Mignola - Nixey - Batman La Malédiction qui s'abattit sur Gotham

Sous une couverture aux couleurs passées qui évoque un pulp trop souvent manipulé se trouve La Malédiction qui s'abattit sur Gotham , un petit bijou de Mike Mignola, Richard Pace et Troy Nixey publié en français chez Urban Nomad dans une traduction d'Alex Nikolavitch. 1928. Antarctique. L'Argo, un navire commandé par le jeune milliardaire Bruce Wayne, aborde les côtes de la terre Victoria. Il y retrouve les restes de l'expédition du professeur Cobblepot, de l'université de Gotham. Pris par les glaces, le navire scientifique de Cobblepot est immobilisé. Cela n'a rien d'étonnant. Ce qui l'est, en revanche, c'est l'état de l'équipage. Tous les hommes sont retrouvés morts par Wayne et ses associés (Dick Grayson et Tim Drake notamment) , sauf le professeur Cobblepot, disparu, et un dénommé Grendon, qui a l'air plus mort que vif. Recherches terminées, malgré une issue peu satisfaisante, l'Argo retourne à Gotham. Il ramène Grendon, sauvé in ...

De Cape et de Crocs 12 - Ayroles Masbou - Encore


Quel final ! Quelle classe ! Quel superbe dernier album pour la série De Capes et de Crocs que ce "Si ce n’est toi..." !

On avait laissé Eusèbe à Paris, tentant en vain de faire honneur à son nom et de répandre la justice. Mais que c’était difficile !
Dans ce second volume du diptyque, ses épreuves continuent en dépit de son immense bonne volonté. Dans la ville de l’iniquité et des complots, bien loin de la paisible campagne dont il vient, entre Fulgence le malandrin, Fagotin l’assassin, et les Grands qui se piquent de lui mais pour qui il n’est rien, sans oublier le mécaniste Malebranche (cf. Peter Watts), le pur et innocent Eusèbe est balloté comme un fétu de paille, sans cesse au cœur d’un danger dont il n’a même pas conscience - See no evil !
Et sa ressemblance avec le roi des voleurs n’aide guère, lançant sans cesse le gentil lapin de Charybde en Scylla puis de Scylla en Charybde, d’un complot à la tête de l’Etat jusqu’à une condamnation aussi injuste qu’involontairement prometteuse d’avenir (voir la suite de ce tome 12, à savoir le tome 1 de la série).

Je vais maintenant me répéter. Cette série est brillante. Ici encore il y a de l’aventure, de l’humour, de l’esprit, des bons mots à la pelle, des petits gags d’une réplique. Des références aussi, de Cyrano à la RATP (!) en passant par Chantal Goya (lire l’oraison de Bossuet et mourir !), et même une lecture politique possible. Il y a un Paris superbement décrit avec ses Grands, ses petits, ses gueux, ses filous, la Cour des Miracles, la Bastille. Et puis le vocabulaire, les vers, le style… Et le dessin, et les couleurs… Tout est bel et bon. On doit lire De Cape et de Crocs.

De Cape et de Crocs t12, Si ce n’est toi..., Ayroles, Masbou

Commentaires

Vert a dit…
Un de ces jours faudra que j'emprunte toute la série pour me remettre à jour. J'adore cette BD mais il faut prendre son temps pour la lire et je ne le trouve jamais...
Gromovar a dit…
Pendant des vacances. Tu en as bien ?
Vert a dit…
Oui, heureusement !
Baroona a dit…
Oh. Je m'étais arrêté, "logiquement", au 10, ne voulant pas commencer une nouvelle longue histoire... Mais si c'est seulement un diptyque, il faudra que je lise le 11 et 12 ! Pour toutes les qualités que tu cites et - peut-être surtout - pour Eusèbe... !
Gromovar a dit…
Tu dois. Pour Eusèbe.