Dust to Dust - Jones - Bram

Quelques mots sur le one-shot Dust to Dust du duo JG Jones et Phil Bram. USA, milieu des années 30, dans la ville de New Hope en Oklahoma. La crise économique, la sécheresse et de mauvais choix économiques ont plongé la petite ville dans une dépression plus forte encore que celle qui touche le reste du pays et du monde. Alors qu’une journaliste de Chicago vient documenter la misère, le shérif local, un homme tourmenté par une enquête gravement ratée, doit tenter d’arrêter un inquiétant tueur en série contre l’inclination du maire qui préférerait, comme celui de Jaws , qu’on soit discret sur l’affaire. Avec Dust to Dust , Jones et Bram offrent un album qui est, objectivement, très beau. Les décors, les espaces, les bâtiments et les objets sont superbement rendus en lavis de gris et d’ocre, plein de petits détails qui font vrai jusqu’aux pains de savon Kirkman. L’histoire, elle, coche toutes les cases du bingo de l’époque : misère post-dépression, chômage, sécheresse et tempête de pouss...

Holà, mes braves !


MUHAHAHAHA. Quand il n’y en a plus, il y en a encore.
Retour de la brillantissime série De cape et de crocs pour un diptyque préquelle destiné à dévoiler le passé tumultueux d’Eusèbe.

Et oui, Eusèbe, comme il l’affirmait, a bien été garde du Cardinal. Entre d’innombrables autres choses, plus risquées les unes que les autres. Car le valeureux lapin monté à Paris s’y est retrouvé propulsé au cœur des intrigues pour le remplacement d’un Cardinal de Richelieu vieillissant. Les grands s’affrontent à mort et c’est le malheureux Eusèbe qui trinque. Une puissante protectrice l’aidera peut-être mais, à la fin de l’album, tout est bien sombre pour le courageux lapin.
Comme si ça ne suffisait pas, il expérimente aussi pour son malheur la rivalité mortelle entre gardes du Cardinal et mousquetaires du Roi, ainsi que la filouterie omniprésente dans la capitale.

On ne peut que répéter ici ce qui a déjà été dit sur De cape et de crocs. C’est de la grande aventure à la Féval ou à la Dumas, rythmée, drôle, souvent brillante, superbement écrite et très joliment dessinée. On voyage dans un Paris encore médiéval fort bien reconstitué avec ses encorbellements, ses ruelles tortueuses non pavées, ses caniveaux centraux bien peu ragoutants. Sans oublier les marchés, les ponts, les vendeurs à la sauvette, les saltimbanques, et les Grands, en carrosses et dentelles. Toute une vie urbaine, grouillante, bruyante, haute en couleurs.

Il n’est pas toujours facile de relancer une série annoncée terminée. C’est une pleine réussite ici. Ce tome 11, comme tous ceux qui l’ont précédé est beau, fin, plein d’esprit, régulièrement rimé. Que demander de plus ? Que la suite arrive vite.

De cape et de crocs t11, Vingt mois avant, Ayroles, Masbou

Commentaires

Lorhkan a dit…
Je suis justement en train de découvrir la série originale. J'aime bien, c'est léger et drôle, même si ça ne va pas bien loin, mais ça détend. ;)
Gromovar a dit…
C'est plus que léger et drôle. C'est pétillant ;)