Beneath the Trees Where Nobody Sees - Horvath

Woodbrook est une charmante petite ville de l’Amérique rurale. Les gens y sont bienveillants. Ils s’entraident. Ils vivent et travaillent ensemble en bonne intelligence. Dessinée en images enfantines (avec même une voix off écrite sur des fragments de cahier d’écolier) , peinte en couleurs pastels, Woodbrook nous est présentée par Samantha, l’ourse qui tient le magasin de bricolage et compte parmi les piliers de la communauté.  A Woodbrook, la vie est paisible, tout le monde se connaît, on n’y ferme pas sa porte tant la délinquance y est minuscule – sache, lecteur, qu’on n’y a noté aucun meurtre depuis quarante ans. Et voilà qu’un crime atroce est commis et mis en scène lors de la parade qui célèbre les deux cent ans de la ville. C’est toute la bourgade qui est bouleversée par cet acte impensable. Beneath the Trees Where Nobody Sees est un album de Patrick Horvath, lettré par Hassan Otsmane-Elhaou. Prenant son lecteur à contre-pied, il présente un petit paradis rural qu’il plonge ...

Even Ken can't fuck Barbie


Dans le Bifrost 71, il y a maintes choses : un bien bel édito d'Olivier Girard, une nouvelle de Thierry Di Rollo, une de Paul J. McAuley, les critiques de tout ce qui est sorti récemment, un long dossier sur Michel Pagel, assorti d’une interview, sans oublier la scientifiction et les news.

Il y a aussi, pour commencer, une fort agréable nouvelle de Michel Pagel intitulée « Cosplay ». Surfant avec habileté sur la mode du cosplay et la mêlant à la, malheureusement, peu résistible ascension de la téléréalité, Pagel crée une dystopie intrigante dans laquelle la popularité réseau liée à la bonne incarnation de son rôle est la clef de la fortune et du rang social. Ce monde, le lecteur l’observe de trop près, comme un voyeur à la recherche sordide de son propre écœurement.

La trame narrative n’est guère développée, format oblige, mais l’ambiance est posée de fort belle manière et la cryptocratie panem et circenses décrite par Pagel fait froid dans le dos tant elle semble être un prolongement possible de notre société du spectacle peuplée d’adulescents et d’apathiques. Une lecture plaisante.

Cette nouvelle participe au Challenge JLNN

Commentaires

Tigger Lilly a dit…
Je m'y colle très très bientôt. Il ne me reste que les nouvelles à lire dans ce Bifrsot.