aussi dans le jeu.

J’ai déjà dit ailleurs que je trouvais difficile d’instaurer une vraie tension dans un album de BD, le caractère statique et silencieux du médium ne facilitant pas les jumpscares. Il faut donc un art de l’invention scénaristique, de la découpe, de la caractérisation, de la progression, qui n’est pas donné à tous les auteurs. Zidrou fait montre, une fois encore, de ce genre de talent dans ce premier tome de la série Les Mentors, intitulé "Ana".
Les premières pages sont bluffantes, les dernières aussi. Entre les deux, l’avancée logique et rythmée du récit entraine le lecteur, hameçonné par le début et comme tiré par un fil dont il ne peut se libérer, de l’alpha à l’oméga de l'histoire. C’est fort, c’est haletant. Du beau travail.

Comme dans Shi ou dans l’excellent Folies Bergères, Zidrou intègre du fantastique, encore indistinct ici, à son récit, et il faudra attendre le tome 2 pour savoir ce qu’il en sera précisément.

On notera que les dessins de Porcel, très comics, font le job sans défaut, et que ses changements de couleur dominante ponctuent parfaitement le récit. On notera aussi qu'il retrouve ici son compère des Folies Bergères.

Les Mentors t1, Ana, Zidrou, Porcel

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