Dust to Dust - Jones - Bram

Quelques mots sur le one-shot Dust to Dust du duo JG Jones et Phil Bram. USA, milieu des années 30, dans la ville de New Hope en Oklahoma. La crise économique, la sécheresse et de mauvais choix économiques ont plongé la petite ville dans une dépression plus forte encore que celle qui touche le reste du pays et du monde. Alors qu’une journaliste de Chicago vient documenter la misère, le shérif local, un homme tourmenté par une enquête gravement ratée, doit tenter d’arrêter un inquiétant tueur en série contre l’inclination du maire qui préférerait, comme celui de Jaws , qu’on soit discret sur l’affaire. Avec Dust to Dust , Jones et Bram offrent un album qui est, objectivement, très beau. Les décors, les espaces, les bâtiments et les objets sont superbement rendus en lavis de gris et d’ocre, plein de petits détails qui font vrai jusqu’aux pains de savon Kirkman. L’histoire, elle, coche toutes les cases du bingo de l’époque : misère post-dépression, chômage, sécheresse et tempête de pouss...

La der des ders


Avec "All Out War (part. 1)", c’est le guerre, la vraie, qui commence. Un conflit ouvert, destiné à être définitif, entre les trois communautés décentes, menées par Rick Grimes, et les parasitaires Saviors de Negan.

Face à l’arbitraire, justice et courage obligent à la résistance et au combat. Contre les troupes paramilitaires de Negan se dressent donc des conscrits conduits par des leaders charismatiques. Un seul groupe survivra ; éternelle histoire de l’humanité. Les bons ne gagnent pas toujours (demandez à Spartacus) mais on peut imaginer qu’ici ce sera le cas. A la fin du comic, en tout cas, on est au milieu du gué, en 1916.

Premier point, mais de taille : Stefano Gaudiano passe à l’encrage, et les dessins y gagnent en clarté et en netteté. Tant mieux.

Deuxième point : les zombies sont de retour, instrumentalisés par Rick comme « armes biologiques ». Hannibal avait ses éléphants…

Troisième point : il faut bien faire durer un peu et montrer que c’est dur, toussa, mais Negan commence à avoir un peu trop d’as cachés dans sa manche.

Quatrième point, un peu inquiétant : le grand nombre des personnages rassemblés maintenant autour de Grimes et les pertes importantes qu’entrainent une guerre banalisent les morts. Beaucoup tombent, et peu de ces KIA sont de vieilles connaissances du lecteur. Il serait absurde de tuer des personnages principaux dans chaque numéro, mais avec ce tome 20, on se retrouve dans une approche Redshirts ou Canon Fodder qui est précisément ce que n’était pas la série et qui en faisait la qualité.
Espérons que ce n’est qu’un effet secondaire du conflit ! Quoi qu’il en soit, Walking Dead devra se recentrer sur un groupe restreint doté d’un objectif clair, sous peine de mourir à moyen terme. Time will tell…

Walking Dead t20, All Out War, Kirkman, Adlard, Gaudiano

Commentaires

Tigger Lilly a dit…
Je viens de finir le 19. Meilleur que ce à quoi je m'attendais.

Cela dit, je persiste à penser que ça tourne un peu en rond. J'attends de voir la suite.
Gromovar a dit…
Ca devient un peu inquiétant.

Il y aura le deuxième partie de la guerre, puis le premier épisode qui la suivra. C'est là que les choses se décideront pour moi.