De boue et de bois - Olivier Caruso in Bifrost 122

Dans le Bifrost 122, il y a aussi  une nouvelle absolument stupéfiante d'Olivier Caruso. « La chercheuse, surprise, observe le spécimen dans la cave : il mange un porte-bouteille » . C'est sur cet incipit digne des premières phrases du Vieil homme et la guerre , de John Scalzi, que s'ouvre  De boue et de bois , un texte de 24 pages d'une richesse insigne. Epoque victorienne. Angleterre. La chercheuse vit seule avec une domestique dans sa grande maison de famille. Près d'elle, dissimulé, le « spécimen » . Il se nourrit de bois et dit bientôt ses premiers mots !!! Qu'est-il ? D'où vient-il ? Qui sont ces gens ? Quelle est l'histoire de cette femme et de cette famille ? Comment tout cela s'insère-t-il dans l'histoire britannique ? Et en quoi la transforme-t-il ? Ce sont quelques questions, il y en a d'autres dans cette riche nouvelle. On y croise, dans ce qui semblait être une histoire intime – et l'est assurément –, la théorie de l'évol...

La der des ders


Avec "All Out War (part. 1)", c’est le guerre, la vraie, qui commence. Un conflit ouvert, destiné à être définitif, entre les trois communautés décentes, menées par Rick Grimes, et les parasitaires Saviors de Negan.

Face à l’arbitraire, justice et courage obligent à la résistance et au combat. Contre les troupes paramilitaires de Negan se dressent donc des conscrits conduits par des leaders charismatiques. Un seul groupe survivra ; éternelle histoire de l’humanité. Les bons ne gagnent pas toujours (demandez à Spartacus) mais on peut imaginer qu’ici ce sera le cas. A la fin du comic, en tout cas, on est au milieu du gué, en 1916.

Premier point, mais de taille : Stefano Gaudiano passe à l’encrage, et les dessins y gagnent en clarté et en netteté. Tant mieux.

Deuxième point : les zombies sont de retour, instrumentalisés par Rick comme « armes biologiques ». Hannibal avait ses éléphants…

Troisième point : il faut bien faire durer un peu et montrer que c’est dur, toussa, mais Negan commence à avoir un peu trop d’as cachés dans sa manche.

Quatrième point, un peu inquiétant : le grand nombre des personnages rassemblés maintenant autour de Grimes et les pertes importantes qu’entrainent une guerre banalisent les morts. Beaucoup tombent, et peu de ces KIA sont de vieilles connaissances du lecteur. Il serait absurde de tuer des personnages principaux dans chaque numéro, mais avec ce tome 20, on se retrouve dans une approche Redshirts ou Canon Fodder qui est précisément ce que n’était pas la série et qui en faisait la qualité.
Espérons que ce n’est qu’un effet secondaire du conflit ! Quoi qu’il en soit, Walking Dead devra se recentrer sur un groupe restreint doté d’un objectif clair, sous peine de mourir à moyen terme. Time will tell…

Walking Dead t20, All Out War, Kirkman, Adlard, Gaudiano

Commentaires

Tigger Lilly a dit…
Je viens de finir le 19. Meilleur que ce à quoi je m'attendais.

Cela dit, je persiste à penser que ça tourne un peu en rond. J'attends de voir la suite.
Gromovar a dit…
Ca devient un peu inquiétant.

Il y aura le deuxième partie de la guerre, puis le premier épisode qui la suivra. C'est là que les choses se décideront pour moi.