Ode to the Half-Broken - Suzanne Palmer

2066. Guerres et catastrophes environnementales, notre monde a failli se terminer il y a quarante ans. Puis, lassitude et attrition aidant, les choses se sont (presque) calmées. Reste une civilisation humaine largement détruite, et un environnement naturel qui ne vaut guère mieux. Tentent d’y survivre, autant que faire se peut, les humains survivants et des méchas qui ont acquis, au fil des ans, une conscience et leur autonomie – une agency dirait William Gibson. Dans ce monde qui tente péniblement de se reconstruire vit paisiblement un ancien mécha de combat (qui a abandonné son ancien nom et pas encore choisi le suivant – qui sera Be) . Le bot, seul depuis des décennies comme un parfait ermite, s’intéresse aux fourmis et plus généralement aux insectes. Il se « réveille » un jour affalé dans une baignoire, après 36 heures de shutdown forcé, sans aucun souvenir de ce qui a causé cet arrêt. Plus problématique encore : il lui manque la jambe gauche. Si Be a tourné le dos au m...

Even Ken can't fuck Barbie


Dans le Bifrost 71, il y a maintes choses : un bien bel édito d'Olivier Girard, une nouvelle de Thierry Di Rollo, une de Paul J. McAuley, les critiques de tout ce qui est sorti récemment, un long dossier sur Michel Pagel, assorti d’une interview, sans oublier la scientifiction et les news.

Il y a aussi, pour commencer, une fort agréable nouvelle de Michel Pagel intitulée « Cosplay ». Surfant avec habileté sur la mode du cosplay et la mêlant à la, malheureusement, peu résistible ascension de la téléréalité, Pagel crée une dystopie intrigante dans laquelle la popularité réseau liée à la bonne incarnation de son rôle est la clef de la fortune et du rang social. Ce monde, le lecteur l’observe de trop près, comme un voyeur à la recherche sordide de son propre écœurement.

La trame narrative n’est guère développée, format oblige, mais l’ambiance est posée de fort belle manière et la cryptocratie panem et circenses décrite par Pagel fait froid dans le dos tant elle semble être un prolongement possible de notre société du spectacle peuplée d’adulescents et d’apathiques. Une lecture plaisante.

Cette nouvelle participe au Challenge JLNN

Commentaires

Tigger Lilly a dit…
Je m'y colle très très bientôt. Il ne me reste que les nouvelles à lire dans ce Bifrsot.