Angleterre, aujourd’hui. Ross est l’un des nombreux descendants du clan Enderbough, une très vieille famille anglaise qui remonte au moins à la conquête normande, une famille si ancienne qu’elle a l’influence, le pouvoir et la fortune qui vont avec son ancienneté. Il vit depuis plusieurs années avec Elena Mendes, une étudiante en médecine comme lui, qu’il a rencontrée aux USA, à la prestigieuse université Johns Hopkins. Ross revient aujourd’hui dans la vieille maison familiale pour une réunion de famille à laquelle il a convié Elena, qu’il veut présenter à sa lignée. Le lieu est isolé, la propriété immense. Et Elena comprendra vite que quelque chose ne va pas dans cette famille. Preaching to the Choir est la dernière novella (en date) d’Adrian Tchaikovsky (aka Stakhanovsky) . Le stakhanoviste de l’écriture se lance dans le gothique avec ce deuxième volet de la série Terrible Worlds : Transformations , après Saturation Point . Si, gothique oblige, Elena est le personnage central s...
Décidément, les années 60 ne me réussissent pas ces temps-ci.
Grosse déception avec le scénario de ce "MotherFucker" qui avait pourtant tout pour plaire a priori.
"MotherFucker" (fils de pute) ; c’est le terme qu’utilisaient entre eux, pour s’interpeler, les membres du Parti Black Panther. Mouvement révolutionnaire d’obédience marxiste créé en 1966 par Bobby Seale et Huey Newton, les Black Panthers militèrent, comme bien d’autres organisations, pour l’égalité des droits entre blancs et noirs aux USA, inscrivant néanmoins leur lutte dans une réflexion plus large sur les inégalités visant à transformer la « guerre des races » en « guerre des classes ». L’équilibre lutte ethnique/lutte sociale était presque impossible à trouver, problème que n’eut pas la Nation of Islam de Malcolm X par exemple dont l’identité militante ethnico/religieuse était claire.
Célèbres pour leurs bérets noirs empruntés à Che Guevara, à l’origine du programme « Breakfast for children » et plus largement militants actifs de l’empowerment, ils devinrent mondialement célèbres en 1968 lorsque les coureurs Tommy Smith et John Carlos (puis plus tard Lee Evans, Larry James, Ronald Freeman) levèrent un poing ganté sur le podium du 200 mètres, et inventèrent sans doute l’utilisation du terme « Pigs » pour désigner les flics. C’est pour déclencher la guerre des races qu’il attendait de ses vœux que Charles Manson fit écrire, sur le mur de la maison où furent massacrés Sharon Tate et ses amis, le message « Death to Pigs » en lettres de sang.
Les Black Panthers rédigèrent, en 1966, un programme en dix points (fort décents) qui est développé et charpente le scénario dans "MotherFucker", d’une manière bien trop didactique et anticlimatique. On y voit le racisme ordinaire, la discrimination, et la misère des noirs pauvres. Malheureusement rien qu’on ne connaisse déjà si on a été assez motivé pour acheter ces albums. A part ça, peu d’informations politiques ou historiques approfondies et une histoire, je le répète, trop banale et bien trop mélo.
Le dessin, en revanche, est de très belle facture. Lavis à l’encre et ligne claire font le boulot. C’est déjà ça.
MotherFucker, récit complet en 2 tomes, Ricard, Martinez
Ami lecteur, si le sujet t’intéresse, va plutôt voir l’impressionnant Malcolm X de Spike Lee. De là, tu sortiras éclairé et époustouflé.
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