Harleen - Stjepan Sejic

Harley Quinn est un personnage fort et haut en couleurs de la galaxie Batman. Exubérante, violente, clairement foldingue, Harley Quinn est la « petite amie » du Joker, l’adversaire le plus dérangé de l’homme chauve-souris. Harleen , de Stjepan Sejic, est l’ Origin Story de cette héroïne aux costumes spectaculaires et à la personnalité fracturée. Fracturée, Harley l’est à l’évidence ; ses actes et ses mots le démontrent sans cesse. Capable parfois d’empathie ou de lucidité, elle paraît, la plupart du temps, habitée par une grande impulsivité qui se manifeste habituellement par des accès de violence, notamment en défense de celui qu’elle appelle « poussin   ou « canard ». Ce qui amène à une question d’importance à laquelle tente de répondre Stjepan Sejic : comment devient-on Harley Quinn ? Avant Harley, il n’y a qu’Harleen Quinzel, une psychologue affectée à sa demande à la prison-asile d’Arkham, à Gotham. Convaincue que la disparition de l’empathie qu...

Holà, mes braves !


MUHAHAHAHA. Quand il n’y en a plus, il y en a encore.
Retour de la brillantissime série De cape et de crocs pour un diptyque préquelle destiné à dévoiler le passé tumultueux d’Eusèbe.

Et oui, Eusèbe, comme il l’affirmait, a bien été garde du Cardinal. Entre d’innombrables autres choses, plus risquées les unes que les autres. Car le valeureux lapin monté à Paris s’y est retrouvé propulsé au cœur des intrigues pour le remplacement d’un Cardinal de Richelieu vieillissant. Les grands s’affrontent à mort et c’est le malheureux Eusèbe qui trinque. Une puissante protectrice l’aidera peut-être mais, à la fin de l’album, tout est bien sombre pour le courageux lapin.
Comme si ça ne suffisait pas, il expérimente aussi pour son malheur la rivalité mortelle entre gardes du Cardinal et mousquetaires du Roi, ainsi que la filouterie omniprésente dans la capitale.

On ne peut que répéter ici ce qui a déjà été dit sur De cape et de crocs. C’est de la grande aventure à la Féval ou à la Dumas, rythmée, drôle, souvent brillante, superbement écrite et très joliment dessinée. On voyage dans un Paris encore médiéval fort bien reconstitué avec ses encorbellements, ses ruelles tortueuses non pavées, ses caniveaux centraux bien peu ragoutants. Sans oublier les marchés, les ponts, les vendeurs à la sauvette, les saltimbanques, et les Grands, en carrosses et dentelles. Toute une vie urbaine, grouillante, bruyante, haute en couleurs.

Il n’est pas toujours facile de relancer une série annoncée terminée. C’est une pleine réussite ici. Ce tome 11, comme tous ceux qui l’ont précédé est beau, fin, plein d’esprit, régulièrement rimé. Que demander de plus ? Que la suite arrive vite.

De cape et de crocs t11, Vingt mois avant, Ayroles, Masbou

Commentaires

Lorhkan a dit…
Je suis justement en train de découvrir la série originale. J'aime bien, c'est léger et drôle, même si ça ne va pas bien loin, mais ça détend. ;)
Gromovar a dit…
C'est plus que léger et drôle. C'est pétillant ;)