Sept Vues sur les gorges d'Olduvaï - Mike Resnick

Les gorges d’Olduvaï en Tanzanie sont l’un des plus importants complexes préhistoriques du monde. Elles sont situées dans la vallée du Grand Rift , un lieu longtemps présenté comme le berceau de l’espèce humaine, celui où une petite bande de primates primitifs aurait mutée sous la pression des changements climatiques et environnementaux induits par la formation de la faille. A l’ouest du Rift, dans un environnement resté humide et arboricole, les primates primitifs auraient évolués en gorilles, chimpanzés et bonobos, alors qu’à l’est, sur une terre transformée en savane sèche, les premiers hominidés, mieux adaptés du fait de leur bipédie, auraient prospéré. Ils seraient donc nos très lointain ancêtres, premiers chaînons d’un modèle monocentrique qui résonne fort avec le darwinisme. Sept vues sur les gorges d'Olduvaï est une novella de Mike Resnick. Multiprimée (Hugo 95, Nebula 95, SF Chronicle 95, Premio Ignitus 96, Ozone 99) , la nouvelle est originale en ceci qu’elle présente u...

Even Ken can't fuck Barbie


Dans le Bifrost 71, il y a maintes choses : un bien bel édito d'Olivier Girard, une nouvelle de Thierry Di Rollo, une de Paul J. McAuley, les critiques de tout ce qui est sorti récemment, un long dossier sur Michel Pagel, assorti d’une interview, sans oublier la scientifiction et les news.

Il y a aussi, pour commencer, une fort agréable nouvelle de Michel Pagel intitulée « Cosplay ». Surfant avec habileté sur la mode du cosplay et la mêlant à la, malheureusement, peu résistible ascension de la téléréalité, Pagel crée une dystopie intrigante dans laquelle la popularité réseau liée à la bonne incarnation de son rôle est la clef de la fortune et du rang social. Ce monde, le lecteur l’observe de trop près, comme un voyeur à la recherche sordide de son propre écœurement.

La trame narrative n’est guère développée, format oblige, mais l’ambiance est posée de fort belle manière et la cryptocratie panem et circenses décrite par Pagel fait froid dans le dos tant elle semble être un prolongement possible de notre société du spectacle peuplée d’adulescents et d’apathiques. Une lecture plaisante.

Cette nouvelle participe au Challenge JLNN

Commentaires

Tigger Lilly a dit…
Je m'y colle très très bientôt. Il ne me reste que les nouvelles à lire dans ce Bifrsot.