De boue et de bois - Olivier Caruso in Bifrost 122

Dans le Bifrost 122, il y a aussi  une nouvelle absolument stupéfiante d'Olivier Caruso. « La chercheuse, surprise, observe le spécimen dans la cave : il mange un porte-bouteille » . C'est sur cet incipit digne des premières phrases du Vieil homme et la guerre , de John Scalzi, que s'ouvre  De boue et de bois , un texte de 24 pages d'une richesse insigne. Epoque victorienne. Angleterre. La chercheuse vit seule avec une domestique dans sa grande maison de famille. Près d'elle, dissimulé, le « spécimen » . Il se nourrit de bois et dit bientôt ses premiers mots !!! Qu'est-il ? D'où vient-il ? Qui sont ces gens ? Quelle est l'histoire de cette femme et de cette famille ? Comment tout cela s'insère-t-il dans l'histoire britannique ? Et en quoi la transforme-t-il ? Ce sont quelques questions, il y en a d'autres dans cette riche nouvelle. On y croise, dans ce qui semblait être une histoire intime – et l'est assurément –, la théorie de l'évol...

Le secret - Nailbiter 2 : revue de comics

Une bande de jeunes, un amoureux transi qui va se réchauffer, une soirée débile à faire des canulars téléphoniques. On compose un numéro au hasard, on dit « Je connais ton secret », puis on donne à la victime de la blague un rendez-vous nocturne auquel on ne pense pas vraiment se rendre.
Mais quand on tombe sur quelqu’un qui a un vrai secret, le jeu peut très mal tourner. Et certains le payer de leur vie.

"Le secret" est une histoire complète d’horreur de Richardson et Alexander. Reprenant tous les codes du cinéma d’horreur teen avec psychopathe et jeunes coqs sur ergots, Richardson livre un récit qui, à défaut d’être original, est efficace et conforme au canon, jusqu’à l’inévitable rebondissement final, celui dont on disait, au temps des VHS, qu’il annonçait une suite.
Les dessins sombres créent une atmosphère inquiétante adaptée au récit et à la construction de la tension.

Une lecture agréable, si pas indispensable, pour amateur du genre.

Le secret, Richardson, Alexander

Nailbiter tome 2, "Bloody Hands". Voir le 1 pour le contexte.

Un changement de point de vue, de nouveaux personnages dont le célèbre Brian Michaël Bendis, et une dynamisation de l’enquête, donnent à cette série le second souffle dont on craignait qu’elle manque. Ca reste très centré sur l’action et le suspense, mais le mystère construit est épais et l'avancée des investigations régulière faute d’être rapide, ce qui est positif.
Des fragments d’explication commencent à apparaître, la ville se révèle peu à peu au lecteur, les tueurs en série et autres fous décrits sont souvent truculents, et, même si ce n’est pas de la littérature d’idées, le tout se lit avec plaisir.
Histoire de grogner un peu quand même, on s’inquiétera juste du développement d’un éventuel syndrome Lost au cas où l’auteur rendrait les ramifications du mystère trop foisonnantes pour le bien du récit. Qui vivra verra.

Nailbiter t2, Bloody Hands, Williamson, Henderson

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