The Old Axolotl - Jacek Dukaj

Futur proche. Pour commencer. La Terre a été balayée par une vague de neutrons d'origine inconnue qui a éliminé toute vie biologique. Ne reste de la seule oasis de vie connue dans l'univers qu'une boule inerte, stérilisée comme un intestin après un traitement antibiotique surdosé. Difficile alors d'y placer une histoire, sauf à savoir rendre romanesque le mouvement des plaques tectoniques. Une histoire est néanmoins possible dans le court roman The Old Axolotl , de l'auteur polonais Jacek Dukaj, nominé pour le Janusz A. Zajdel Award 2016 . Car, dans le monde imaginé par Dukaj, alors que la vague neutronique passait de méridien en méridien, quelques poignées d'humains (aucun Asiatique, premiers touchés et premiers morts avant même de comprendre ce qui se passait) ont réussi à s'uploader en catastrophe à l'intérieur de divers serveurs informatique en utilisant des versions (bien ou mal) patchées d'un jeu online censé utiliser des bots modelés à parti

Hurlements meets Sleepy Hollow


"Dans la gueule des loups" est le deuxième tome de la série Férals, qui en comptera au moins trois, contrairement à ce que j’avais cru.

Je peux reprendre ici ce que je disais du premier tome. "Dans la gueule des loups" est violent, sexuel, gore. Le climat malsain du premier tome est toujours présent, mettant en scène notamment des relations hommes/femmes violentes, tangentant parfois une certaine forme de sado-masochisme, en tout cas de domination masculine forte. Le reste est la violence pure qu’on peut trouver dans une série d’horreur, plus graphique que souvent peut-être.

Après le massacre qui clôturait le premier volume, l’action se déplace dans un autre lieu, encore plus farci de loups-garous que le précédent. Dale Chestnut travaille maintenant pour l’agence fédérale qui traite les phénomènes surnaturels, et il a une partenaire, Pia, dont le rôle est plus trouble qu’il n’y parait au début. Ils vont devoir s’opposer à un lycanthrope devenu fou, lancé dans une guerre contre l’espèce humaine ; sans être vraiment honnête avec leurs employeurs fédéraux.

L’excitation, un peu primaire mais pas déplaisante, que pouvait générer le comic retombe néanmoins avec ce deuxième tome. D’une part l’action est un peu répétitive et il n’y a plus cet effet de surprise qui pouvait emporter l’adhésion dans le premier. D’autre part, la narration n’est pas toujours des plus claires, et lorsqu’elle l’est, c’est parfois au détriment d’un minimum de réalisme. Enfin, l’érotisme de la série est ici trop évidemment gratuit, malgré le gimmick de la transmission de la lycanthropie par relation sexuelle.

"Dans la gueule des loups" est donc une déception qui amène à se demander s’il sera nécessaire de lire le troisième volume lorsqu’il sortira.

Ferals t2, Dans la gueule des loups, Lapham, Andrade

Commentaires