Engines of Reason - Adrian Tchaikovsky

On se souvient d’ Elder Race , une très bonne novella d’Adrian Tchaikovsky parue en France sous le titre Le Dernier des Aînés . Voici qu’arrive Engines of Reason , qui en est la suite directe. Royaume de Lannesite toujours, mais celui-ci a bien changé. Certes, il n’y a plus de mystère sur l’identité des uns et des autres pour qui a lu le tome 1 (et on signalera que ce texte-ci est parfaitement compréhensible même sans avoir lu son prédécesseur) , mais c’est la nouvelle forme qu’a pris le royaume – et plus précisément sa politique – qu’on découvrira dans les pages de cet opus. Lannesite est gouvernée par une régente, Daimlesse, la fille aînée de feu la reine précédente. Daimlesse dirige et impulse en laissant à sa sœur cadette, Cantiresse, la mise en œuvre des décisions ; un genre de couple Président/Premier ministre. La sœur suivante, Lyn, qui était l’héroïne du volume précédent, a quitté le palais et la capitale pour servir d’émissaire itinérante à sa sœur aînée. Engines of R...

Les Aigles de Rome V - Marini - Idiot de Varus


Suite de la série Les Aigles de Rome.

C'est la bataille de Teutobourg qui est au centre de ce cinquième volume, la longue plongée de trois légions romaines au cœur des ténèbres, jusqu'à leur anéantissement dans une forêt germanique pleine de terreurs. On y voit ce qu'on s'attend à y voir ; l'Histoire est écrite, Varus et ses hommes (plus de 20000) perdront la vie dans cette traversée, en dépit des avertissements de Maroc Falco, qui fut l'ami d'Arminus et le seul à connaitre, trop tard, sa trahison. En raison aussi de la bravoure et de l'excellente connaissance du terrain des Germains, ainsi que de la stupidité orgueilleuse de Varus, l’homme qui pressura la Syrie et la Judée.

Cette défaite fut un traumatisme violent pour la Rome Impériale. Six ans plus tard, Tacite écrira, pour décrire le lieu du massacre : « Au milieu de la plaine, des ossements blanchis, épars ou amoncelés selon qu'on avait fui ou tenu ferme gisaient à côté d'armes ; des membres de chevaux ; à des troncs d'arbres étaient clouées des têtes. Dans les bois voisins, s'élevaient des autels barbares, près desquels avaient été immolés le tribun et les centurions du premier rang. »

Si le scénario est attendu, c'est le dessin, encore une fois, qui fait la qualité de cet album. Marini, qui dessine et colorise, livre un très beau traitement en aquarelle, construit fort joliment la progression romaine entre marches et escarmouches, et offre quelques images superbes parmi lesquelles l'arrivée des légions dans la plaine, leur entrée sous le couvert des bois, les gardes du camp de Varus, marmoréens dans la nuit, la marche sous les frondaisons jusqu'au marais de l'embuscade, ou la mêlée générale. Le tout est magnifique. Du grand art.

Les Aigles de Rome V, Marini

Commentaires

Baroona a dit…
Ah, tout le monde semble d'accord pour dire que la qualité est au rendez-vous dans ce tome, j'ai hâte de le lire !
Par contre, ce cinquième tome n'est finalement pas le dernier... ;)
Gromovar a dit…
Ah, je me disais bien. Je corrige.