Fables 10 - Willingham - Buckingham

Dernière chronique courte (a priori) de la période, cette fois pour dire un mot du dernier tome de la série Fables chez Urban Nomad. C’est la conclusion – attendue et redoutée – d’une série fleuve d’une qualité rarement atteinte. Ultime confrontation entre Cendrillon et Frau Totenkinder. Deuil et destruction. Fableville finie, les Communs découvre les Fables. Les deux espèces cohabiteront. Le monde des Communs, qui jusqu’ici ne l’était pas, deviendra progressivement un monde magique. Quant à l’épopée épique, elle se termine sur le climax de la montée aux extrêmes entre Rose Rouge et Blanche Neige. Tu ne connaîtras l’issue de cette confrontation sororicide, lecteur, qu’après avoir lu cet ultime opus. Ceci fait, tout ayant été écrit et accompli, les auteurs – singulièrement Willingham et Buckingham – disent au revoir à une bonne partie de leurs personnages avec une succession de « Dernière histoire de... » qui permet de voir une dernière fois les nombreux êtres, si riches et ...

Hurlements meets Sleepy Hollow


"Dans la gueule des loups" est le deuxième tome de la série Férals, qui en comptera au moins trois, contrairement à ce que j’avais cru.

Je peux reprendre ici ce que je disais du premier tome. "Dans la gueule des loups" est violent, sexuel, gore. Le climat malsain du premier tome est toujours présent, mettant en scène notamment des relations hommes/femmes violentes, tangentant parfois une certaine forme de sado-masochisme, en tout cas de domination masculine forte. Le reste est la violence pure qu’on peut trouver dans une série d’horreur, plus graphique que souvent peut-être.

Après le massacre qui clôturait le premier volume, l’action se déplace dans un autre lieu, encore plus farci de loups-garous que le précédent. Dale Chestnut travaille maintenant pour l’agence fédérale qui traite les phénomènes surnaturels, et il a une partenaire, Pia, dont le rôle est plus trouble qu’il n’y parait au début. Ils vont devoir s’opposer à un lycanthrope devenu fou, lancé dans une guerre contre l’espèce humaine ; sans être vraiment honnête avec leurs employeurs fédéraux.

L’excitation, un peu primaire mais pas déplaisante, que pouvait générer le comic retombe néanmoins avec ce deuxième tome. D’une part l’action est un peu répétitive et il n’y a plus cet effet de surprise qui pouvait emporter l’adhésion dans le premier. D’autre part, la narration n’est pas toujours des plus claires, et lorsqu’elle l’est, c’est parfois au détriment d’un minimum de réalisme. Enfin, l’érotisme de la série est ici trop évidemment gratuit, malgré le gimmick de la transmission de la lycanthropie par relation sexuelle.

"Dans la gueule des loups" est donc une déception qui amène à se demander s’il sera nécessaire de lire le troisième volume lorsqu’il sortira.

Ferals t2, Dans la gueule des loups, Lapham, Andrade

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