No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

The Postman de David Brin : la novella originale

Dans l'anthologie "Wastelands 2" il n'y a que des nouvelles post-ap, de qualité diverse.

On y lira, entre autres choses, ...for a single yesterday, un texte joli et équilibré de George RR Martin où on sent, comme dans Armageddon Rag, sa culture rock seventies. Et où on voit comment, par pragmatisme, il accepte d'y renoncer un peu.

On lira aussi, pour ceux qui ne l'auraient pas déjà fait, le Tamarisk Hunter de Bacigalupi (trouvable dans le recueil La fille flute). A relire absolument avant que la COP21 ne commence.

Et surtout la très belle, très sensible, très humaine, très émouvante (j'en ai fait assez là) novella The Postman, du toujours excellent David Brin, nominée en 83 pour le Hugo de la meilleure novella, et qui formera peu d'années après la première partie de son roman éponyme (d'où fut tiré le film avec Kevin Costner), nominé lui au Hugo et Nebula du meilleur roman en 86.

Rien que pour ces trois textes, sans préjuger des autres, l'anthologie vaut la peine.

Wastelands 2, anthologie

Commentaires

A.C. de Haenne a dit…
J'ai The Postman dans ma PàL... Je ne savais même pas qu'il s'agissait d'une novella à la base.

A.C.