Minor Arcana vol III - Lemire - Delpeche

Minor Arcana , la nostalgique et inquiétante histoire de retour au bercail dont je disais beaucoup de bien , se poursuit aujourd’hui avec un Volume 3 intitulé The Moon . Beaucoup de fils commencent à se relier dans ce troisième tome sous les yeux de Theresa : Tu découvriras, lecteur, les liens qui unissent les mystérieux arcanistes, qu’on a vu intriguer dans le tome précédent, avec certains mafieux locaux qui ne font pas que trafiquer des substances illicites. Visiblement des liens qui s’avèrent bien plus serrés que de simples liens d’affaire. Tu comprendras, mieux que jusque là, que le combat du nouvel ami de la mère de l’héroïne – qui lui a valu une bonne avoinée – n’est pas, lui non plus, déconnecté des secrets de la ville. Tu verras aussi l’enquête sur le frère disparu de Kelly, son amie, progresser à pas de géant. Et, tu commences à le deviner j’espère, lui aussi est lié aux secrets que renferme la petite ville de Limberlost. Les pouvoirs de prédiction de Theresa prouvent dans...

Ken Liu free


Grâce au Traqueur Stellaire, j’ai fait hier la connaissance de Ken Liu. Américain d’origine chinoise, Liu est avocat, programmeur, écrivain et poète. C’est aussi un traducteur primé pour son travail. Il a enfin obtenu les prix Nebula, Hugo, et World Fantasy Award pour sa nouvelle « The Paper Menagerie ».

Sur le site de la revue Nature, dans le cadre de sa rubrique Future, on peut trouver en téléchargement gratuit quatre nouvelles de Liu. Courtes (deux pages Word), gratuites, plaisantes, pourquoi s’en priver, d’autant que le jeune homme a le vent en poupe.

On lira donc avec profit :

Celestial Bodies, joli texte poétique décrivant l’histoire d’amour entre deux corps célestes et le déchirement causé l’apparition de la vie, synonyme de « maternité ».

To the Stars, dans lequel une tentative d’outsourcing dont le but est de déterminer quoi emmener pour un premier contact avec la vie extraterrestre se heurte à la bêtise, à l’agressivité, et à la vénalité de l’humanité. Pourquoi cela sonne-t-il aussi juste ?

The Plague, beau texte qui n’est pas sans m’évoquer Utopia. Après la dissémination folle et incontrôlée de grey goo, une part de l’humanité a muté sous l’effet des nanobots. Les « purs », nos semblables, vivent sous dôme, les autres, hideux et chuintant, à l’extérieur. Sont-ils une nouvelle forme de vie à respecter comme les autres ? Faut-il les aider ? La communication entre les deux groupes est-elle possible ? Et souhaitable ?

Monkeys reprend à son compte la fameuse idée selon laquelle des singes dotés d’une machine à écrire et de l’éternité finiraient par taper les œuvres de Shakespeare. L’histoire illustre l’idée de Duchamp selon laquelle c’est l’artiste qui définit l’art, et la croyance populaire qui affirme que la beauté est dans les yeux de celui qui regarde.

Celestial Bodies, To the Stars, The Plague, Monkeys, Ken Liu


Ces nouvelles participent au Challenge JLNN

Commentaires

Guillmot a dit…
Je confirme.