No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

RIP Gudule

Nous apprenons le décès d'Anne Duguël, dite Gudule.
Ses textes m'impressionnaient souvent par la cruauté de leur pertinence et l'effroi qu'ils parvenaient à instiller. Gudule étaient de ces auteurs rares qui savent aller au bout de ce qui dérange et terrifier leurs lecteurs en n'usant que d'encre et de papier.
On relira avec grand intérêt l’excellent recueil Le club des petites filles mortes (qui contient le chef d’œuvre Entre chien et louve, entre autres), Les petites filles mortes se ramassent au scalpel, ou Truc.
Gudule a maintenant rejoint les petites filles mortes. Puisse son voyage être bon.

Commentaires

Guillmot a dit…
Mes condoléances.