Revue Tina IA - Collectif

  Je ne suis guère partisan de l'autopromo mais, la revue étant collective, je veux signaler ici la sortie du numéro de  la revue Tina  consacrée à l'IA. Je ne citerai personne pour n'oublier personne (sommaire ci-dessous) , je dirai juste ici que les 190 pages de la revue sont bien remplies de fictions autant que de non-fictions, qu'on y croise Ian Soliane ( qui commence à être bien connu des lecteurs de ce blog ) , qu'on y lit de la poésie et qu'on peut même y écouter une bande-son. Le sommaire complet de la revue est disponible là. Allez y jeter un oeil, voire les deux.

Le secret - Nailbiter 2 : revue de comics

Une bande de jeunes, un amoureux transi qui va se réchauffer, une soirée débile à faire des canulars téléphoniques. On compose un numéro au hasard, on dit « Je connais ton secret », puis on donne à la victime de la blague un rendez-vous nocturne auquel on ne pense pas vraiment se rendre.
Mais quand on tombe sur quelqu’un qui a un vrai secret, le jeu peut très mal tourner. Et certains le payer de leur vie.

"Le secret" est une histoire complète d’horreur de Richardson et Alexander. Reprenant tous les codes du cinéma d’horreur teen avec psychopathe et jeunes coqs sur ergots, Richardson livre un récit qui, à défaut d’être original, est efficace et conforme au canon, jusqu’à l’inévitable rebondissement final, celui dont on disait, au temps des VHS, qu’il annonçait une suite.
Les dessins sombres créent une atmosphère inquiétante adaptée au récit et à la construction de la tension.

Une lecture agréable, si pas indispensable, pour amateur du genre.

Le secret, Richardson, Alexander

Nailbiter tome 2, "Bloody Hands". Voir le 1 pour le contexte.

Un changement de point de vue, de nouveaux personnages dont le célèbre Brian Michaël Bendis, et une dynamisation de l’enquête, donnent à cette série le second souffle dont on craignait qu’elle manque. Ca reste très centré sur l’action et le suspense, mais le mystère construit est épais et l'avancée des investigations régulière faute d’être rapide, ce qui est positif.
Des fragments d’explication commencent à apparaître, la ville se révèle peu à peu au lecteur, les tueurs en série et autres fous décrits sont souvent truculents, et, même si ce n’est pas de la littérature d’idées, le tout se lit avec plaisir.
Histoire de grogner un peu quand même, on s’inquiétera juste du développement d’un éventuel syndrome Lost au cas où l’auteur rendrait les ramifications du mystère trop foisonnantes pour le bien du récit. Qui vivra verra.

Nailbiter t2, Bloody Hands, Williamson, Henderson

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