dimanche 27 janvier 2019

Mickey et l'océan perdu - Donald's Happiest Adventures


Allez, encore deux Mickeys de la collection Glénat/Disney. On peut trouver ça (à juste titre peut-être) régressif mais j’enjoins à feuilleter ces albums pour qu’on voit comme ils sont beaux et bien réalisés.


Commençons par "Donald’s Happiest Adventures".

Présenté par ses créateurs, Trondheim et Keramidas, comme la reproduction d’une série de comics retrouvés par hasard, "Donald’s Happiest Adventures" met en scène le neveu de Picsou, envoyé une fois encore en mission à l’autre bout du monde par son richissime et tyrannique oncle. C’est d’aller chercher le secret du bonheur (rien de moins) qu’il s’agit ici. Dans sa quête désespérée (où trouver un tel secret ?), Donald reçoit l’aide plus ou moins utile de ses proches. On y verra donc ses neveux, grand-mère Donald, Gus, cousin Gontran Bonheur (pas si heureux que ça), Donald Dingue, etc. Mickey et Pat Hibulaire font même des passages obligés. De lieu en lieu (y compris dans la Brutopie totalitaire) et de rencontre en rencontre, sur le secret du bonheur Donald reçoit autant de réponses qu’il a d’interlocuteurs.

Sympathique revue de personnages sans guère plus niveau scénario, l’album vaut par son style visuel. Pages jaunies et tachées (ce sont des « vieux comics retrouvés »), planches successives d’une page, dessin au style antique très vintage, et colorisation à trame noire visible (les seules parties pures étant les parties blanches).
Pour voir plus que pour lire.


"Mickey et l’océan perdu" est bien plus intéressant.

Mickey, Minnie, Dingo y survivent tant bien que mal dans un monde entre steampunk, et post-apo. Après des années de guerre, la paix est revenue mais le monde n’a pas pansé toutes ses blessures (on le voit clairement). Le trio y gagne péniblement sa vie en récupérant des artefacts technologiques sur des épaves, comme de vulgaires scavengers, ainsi que de la coralite, un matériau sous-marin très rare qui est la principale source d’énergie dont dépend le système technique de ce monde de survivants. Alors, quand un énorme gisement de coralite est découvert au fond de l’océan, il attire toute les convoitises, jusqu’au désastre écologique.
Il revient à Mickey et à ses amis de sauver la planète et l’espèce murine ; le péril cette fois est tel que même Pat Hibulaire, habituel voleur des trouvailles du trio, prendra sa part de l’effort et aidera honnêtement le trio de héros.

Dans cette histoire originale et bien barrée par moments, Filippi installe, sans doute à raison, ses personnages là où on les attend. Mickey fait preuve de son habituel courage, Minnie de sa grande sagacité, et Dingo de sa loyauté ; dans cette série, on rend hommage, on ne refait pas Watchmen.

Le dessin est superbe. Un bien beau gâteau sur lequel Cambioni pose régulièrement les cerises de planches immenses qui offrent au lecteur le spectacle de paysages grandioses, de vaisseaux et de villes clairement steampunk, sans oublier des personnages joliment dessinés. L’album (dessins et couleurs) est un plaisir pour les yeux auquel s’ajoute l’excitation de voir les petits héros plongés dans un univers qui parle à l’adulte qu’on est devenu.

Donald’s Happiest Adventures, Trondheim, Keramidas
Mickey et l’océan perdu, Filippi, Cambioni

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Kéramidas, pas kéramadis ;)

Gromovar a dit…

Mince, je corrige.

Baroona a dit…

C'est vraiment devenu Disneyland ici. =P
Le Mickey est terriblement tentant, je le lirai assurément un jour, surtout que j'avais bien aimé "Le Voyage extraordinaire" du même duo. ^^

Gromovar a dit…

Toi zossi, deviens tendanceur Disney.