L'Homme sans tête - Gene Wolfe

Dans le Bifrost 124 , il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, scientifiction (dans laquelle Roland Lehoucq décortique le film Projet Dernière Chance ) , etc. Il y a un édito d'Olivier Girard qui parle de confiance dans le monde du livre, confiance entre les petites mains, par-delà la valse des généraux, confiance qui permet de travailler et de continuer à le faire en dépit des vicissitudes capitalistiques. Chroniquant le Trois Oboles pour Charon de Frank Ferric, j’écrivais « L’absurdité du conflit des hommes est le seul spectacle que l’éternité lui offre » . Je m’y tiens. Dans le Bifrost 124 , il y a un volumineux dossier sur le très prolifique et insaisissable Antoine Volodine. L’homme a ses fans, je n’en suis pas, je n’ai donc pas grand-chose à en dire si ce n’est que le dossier semble vraiment très complet, comprenant notamment une longue interview réalisée par Hugues Robert. Il y a aussi dans le Bifrost 124 , une très courte nouvelle de Gene Wolfe. L’H...

Le secret - Nailbiter 2 : revue de comics

Une bande de jeunes, un amoureux transi qui va se réchauffer, une soirée débile à faire des canulars téléphoniques. On compose un numéro au hasard, on dit « Je connais ton secret », puis on donne à la victime de la blague un rendez-vous nocturne auquel on ne pense pas vraiment se rendre.
Mais quand on tombe sur quelqu’un qui a un vrai secret, le jeu peut très mal tourner. Et certains le payer de leur vie.

"Le secret" est une histoire complète d’horreur de Richardson et Alexander. Reprenant tous les codes du cinéma d’horreur teen avec psychopathe et jeunes coqs sur ergots, Richardson livre un récit qui, à défaut d’être original, est efficace et conforme au canon, jusqu’à l’inévitable rebondissement final, celui dont on disait, au temps des VHS, qu’il annonçait une suite.
Les dessins sombres créent une atmosphère inquiétante adaptée au récit et à la construction de la tension.

Une lecture agréable, si pas indispensable, pour amateur du genre.

Le secret, Richardson, Alexander

Nailbiter tome 2, "Bloody Hands". Voir le 1 pour le contexte.

Un changement de point de vue, de nouveaux personnages dont le célèbre Brian Michaël Bendis, et une dynamisation de l’enquête, donnent à cette série le second souffle dont on craignait qu’elle manque. Ca reste très centré sur l’action et le suspense, mais le mystère construit est épais et l'avancée des investigations régulière faute d’être rapide, ce qui est positif.
Des fragments d’explication commencent à apparaître, la ville se révèle peu à peu au lecteur, les tueurs en série et autres fous décrits sont souvent truculents, et, même si ce n’est pas de la littérature d’idées, le tout se lit avec plaisir.
Histoire de grogner un peu quand même, on s’inquiétera juste du développement d’un éventuel syndrome Lost au cas où l’auteur rendrait les ramifications du mystère trop foisonnantes pour le bien du récit. Qui vivra verra.

Nailbiter t2, Bloody Hands, Williamson, Henderson

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