On verra bien - Christophe Siébert

Après le lumineux Mickey et le roi des pirates dans lequel tout finit par s'arranger, redescente sur Terre avec On verra bien de Christophe Siébert. Nouvelle déjà ancienne de Siébert, On verra bien  s'est appelée Tu es une pute avant d'être mertvecgorodisée. Elle est publiée aujourd'hui par la maisonette d'édition Ours . On verra bien commence mal, se poursuit mal, finit mal. C'est triste, crade, et malheureusement pas spécifique à Mertvecgorod. 20 pages d'abjection où se croisent dissociation, acceptation, et une modeste révolte ; mais reprochera-t-on à quelqu'un de n'aller pas plus loin que le maximum de ce qui lui est possible ? Cette petite histoire (format A6) qui rappelle qu'il vaut parfois mieux n'être la princesse de personne est publiée dans une version amoureusement cousue main par les amicaux tenanciers de la maison Ours. Un joli petit écrin pour une bien vilaine histoire, et une maisonette d'édition très sympathique qui p...

TOR 1 : Abraham, Anders, Castro

Brève revue de nouvelles tirées de l’énorme recueil gratuit de TOR. Commentaires au fil de l’eau sur ceux des textes que j’ai lus que j’ai un peu appréciés ; si ça peut donner envie. On remarquera les belles illustrations originales (une par texte) reprises dans le livre numérique.


Avec When We Were Heroes, Daniel Abraham, collaborateur occasionnel de GRRM et seconde tête de l’auteur bicéphale James S. A. Corey, livre une nouvelle située dans l’univers de la série au long cours de super-héros Wild Aces (dont GRRM est l’animateur principal). Il y montre que derrière les super-héros ou les people – au fond les mêmes – il y a une personne plus profonde que son masque. L’ambiance et le déroulé rappellent le début de Watchmen.


The Fermi Paradox is Our Business Model, de Charlie Jane Anders, est la première nouvelle que j’ai lue, et je l’ai choisie pour son titre. Dans ce texte au ton humoristique, on voit les humains rencontrer leurs créateurs. On ne peut pas dire qu’ils soient réjouits par ce qu’ils voient, ni par ce qu’on leur dit sur la raison de leur existence. La grande réponse n’est finalement pas 42, mais elle n’est guère plus satisfaisante.



On dit que pour le japonais moyen, les différences entre un chrétien, un juif et un musulman sont incompréhensibles. C’est la même chose vu de la jungle d’Irkiirish en ce qui concerne les sentients non indigènes, comme le montre le Our Human d’Adam Troy Castro. La nouvelle à chute pourrait être plus efficace mais elle est notable pour son exotisme.

When we were heroes, Daniel Abraham
The Fermi paradox is our business model, Charlie Jane Anders
Our human, Adam Troy Castro

Ces nouvelles participent au Challenge JLNN

Commentaires

Lorhkan a dit…
La traduction de ce recueil est prévue pour quand ?^^

Ok je sors ! -> :D
Gromovar a dit…
Il vaut mieux ;)
Vert a dit…
C'est gentil de faire une sélection, j'ai chargé le monstre sur ma liseuse mais je n'ai aucune idée de par où commencer (et non le début n'est pas une réponse acceptable :D)
Gromovar a dit…
De rien. J'ai choisi des gens dont le nom me disait quelque chose (et je continuerai à faire comme ça) et je ne chronique pas celles qui ne m'ont pas plues.