Le Dernier fils des dieux - Jean Baret

De Jean Baret on avait lu l'impressionnante trilogie Trademark et le surprenant Monde de Julia (avec Ugo Bellagamba) . Il était difficile de faire mieux ; ce n'est hélas pas le cas avec ce court roman un peu décevant dans sa forme. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 123, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À l’aube de l’effondrement des sociétés humaines mondialisées, un journaliste reçoit un étrange carnet, journal intime d’un jeune homme, héritier d’une fortune sans commune mesure et retenu contre son gré par un colosse silencieux dans une prison de béton. Au fil des pages, il découvre la vie de débauche et l’arrogance de cette frange de la population qui agit comme les nouveaux dieux ; quelques-uns organisent par ennui, au sein d’un mystérieux club, des actions absurdes provoquant des désordres interna...

L'oeil ne voit que la surface des choses


"L’homme truqué" a commencé par être une nouvelle de Maurice Renard, résumée ici par Lune, avant de devenir un album de BD de Lehman et Gess, destiné à être partie du monde fascinant de La Brigade Chimérique.

1919, après la Grande Guerre. Un mystérieux voleur inquiète la capitale en ne dérobant que de la nourriture et des vêtements. Comme pour subvenir à ses besoins.
Face au risque de panique, Le Nyctalope, le vigilante institutionnel français, fait à Marie Curie une proposition « qu’elle ne peut pas refuser » : l’aider, en utilisant la superscience naissante, à arrêter ce voleur, prouvant ainsi que celle-ci peut être mise au service de la société. Tout deux se lancent à la poursuite de l’homme mystère qu’ils arrêtent facilement grâce à une torche au radium, découvrant alors qu’il est un vétéran sur lequel ont été pratiquées d’étranges expériences. Par qui ? Pourquoi ? Mystère. N’en reste pas moins que le capitaine Jean Lebris, l’homme truqué, aveuglé au front par un shrapnel, enlevé, séquestré, modifié, voit l’électricité. Cet étonnant pouvoir lui permet de mettre au jour un grand péril pour la capitale, l’histoire devenant alors, par la grâce des étranges capacités de Lebris, une suite du Péril Bleu, toujours de Maurice Renard.

Petite histoire finement troussée, pleine de dangers et de rebondissements comme savaient les écrire les feuilletonistes, personnage de Lebris forcément attachant du fait du double drame qui le frappe, présences référentielles de Renard et Rosny-Ainé (sans compter une moquerie bien sentie sur L’Atlantide de Pierre Benoit), "L’homme truqué" est d’une lecture agréable. On regrettera que le récit soit trop court (pourtant avec ses 64 pages il n’est pas ridicule). On aurait voulu en voir plus, plus de personnages, plus de retournements de situation, mais l’effet Intégrale de la Brigade joue forcément ici dans la perception du lecteur. Un autre épisode à venir, alors ? Une production régulière ? Ca serait bien.
Je suis toujours aussi peu amateur des dessins, les regrettant d’autant plus que les images en vison nocturne qu’on trouve dans l’album laisse entrevoir de bien belles choses.

L’homme truqué, Lehman, Gess

Commentaires

Xapur a dit…
Bien aimé aussi, malgré un goût de trop peu.
Et en plus, j'apprécie les dessins, moi !
Gromovar a dit…
Et bien tu as de la chance ;)
Lorhkan a dit…
Excellente "Brigade Chimérique" !
J'avoue que revenir dans cet univers me tente bien.