On verra bien - Christophe Siébert

Après le lumineux Mickey et le Roi des pirates dans lequel tout finit par s'arranger, redescente sur Terre avec On verra bien de Christophe Siébert. Nouvelle déjà ancienne de Siébert, On verra bien  s'est appelée Tu es une pute avant d'être mertvecgorodisée. Elle est publiée aujourd'hui par la maisonette d'édition Ours . On verra bien commence mal, se poursuit mal, finit mal. C'est triste, crade, et malheureusement pas spécifique à Mertvecgorod. 20 pages d'abjection où se croisent dissociation, acceptation, et une modeste révolte ; mais reprochera-t-on à quelqu'un de n'aller pas plus loin que le maximum de ce qui lui est possible ? Cette petite histoire (format A6) qui rappelle qu'il vaut parfois mieux n'être la princesse de personne est publiée dans une version amoureusement cousue main par les amicaux tenanciers de la maison Ours. Un joli petit écrin pour une bien vilaine histoire, et une maisonette d'édition très sympathique qui p...

Petits Conan Doyle de voyage

Les vacances sont pleines de nombreux moments interstitiels. Attente du départ d'un moyen de transport, trajet plus ou moins long de celui-ci lorsqu'enfin il a daigné se mettre en mouvement, temps de réflexion du douanier autochtone qui se demande - backstage - si le bakchich est assez élevé, queue dans une file d'attente, espoir fou d'une prochaine prise de commande au restaurant - ces minutes de solitude durant lesquels on a l'impression d'avoir enfilé l'Anneau Unique -, tant d'autres encore d'autant plus nombreux qu'on s'éloigne de l'aire linguistique européenne. Sans compter, pour tous ceux qui ont participé à la surcharge humaine de la planète, ces récurrences d'attentes que ceci ou cela soit fait par de petites personnes qui savaient pourtant depuis des heures qu'elles comportaient une deadline impérative.

Qu'à cela ne tienne, grâce à Wikisource, plonger dans l’œuvre de Conan Doyle (romans et nouvelles) en accès et lecture libres, parfois même téléchargeables en epub ou mobi.


J'amorce la pompe avec "Le Train perdu", en raison de deux détails : d'abord un bout de Marseille dedans (même si c'est la prison - mais est-ce étonnant ?) et surtout car il y est question de manière allusive d'un célèbre logicien londonien "à qui ses spéculations avaient valu quelque notoriété".

 C'est sans prétention mais ça passe le temps, et c'est déjà énorme.

Commentaires

Lhisbei a dit…
Tu es vraiment fâché avec les vacances toi :)
Gromovar a dit…
Et je l'ai toujours été, même enfant ;)