Revue Tina IA - Collectif

  Je ne suis guère partisan de l'autopromo mais, la revue étant collective, je veux signaler ici la sortie du numéro de  la revue Tina  consacrée à l'IA. Je ne citerai personne pour n'oublier personne (sommaire ci-dessous) , je dirai juste ici que les 190 pages de la revue sont bien remplies de fictions autant que de non-fictions, qu'on y croise Ian Soliane ( qui commence à être bien connu des lecteurs de ce blog ) , qu'on y lit de la poésie et qu'on peut même y écouter une bande-son. Le sommaire complet de la revue est disponible là. Allez y jeter un oeil, voire les deux.

Délires éthyliques et papilles gaillardes - Jacques Fuentalba


"Délires éthyliques et papilles gaillardes", de l'ami Jacques Fuentealba, grand auteur de micronouvelles devant l'Eternel, sort bientôt. Que peut-ce être ?

Derrière cette couverture qui évoque autant une huitre que le masque de Scream, un sexe de femme effaré de ce qu'il voit qu'une grand-mère à bonnet, se cachent un grand nombre de micronouvelles et quelques nouvelles véritables, toutes unies par les thèmes sous-jacents, presque obsessionnels, de la nourriture, entendue au sens de bonne chère, du plaisir des sens culinaires, de l'excès même, excès de plaisir qu'offre la nourriture (est-ce possible ?), excès de risque qu'elle apporte avec elle aussi.

Sur les micronouvelles, pas grand chose à dire. Il y en a trop pour ce faire et, comme inévitable dans ce genre d'exercice, on y trouve du bon et du moins bon.

Pour les nouvelles, on y croisera :

- les finalistes du tournoi de Bao-Siam, espérant gagner mariage impérial et royaume d'un même mouvement.
- un dineur truculent ou dégoutant - c'est selon - qui évoque un Mr Créosote avec un objectif.
- un Paradis tragique qui rappelle, sur un ton de conte de la mère Oie, Les fables de l'Humpur de Pierre Bordage mais également l'aussi drôle que profonde nouvelle Waiting for Joe de Shalom Auslander.
- un amour aussi grand que destructeur tant il est hégémonique.
- un culte terrifiant et un complot d'huitres dissimulés dans un Relais gastronomique du Cotentin.

Toutes sont agréables à lire, il n'y a guère que l'hommage de Fuentealba au dieu noir qui m'ait laissé froid, ce qui est un comble (il faudra lire pour comprendre). On y sent trop qu'une chute est en préparation.

Délires éthyliques et papilles gaillardes, Jacques Fuentealba

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