Corum t1 - Chauvel - Merli

Corum – ou, pour être précis, le prince Corum Jhaelen Irsei – est l’une des incarnations du Champion Eternel , dont la plus célèbre est Elric de Melniboné . Créés par Michael Moorcock entre les années 60 et 70, ces Champions participent tous, sous leurs différentes manifestations et parfois à leur corps défendant, à la lutte permanente qui oppose la Loi (ordonnatrice) au Chaos (créateur) . Corum est un Vadagh, membre d'un peuple civilisé et paisible. Etrangers à la violence, ces esthètes ignorent l’art du combat et consacrent leur vie à des activités pacifiques telles que la création artistique, la quête du beau, l’exploration des divers plans qui constituent le Multivers. Mélancoliques, en déclin lent, ennemis de personne, les Vadaghs sont en voie d’extermination par les Mabdens (des nouveaux-venus humains, querelleurs et cruels là où les Vadaghs ressemblent à des elfes qui auraient abandonné la guerre) . Hélas pour eux, les Vadaghs avaient oublié, ou n’avaient jamais su, qu’on n...

Retour de chronique : Xénome - Nicolas Debandt

Retour du chronique du Bifrost 77
2184, Paris, Yann s’éveille, dans les sous-sols du Louvre. Il ne sait ni qui il est, ni d’où il vient, ni ce qu’il fait là. Sa mémoire est une page blanche sur laquelle il va tenter d’écrire une histoire, d’abord celle de son origine. Mais, dans le Paris inégalitaire de 2184, de puissantes forces veulent mettre la main sur Yann. Il semble donc que certains savent ce qu’il ignore : d’où il vient, et pourquoi.

Thriller futuriste épicé cyberpunk, genepunk, puis, à la fin, quoi ?, cyborgpunk, "Xénome" mélange beaucoup de genres entre deux couvertures. Pourquoi pas ?

Il décrit un Paris dans lesquels les progrès fulgurant de la génétique ont amené une scission de la race humaine en sous-races distinctes aux capacités intellectuelles différenciées et aux droits politiques profondément inégaux. Une dystopie fondée sur la génétique, le risque, si minime soit-il, existe ; en parler n’est pas idiot.

Et puis, il y a l’attrait du thriller. L’enquête, un indice en amenant un autre, se laisse lire sans déplaisir de fond, même si la fin, inutilement surprenante, est peu satisfaisante.

Mais qu’importe l’histoire finalement.

S’il ne faut pas lire "Xénome", c’est en raison de son écriture. Je pourrais évoquer ici la grandiloquence de certaines déclamations qui font très adolescentes, le caractère convenu de ce qui se veut politique, ou la naïveté presque touchante de certaines images ou affirmations péremptoires. Mais même ça, un cœur compatissant pourrait s’en accommoder. Malheureusement, le pire est ailleurs, dans le style général du roman. "Xénome" offre au lecteur une bouillie stylistique bien fade et un peu lourde, dans laquelle flotte des approximations de vocabulaire, de tournure, de syntaxe telles qu’on se demande parfois si ce ne sont pas des coquilles. Ce roman n’est ni écrit ni édité, il ne doit pas être lu.

Xénome, Nicolas Debandt

Commentaires

Alias a dit…
C'est con, je l'ai déjà acheté.

Bah, je verrai bien à la lecture.