Revue Tina IA - Collectif

  Je ne suis guère partisan de l'autopromo mais, la revue étant collective, je veux signaler ici la sortie du numéro de  la revue Tina  consacrée à l'IA. Je ne citerai personne pour n'oublier personne (sommaire ci-dessous) , je dirai juste ici que les 190 pages de la revue sont bien remplies de fictions autant que de non-fictions, qu'on y croise Ian Soliane ( qui commence à être bien connu des lecteurs de ce blog ) , qu'on y lit de la poésie et qu'on peut même y écouter une bande-son. Le sommaire complet de la revue est disponible là. Allez y jeter un oeil, voire les deux.

Des inconvénients de la PMA


Cinq ans après le premier volume, et chez un autre éditeur, Humanos contre Dupuis, le tome 3, final, de la série "Sarah" arrive enfin en librairie. Il y est précédé par la réédition, toujours par les Humanos, des deux premiers tomes avec de nouvelles et superbes couvertures qui évoquent la série B, parfaitement dans le ton de l'histoire donc.

Bec conclut ici son histoire d’horreur, peut-être la meilleure en BD qu’il m’ait été donné de lire tant elle est éprouvante, ce qui était précisément l’objectif. Et dans ce genre, sans mouvement de caméra, sans son, ce n’est vraiment pas facile à réaliser.

Les vieux secrets arrivent à maturité, les vieux comptes se règlent, les explications arrivent. De ce point de vue, l’album fait le boulot. Et il le fait bien, très bien, même si la scène du viol collectif n’est pas parfaitement claire dans les causes de sa survenue, ni celle de l’adultère dans ses éventuels prémisses. On peut penser que s’épargner l’apparition du Jardinier aurait permis de préciser ces moments en quelques cases. Mais les auteurs écrivent ce qu’ils veulent, et je ne leur reprocherais jamais d’oser trancher dans le vif ; Sam Raimi style !

Entre Hurlements, Massacre à la Tronçonneuse, et Délivrance, Bec plonge le lecteur dans une histoire complexe et très cinématographique, dont les racines plongent dans le passé de la petite communauté de Salamanca pour en déchirer le présent.

Nanti d’un bien beau personnage de femme traumatisée par un drame de l’enfance et qui reprend le contrôle de sa vie, Sarah offre au lecteur le frisson qu’il espérait.

Les dessins sont efficaces. La découpe graphique sert toujours aussi idéalement le récit. Je regrette, en revanche, le papier utilisé par les Humanos, dont le brillant ne colle pas à l’ambiance de l’histoire.

Sarah, t3, Les démons de Little Valley, Bec, Raffaele

Commentaires

Escrocgriffe a dit…
« Entre Hurlements, Massacre à la Tronçonneuse, et Délivrance »

Waow, ça doit être gratiné ! Je ne suis pas sûr d’avoir le courage nécessaire pour me lancer là dedans...
Gromovar a dit…
Il en faut un peu. Mais je suis un vrai amateur de ce genre d'histoire.
Raven a dit…
je connais pas du tout ! et le moins qu'on puisse dire, c'est que tu vends ça bien... *_*
Gromovar a dit…
SI tu aimes les films d'horreur, tu devrais aimer cette série terminée.
Le pendu a dit…
Je viens de le lire, suivant tes conseils. J'avais envie de découvrir le travail de Bec.
Bon.
Je n'ai pas été convaincu.
Gromovar a dit…
Sorry :)

La BD c'est tellement subjectif.