Painstaking - Rich Larson

Nous parlions ce matin de guerrier immortel, de facteur de régénération, de combats surhumains, dans une ambiance mythologique. On peut lire en VO un texte bien plus court de Rich Larson. Il s'intitule Painstaking et est lisible là . Autre salle, autre ambiance, autre origine du pouvoir, mais même genre de personnage. Un homme, modifié pour se régénérer sans limite, doit fuir ceux qui veulent sa mort dans une Namibie du futur. Il parcourt pour ce faire une ville que Larson décrit avec force détails, comme il le fait toujours, construisant un monde dont on sent la cohérence même si on n'en voit qu'une infime partie. Il donne aussi l'occasion, chemin faisant, de s'interroger sur l'identité potentielle d'un double bourgeonné. Qu'est donc le double pour moi ? Un jumeau ? Un frère ? Un fils ? Un clone ? Une copie carbone ou un individu doté dès son apparition d'une personnalité et d'un agenda propres ? Même si le texte laisse un peu sur sa faim, Lar...

Protectionnisme éducateur


Des années avant Existence, David Brin s’était déjà attaqué au paradoxe de Fermi : Pourquoi, dans un univers infini, n’avons-nous jamais eu aucun contact avec une civilisation extra-terrestre ? Pourquoi aucun signe, aucun signal, aucune trace ? De personne ? Les distances ne peuvent suffire à expliquer un isolement que les échelles de temps gigantesques devraient abolir. De nombreuses hypothèses existent pour comprendre cette étrangeté. Aucune n’est totalement satisfaisante.

Avec "The Crystal Spheres", Brin proposait son explication, fondamentalement différente de celle d’Existence et d'abord bien plus simple, dans une approche qui rappelle clairement l’intelligent design.
Prix Hugo de la meilleure nouvelle en 85, "The Crystal Spheres" se situe loin dans l’avenir, au sein d’une humanité post-humaniste (le texte fourmille d’innovations sociétales ou linguistiques). Les premiers vaisseaux interstellaires ont découvert que le système solaire était « enfermé » dans une sphère de nature inconnue. La découvrant et la brisant dans le même mouvement, de courageux navigateurs quittent le système solaire et partent explorer le vaste inconnu. Ils ne ramèneront à l’humanité que dépression et désappointement. L’infini est fragmenté et incompréhensible. Il contient de la vie - les traces sont claires - mais elle est inaccessible. Seuls nous sommes et seuls nous resterons.
A moins que ne se présente une opportunité de comprendre et, enfin, d’agir.

Avec "The Crystal Spheres", Brin offre au lecteur curieux une solution élégante, bien que peu crédible, au paradoxe de Fermi, presque un conte de fée de l’espace. Agréable et frais.

The Crystal Spheres, David Brin

Commentaires

Escrocgriffe a dit…
C’est marrant, ça rappelle un peu Greg Egan, cette humanité isolée.
Gromovar a dit…
La Hard-SF en moins. Mais je crois que cette nouvelle a été traduite. Tu peux regarder.