No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

TOR 1 : Abraham, Anders, Castro

Brève revue de nouvelles tirées de l’énorme recueil gratuit de TOR. Commentaires au fil de l’eau sur ceux des textes que j’ai lus que j’ai un peu appréciés ; si ça peut donner envie. On remarquera les belles illustrations originales (une par texte) reprises dans le livre numérique.


Avec When We Were Heroes, Daniel Abraham, collaborateur occasionnel de GRRM et seconde tête de l’auteur bicéphale James S. A. Corey, livre une nouvelle située dans l’univers de la série au long cours de super-héros Wild Aces (dont GRRM est l’animateur principal). Il y montre que derrière les super-héros ou les people – au fond les mêmes – il y a une personne plus profonde que son masque. L’ambiance et le déroulé rappellent le début de Watchmen.


The Fermi Paradox is Our Business Model, de Charlie Jane Anders, est la première nouvelle que j’ai lue, et je l’ai choisie pour son titre. Dans ce texte au ton humoristique, on voit les humains rencontrer leurs créateurs. On ne peut pas dire qu’ils soient réjouits par ce qu’ils voient, ni par ce qu’on leur dit sur la raison de leur existence. La grande réponse n’est finalement pas 42, mais elle n’est guère plus satisfaisante.



On dit que pour le japonais moyen, les différences entre un chrétien, un juif et un musulman sont incompréhensibles. C’est la même chose vu de la jungle d’Irkiirish en ce qui concerne les sentients non indigènes, comme le montre le Our Human d’Adam Troy Castro. La nouvelle à chute pourrait être plus efficace mais elle est notable pour son exotisme.

When we were heroes, Daniel Abraham
The Fermi paradox is our business model, Charlie Jane Anders
Our human, Adam Troy Castro

Ces nouvelles participent au Challenge JLNN

Commentaires

Lorhkan a dit…
La traduction de ce recueil est prévue pour quand ?^^

Ok je sors ! -> :D
Gromovar a dit…
Il vaut mieux ;)
Vert a dit…
C'est gentil de faire une sélection, j'ai chargé le monstre sur ma liseuse mais je n'ai aucune idée de par où commencer (et non le début n'est pas une réponse acceptable :D)
Gromovar a dit…
De rien. J'ai choisi des gens dont le nom me disait quelque chose (et je continuerai à faire comme ça) et je ne chronique pas celles qui ne m'ont pas plues.