Tuez-les tous ! Christopher Bouix

Placeholder en attendant la couverture véritable Brignac-sur-mer, le 16 décembre. C’est l’hiver, il fait froid, la neige est là. La petite ville balnéaire se prépare aux festivités de Noël, avec sapins et guirlandes. Seul petit malheur, le très jeune Tom est un peu malade. Il va rester au chaud à la maison aujourd’hui. Maman va lui préparer son petit-déjeuner. Quoique... Imaginez un conte de Noël, un film de Noël, l’épisode de Noël d’une série télé ! Une histoire avec de l’amour et des bons sentiments, qui se finit bien dans la félicité retrouvée. Et bien vous n’y êtes pas. Car à Brignac-sur Mer, à partir de ce funeste 16 décembre, les enfants assassinent les adultes. Pourquoi ? Il faudra le découvrir. Et que faire ? Il faudra l’imaginer. Tuez-les tous ! est le dernier roman de Christopher ‘Alfie’ Bouix. Il s’y attaque à un sacré défi. Noël, c’est sacré, et les enfants, innocents et purs, sont gentils. Sauf dans Tuez-les tous ! Dans une veine slasher explicite, de scénette gore en sc...

Les rêves dans la maison de la sorcière - Lovecraft - Sapin - Pion


Une fois n'est pas coutume, je ne sais pas trop quoi dire sur cet album qui adapte la nouvelle de Lovecraft The Dreams in the Witch-House.

L'histoire est celle de Walter Gilman, un étudiant en mathématiques qui a eu la mauvaise idée de s'installer dans la maison - toujours debout - où vécut la sorcière Keziah Mason, emprisonnée lors des procès de Salem et qui réussit à fuir de sa prison par un moyen jamais élucidé. De nuit en nuit et de rêve sinistre en rêve sinistre, Gilman voit sa santé mentale vaciller en même temps que sa compréhension de mécanismes mathématiques inconnus augmente. Jusqu'à l'indicible.

Peut-on se déplacer à travers l'espace en traversant des angles non-euclidiens ? La sorcière est-elle revenue pour imposer à Gilman un pacte avec le mystérieux Homme Noir (Nyarlathotep) ? Les rats que le jeune homme entend dans les murs ont-ils à voir avec le terrifiant Brown Jenkin, ce rat apprivoisé de la sorcière dont on disait qu'il avait un visage d'homme et une petite barbe ?

Cette nouvelle de Lovecraft, en dépit de sa grande notoriété, n'est pas la meilleure. Mais surtout, si l'album n'est pas déplaisant, si la tension y monte de manière plutôt satisfaisante, si certains choix graphiques (concernant les rêves notamment) sont intéressants, il est toujours imho aussi difficile (impossible ?) de rendre par l'image le pouvoir évocateur de la prose de Lovecraft. La déception, comme d'autre fois déjà, semble être toujours au bout de la lecture.

Alors, pourquoi pas ? Mais si on veut entrer en Lovecraft, je conseillerais plutôt la lecture de la très bonne - et surtout caractéristique - nouvelle Les rats dans les murs.

Les rêves dans la maison de la sorcière, Sapin, Pion, d'après Lovecraft

Commentaires

Raphaël a dit…
Grand admirateur de Lovecraft, je relis souvent “La Maison de la sorcière”, qui a toujours été ma nouvelle favorite. Mais je concède qu'elle est un peu à part dans sa bibliographie.
Gromovar a dit…
Oui. Elle manque un peu de direction.