Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Providence 2 - Moore, Burrows - Mouaip


Sortie du tome 2 de Providence, la réinterprétation de l’œuvre de Lovecraft par Alan Moore. Cet album regroupe les tome 5 à 8, et il permet sans doute de répondre à la question du tome 1 sur le caractère convaincant ou non de la série en tant que telle. La réponse maintenant est plutôt Non.

Le voyage de Robert Black dans les lieux de la géographie lovecraftienne continue. Suivant toujours la piste des cultes et des livres mystérieux des USA, Black visite les villes de Manchester et de Boston. Il y vit de sombres aventures qui mettent sa raison à rude épreuve.

La visite guidée du mythe se poursuit, tant pour le lecteur que pour Black qui se rapprochent tout deux de Lovecraft jusqu'à finir par le rencontrer vraiment dans la partie 8. Pour en arriver là et pouvoir lui dire l'admiration qu'il inspire, ils auront tous deux parcouru des versions déformées de nombreuses nouvelles du Mythe. On attrape donc, en lisant, des fragments plus ou moins explicites de Rêves dans la maison de la sorcière (décidément !), de La couleur tombée du ciel, de L'Abomination de Dunwich, de Herbert West, réanimateur, de Dans l'abîme du temps, etc...; et très explicites (la partie la plus réussie sûrement) de La chose sur le seuil.
On croise aussi les ascendants de Lovecraft, ainsi que le peintre (ici photographe) Pickman et le rêveur professionnel Randolph Carter qui invite à descendre les 700 marches vers le monde du rêve, des goules conviviales, des chats (d'Ulthar ?), des maigres bêtes de la nuit. Et on voit la face terrible sur le mont Ngranek.
D'époque mais hors mythe, on est témoins des émeutes de Boston et on entend parler du désastre de la mélasse.

Si Black en métaphore du lecteur fait le job, il n'en reste pas moins que le tout fait visite de musée pour les aficionados, sera incompris par des néophytes qui ne verront pas les références, sans oublier que le fort élément sexuel (et homosexuel) fait incongru dans cette histoire. Pièce rapportée sans grande nécessité.
Enfin, la seconde moitié du volume est très (trop !!!) verbeuse, hermétique au point de n'avoir guère de sens utilisable.

Je ne sais pas s'il y aura un troisième volume. Je ne sais pas si j'ai envie de le savoir.

Providence, t2, L'abîme du temps, Moore, Burrows

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