Le Dernier fils des dieux - Jean Baret

De Jean Baret on avait lu l'impressionnante trilogie Trademark et le surprenant Monde de Julia (avec Ugo Bellagamba) . Il était difficile de faire mieux ; ce n'est hélas pas le cas avec ce court roman un peu décevant dans sa forme. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 123, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À l’aube de l’effondrement des sociétés humaines mondialisées, un journaliste reçoit un étrange carnet, journal intime d’un jeune homme, héritier d’une fortune sans commune mesure et retenu contre son gré par un colosse silencieux dans une prison de béton. Au fil des pages, il découvre la vie de débauche et l’arrogance de cette frange de la population qui agit comme les nouveaux dieux ; quelques-uns organisent par ennui, au sein d’un mystérieux club, des actions absurdes provoquant des désordres interna...

Revue de BD : Murena 9, Epines et Prométhée 8, Necromanteion

Rapide revue de BD avec les deux plus récents volumes de deux séries importantes.



Sortie du tome 9 de la saga Murena, dédiée à la vie et au règne de l’empereur Néron, personnage cynique et versatile, contemporain du grand incendie de Rome et des premières persécutions des chrétiens. Après le huitième tome, ces deux évènements convergent car de puissantes forces veulent se débarrasser de la secte juive, et comment mieux le faire qu’en canalisant vers ces marginaux la colère allumée par la destruction de la Ville ? A fortiori si certains proches du pouvoir profitent des spoliations.
Dans "Epines", comme dans le volume précédent Revanche des cendres, l’Histoire a tendance a prendre le pas sur l’histoire et rend les personnages de Néron et de son tragique ami Lucius Murena un peu statiques. C’est dommage, mais qu’importe ? Néron est moins monolithique que sa légende (et il ne ressemble pas à Peter Ustinov), la reconstitution est documentée, et le dessin, qui fait de ce cycle bien plus qu’une simple BD historique de bonne facture, est toujours aussi précis et beau. Superbe, la Rome impériale restera pour longtemps celle que Delaby a montré aux lecteurs dans cette saga fleuve.



Sortie du tome 8 du Prométhée de Bec et Raffaelle, "Necromanteion". Le récit progresse vers un dénouement dont on peine à croire qu’il pourra être satisfaisant pour l’Humanité. Arcanes, politique, jeux secrets de services qui ne le sont pas moins, les nombreux fils (passé, présent, futur ? histoire, mythe ? ici, ailleurs ?) avancent inexorablement, les personnages agissent au mieux des intérêts du monde mais aussi souvent des leurs propres (il est bien difficile d’adopter une position éthique lorsqu’on sait que le pire va advenir). Et c’est superbement illustré, dans un style qui lorgne vers le photoréalisme.
A l’échelle de la BD, l’ampleur géographique et historique de cette série, le nombre des fils et des personnages, le nombre des pages sans dénouement déjà publiées, font de Prométhée une œuvre qui n’est pas sans évoquer, dans un autre monde et sur un autre support, ce qu’est le Game of Thrones de GRR Martin. Mon impression  d’ampleur est la même en tout cas. Make my day HBO, adapte !

Murena t9, Epines, Dufaux, Delaby
Prométhée t8, Necromanteion, Bec, Raffaelle

Commentaires

Raven a dit…
Hmmmm, cette mention à ce bon vieux George me donne envie de lire Prométhée, je sais pas du tout pourquoi... :D
Xapur a dit…
Y a pas un film récent Prometheus ?
Rhoo je plaisante !