An Eye for Property - Tanya Fordwalker

« Le jeu n’en vaut pas la chandelle… mais empêcher qu’elle s’éteigne » R. E. Howard Dans un futur proche, la société Splice of Life offre à tout client proche de la mort et décidé à payer une forte somme (le Passenger) du temps de vie supplémentaire dans le corps d’un jeune bien vivant (le Driver) , qui lui servira de corps d’emprunt un certain temps par semaine ou par jour ; une version hi-tech des cavales de Damballa. Une puce insérée dans le cerveau du Driver contient la personnalité scannée du Passenger. A des jours et heures contractuellement décidés, la personnalité du Passenger est activée puis prend le contrôle du corps de son Driver dont la conscience s’éteint dans l’intervalle. A la fin de la période contractuellement convenue, la conscience du Passenger se remet en sommeil et c’est le Driver qui revient aux commandes. Mais que se passerait-il si quelque chose buguait dans la puce ? An Eye For Property est une nouvelle de Tanya Fordwalker lisible sur le site React...

Retour de chronique : Xénome - Nicolas Debandt

Retour du chronique du Bifrost 77
2184, Paris, Yann s’éveille, dans les sous-sols du Louvre. Il ne sait ni qui il est, ni d’où il vient, ni ce qu’il fait là. Sa mémoire est une page blanche sur laquelle il va tenter d’écrire une histoire, d’abord celle de son origine. Mais, dans le Paris inégalitaire de 2184, de puissantes forces veulent mettre la main sur Yann. Il semble donc que certains savent ce qu’il ignore : d’où il vient, et pourquoi.

Thriller futuriste épicé cyberpunk, genepunk, puis, à la fin, quoi ?, cyborgpunk, "Xénome" mélange beaucoup de genres entre deux couvertures. Pourquoi pas ?

Il décrit un Paris dans lesquels les progrès fulgurant de la génétique ont amené une scission de la race humaine en sous-races distinctes aux capacités intellectuelles différenciées et aux droits politiques profondément inégaux. Une dystopie fondée sur la génétique, le risque, si minime soit-il, existe ; en parler n’est pas idiot.

Et puis, il y a l’attrait du thriller. L’enquête, un indice en amenant un autre, se laisse lire sans déplaisir de fond, même si la fin, inutilement surprenante, est peu satisfaisante.

Mais qu’importe l’histoire finalement.

S’il ne faut pas lire "Xénome", c’est en raison de son écriture. Je pourrais évoquer ici la grandiloquence de certaines déclamations qui font très adolescentes, le caractère convenu de ce qui se veut politique, ou la naïveté presque touchante de certaines images ou affirmations péremptoires. Mais même ça, un cœur compatissant pourrait s’en accommoder. Malheureusement, le pire est ailleurs, dans le style général du roman. "Xénome" offre au lecteur une bouillie stylistique bien fade et un peu lourde, dans laquelle flotte des approximations de vocabulaire, de tournure, de syntaxe telles qu’on se demande parfois si ce ne sont pas des coquilles. Ce roman n’est ni écrit ni édité, il ne doit pas être lu.

Xénome, Nicolas Debandt

Commentaires

Alias a dit…
C'est con, je l'ai déjà acheté.

Bah, je verrai bien à la lecture.