De boue et de bois - Olivier Caruso in Bifrost 122

Dans le Bifrost 122, il y a aussi  une nouvelle absolument stupéfiante d'Olivier Caruso. « La chercheuse, surprise, observe le spécimen dans la cave : il mange un porte-bouteille » . C'est sur cet incipit digne des premières phrases du Vieil homme et la guerre , de John Scalzi, que s'ouvre  De boue et de bois , un texte de 24 pages d'une richesse insigne. Epoque victorienne. Angleterre. La chercheuse vit seule avec une domestique dans sa grande maison de famille. Près d'elle, dissimulé, le « spécimen » . Il se nourrit de bois et dit bientôt ses premiers mots !!! Qu'est-il ? D'où vient-il ? Qui sont ces gens ? Quelle est l'histoire de cette femme et de cette famille ? Comment tout cela s'insère-t-il dans l'histoire britannique ? Et en quoi la transforme-t-il ? Ce sont quelques questions, il y en a d'autres dans cette riche nouvelle. On y croise, dans ce qui semblait être une histoire intime – et l'est assurément –, la théorie de l'évol...

The Monstrous Collection - Niles - Wrightson


"The Monstrous Collection" est un recueil de BD d'horreur scénarisé par Steve Niles et mis en image par l'énormissime Bernie Wrightson. On avait récemment apprécie (c'est peu dire) le travail du duo sur le magnifique Frankenstein, le monstre est vivant.

Dans le recueil, trois récits, indépendants mais liés par le fait que certains personnages se retrouvent d'une histoire à l'autre.

D'abord Dead, she said. Excellente histoire. Joe Coogan, détective privé, est tué lors d'une de ses enquêtes. Il en faut plus pour l'arrêter ; l'homme est toujours mobile, mort-vivant dirons-nous. Il se lance alors éperdument à la recherche de son assassin, un savant fou qui rêve de conquérir le monde.
Drôle, tendue, l'histoire vaut pas son personnage principal, enquêtant alors même que son corps est en pleine décomposition, se faisant embaumer pour moins puer et éviter la désintégration complète, et décrivant toute l'affaire pour le lecteur de ce ton désabusé qu'on associe aux détective de romans noirs.

The Ghoul met en scène une énorme goule travaillant pour la version surnaturelle du FBI. Ici, c'est de femme immortelle qu'il s'agit. Plus décousue, dilatoire presque, elle fait le boulot, sans donner beaucoup plus.

Doc Macabre, enfin, a pour héros un adolescent surdoué qui lutte grâce aux gadgets technologiques qu'il a inventé contre des esprits impliqués à leur corps défendant dans une arnaque immobilière. Mêmes qualités et même défauts que la précédente.

Alors, on dira que le dessin de Wrightson est vraiment beau, que la première histoire possède toutes les qualités d'humour noir qu'on trouvait avec plaisir dans les House of Mystery et autres House of Secrets, mais que les deux autres histoires sont finalement assez quelconques.
Une déception globale donc, nonobstant le premier tiers.

The Monstrous Collection, Niles, Wrightson

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