La Dame de la Seine - Claire Duvivier

Chronique inquiète et, de fait, raccourcie (mon blog est resté 24 heures ni mort ni vivant, tel le Chat de Schrödinger, ce qui m’a perturbé un peu) . 1593, Christopher Marlowe est un jeune Anglais qui cumule les rôles de poète et d’espion de la couronne anglaise. Pour fuir une vilaine affaire, il est emmené en mission secrète à Paris par son supérieur, protecteur et ancien amant, Thomas Walsingham, membre du Conseil privé et neveu du défunt maître espion Francis Walsingham . A peine arrivé à l’ambassade anglaise, le duo tombe sur le cadavre pendu du gardien de l’établissement, Olivier. Une coïncidence trop grosse pour être catholique. Il faudra donc enquêter sur cette affaire afin de voir en quoi elle peut interférer avec la mission des deux Anglais, d’autant plus que Thomas connaissait et appréciait Olivier. Marlowe découvre une ville qu’il ne connaissait pas, habitée par la méfiance, la peur et le rigorisme de la Ligue, une ville pleine de mystères et de vieilles rancœurs. La Dame d...

Les rêves dans la maison de la sorcière - Lovecraft - Sapin - Pion


Une fois n'est pas coutume, je ne sais pas trop quoi dire sur cet album qui adapte la nouvelle de Lovecraft The Dreams in the Witch-House.

L'histoire est celle de Walter Gilman, un étudiant en mathématiques qui a eu la mauvaise idée de s'installer dans la maison - toujours debout - où vécut la sorcière Keziah Mason, emprisonnée lors des procès de Salem et qui réussit à fuir de sa prison par un moyen jamais élucidé. De nuit en nuit et de rêve sinistre en rêve sinistre, Gilman voit sa santé mentale vaciller en même temps que sa compréhension de mécanismes mathématiques inconnus augmente. Jusqu'à l'indicible.

Peut-on se déplacer à travers l'espace en traversant des angles non-euclidiens ? La sorcière est-elle revenue pour imposer à Gilman un pacte avec le mystérieux Homme Noir (Nyarlathotep) ? Les rats que le jeune homme entend dans les murs ont-ils à voir avec le terrifiant Brown Jenkin, ce rat apprivoisé de la sorcière dont on disait qu'il avait un visage d'homme et une petite barbe ?

Cette nouvelle de Lovecraft, en dépit de sa grande notoriété, n'est pas la meilleure. Mais surtout, si l'album n'est pas déplaisant, si la tension y monte de manière plutôt satisfaisante, si certains choix graphiques (concernant les rêves notamment) sont intéressants, il est toujours imho aussi difficile (impossible ?) de rendre par l'image le pouvoir évocateur de la prose de Lovecraft. La déception, comme d'autre fois déjà, semble être toujours au bout de la lecture.

Alors, pourquoi pas ? Mais si on veut entrer en Lovecraft, je conseillerais plutôt la lecture de la très bonne - et surtout caractéristique - nouvelle Les rats dans les murs.

Les rêves dans la maison de la sorcière, Sapin, Pion, d'après Lovecraft

Commentaires

Raphaël a dit…
Grand admirateur de Lovecraft, je relis souvent “La Maison de la sorcière”, qui a toujours été ma nouvelle favorite. Mais je concède qu'elle est un peu à part dans sa bibliographie.
Gromovar a dit…
Oui. Elle manque un peu de direction.