In the Hours Preceding the Fall of Tau-Sants - Rich Larson

Futur indéterminé, sans doute très éloigné. Skinner et Kurkuma sont, visiblement, deux Enforcers en mission. Ils viennent d’arriver dans la très étrange ville de Tau-Sants pour y faire fabriquer par le meilleur armurier (de l’univers ?) , l’arme qui pourra renverser la Dynasty (on suppose que c’est le régime « enforced through algorithmic brutality » dont l’employeur des deux veut se débarrasser) . La mission est simple. Trouver l’armurier, lui donner le plan de l’arme, lui laisser le temps de la fabriquer puis l’utiliser (comment ?) pour faire chuter le régime. Seul problème : le duo est poursuivi par une tueuse qui veut l’en empêcher. Et même si « the city sat along a particularly volatile stretch of the quantic canal » , ce qui perturbe les mécanismes de recherche de la Dynasty et de sa sicaire, on imagine sans peine qu’accomplir leur tâche ne sera pas une sinécure. In the Hours Preceding the Fall of Tau-Sants est une nouvelle de Rich Larson, lisible gratuitemen...

Ken Liu free


Grâce au Traqueur Stellaire, j’ai fait hier la connaissance de Ken Liu. Américain d’origine chinoise, Liu est avocat, programmeur, écrivain et poète. C’est aussi un traducteur primé pour son travail. Il a enfin obtenu les prix Nebula, Hugo, et World Fantasy Award pour sa nouvelle « The Paper Menagerie ».

Sur le site de la revue Nature, dans le cadre de sa rubrique Future, on peut trouver en téléchargement gratuit quatre nouvelles de Liu. Courtes (deux pages Word), gratuites, plaisantes, pourquoi s’en priver, d’autant que le jeune homme a le vent en poupe.

On lira donc avec profit :

Celestial Bodies, joli texte poétique décrivant l’histoire d’amour entre deux corps célestes et le déchirement causé l’apparition de la vie, synonyme de « maternité ».

To the Stars, dans lequel une tentative d’outsourcing dont le but est de déterminer quoi emmener pour un premier contact avec la vie extraterrestre se heurte à la bêtise, à l’agressivité, et à la vénalité de l’humanité. Pourquoi cela sonne-t-il aussi juste ?

The Plague, beau texte qui n’est pas sans m’évoquer Utopia. Après la dissémination folle et incontrôlée de grey goo, une part de l’humanité a muté sous l’effet des nanobots. Les « purs », nos semblables, vivent sous dôme, les autres, hideux et chuintant, à l’extérieur. Sont-ils une nouvelle forme de vie à respecter comme les autres ? Faut-il les aider ? La communication entre les deux groupes est-elle possible ? Et souhaitable ?

Monkeys reprend à son compte la fameuse idée selon laquelle des singes dotés d’une machine à écrire et de l’éternité finiraient par taper les œuvres de Shakespeare. L’histoire illustre l’idée de Duchamp selon laquelle c’est l’artiste qui définit l’art, et la croyance populaire qui affirme que la beauté est dans les yeux de celui qui regarde.

Celestial Bodies, To the Stars, The Plague, Monkeys, Ken Liu


Ces nouvelles participent au Challenge JLNN

Commentaires

Guillmot a dit…
Je confirme.