Machine Vendetta - Alastair Reynolds

Tu connais mon blog, lecteur, tu sais qu’à chaque nouveau volume d’un même cycle mon envie de chroniquer décroît. Je vais donc traiter brièvement le tome conclusif de la saga Prefect Dreyfus Emergencies ; il s’intitule Machine Vendetta . Bref ne signifie pas insignifiant. Je vais donc t’apprendre, lecteur, que ce troisième ouvrage est à la hauteur des précédents, qu’il les surpasse même en ceci qu’il fait encore évoluer ses personnages tout en dénouant tous les fils de l’intrigue tissés depuis le début du cycle. Sans trop spoiler, sache que, au fil d’enquêtes sur une série de meurtres et d’attentats, on ira dans cet ouvrage jusqu’à la conclusion de la guerre d’usure entre IA surpuissantes entamée dans le tome 1 . Sache que l’ouvrage, comme son prédécesseur, peut être lu avec un œil politique. La division à l’intérieur du Glitter Band , les actions violentes qui opposent les radicaux de « communautés » présentées comme adverses, le poids des vieilles rancœurs et des péchés pas...

De Cape et de Crocs 12 - Ayroles Masbou - Encore


Quel final ! Quelle classe ! Quel superbe dernier album pour la série De Capes et de Crocs que ce "Si ce n’est toi..." !

On avait laissé Eusèbe à Paris, tentant en vain de faire honneur à son nom et de répandre la justice. Mais que c’était difficile !
Dans ce second volume du diptyque, ses épreuves continuent en dépit de son immense bonne volonté. Dans la ville de l’iniquité et des complots, bien loin de la paisible campagne dont il vient, entre Fulgence le malandrin, Fagotin l’assassin, et les Grands qui se piquent de lui mais pour qui il n’est rien, sans oublier le mécaniste Malebranche (cf. Peter Watts), le pur et innocent Eusèbe est balloté comme un fétu de paille, sans cesse au cœur d’un danger dont il n’a même pas conscience - See no evil !
Et sa ressemblance avec le roi des voleurs n’aide guère, lançant sans cesse le gentil lapin de Charybde en Scylla puis de Scylla en Charybde, d’un complot à la tête de l’Etat jusqu’à une condamnation aussi injuste qu’involontairement prometteuse d’avenir (voir la suite de ce tome 12, à savoir le tome 1 de la série).

Je vais maintenant me répéter. Cette série est brillante. Ici encore il y a de l’aventure, de l’humour, de l’esprit, des bons mots à la pelle, des petits gags d’une réplique. Des références aussi, de Cyrano à la RATP (!) en passant par Chantal Goya (lire l’oraison de Bossuet et mourir !), et même une lecture politique possible. Il y a un Paris superbement décrit avec ses Grands, ses petits, ses gueux, ses filous, la Cour des Miracles, la Bastille. Et puis le vocabulaire, les vers, le style… Et le dessin, et les couleurs… Tout est bel et bon. On doit lire De Cape et de Crocs.

De Cape et de Crocs t12, Si ce n’est toi..., Ayroles, Masbou

Commentaires

Vert a dit…
Un de ces jours faudra que j'emprunte toute la série pour me remettre à jour. J'adore cette BD mais il faut prendre son temps pour la lire et je ne le trouve jamais...
Gromovar a dit…
Pendant des vacances. Tu en as bien ?
Vert a dit…
Oui, heureusement !
Baroona a dit…
Oh. Je m'étais arrêté, "logiquement", au 10, ne voulant pas commencer une nouvelle longue histoire... Mais si c'est seulement un diptyque, il faudra que je lise le 11 et 12 ! Pour toutes les qualités que tu cites et - peut-être surtout - pour Eusèbe... !
Gromovar a dit…
Tu dois. Pour Eusèbe.