Exquisite Corpses t2 - Tynion - Walsh - Bellaire

Juste un micro-mot pour signaler la sortie du Tome 2 de l'Intégrale Exquisite Corpses . Rien de plus à dire sur le background, tout est dans le billet précédent . Sache juste, lecteur, que le massacre continue, fauchant tant les tueurs que les civils innocents de la petite ville d'Oak Valley. C'est gore, trash, cruel et souvent drôle. Sache que le Battle Royale se déroule sous les yeux des représentants des familles organisatrices qui, parallèlement au spectacle, intriguent pour avancer leurs pions tant onstage que backstage. Sache enfin que, parmi les civils, si certains pleurent déjà leurs pertes, d'autres commencent à réagir et à se battre pour sauver leur vie, et plus si affinités. Ce n'est guère subtil mais c'est fun, une parfaite lecture d'été remplie jusqu'à la gueule des pires tueurs psychopathes qu'on puisse imaginer. Exquisite corpses TPB2, Tynion, Walsh, Bellaire

Ken Liu free


Grâce au Traqueur Stellaire, j’ai fait hier la connaissance de Ken Liu. Américain d’origine chinoise, Liu est avocat, programmeur, écrivain et poète. C’est aussi un traducteur primé pour son travail. Il a enfin obtenu les prix Nebula, Hugo, et World Fantasy Award pour sa nouvelle « The Paper Menagerie ».

Sur le site de la revue Nature, dans le cadre de sa rubrique Future, on peut trouver en téléchargement gratuit quatre nouvelles de Liu. Courtes (deux pages Word), gratuites, plaisantes, pourquoi s’en priver, d’autant que le jeune homme a le vent en poupe.

On lira donc avec profit :

Celestial Bodies, joli texte poétique décrivant l’histoire d’amour entre deux corps célestes et le déchirement causé l’apparition de la vie, synonyme de « maternité ».

To the Stars, dans lequel une tentative d’outsourcing dont le but est de déterminer quoi emmener pour un premier contact avec la vie extraterrestre se heurte à la bêtise, à l’agressivité, et à la vénalité de l’humanité. Pourquoi cela sonne-t-il aussi juste ?

The Plague, beau texte qui n’est pas sans m’évoquer Utopia. Après la dissémination folle et incontrôlée de grey goo, une part de l’humanité a muté sous l’effet des nanobots. Les « purs », nos semblables, vivent sous dôme, les autres, hideux et chuintant, à l’extérieur. Sont-ils une nouvelle forme de vie à respecter comme les autres ? Faut-il les aider ? La communication entre les deux groupes est-elle possible ? Et souhaitable ?

Monkeys reprend à son compte la fameuse idée selon laquelle des singes dotés d’une machine à écrire et de l’éternité finiraient par taper les œuvres de Shakespeare. L’histoire illustre l’idée de Duchamp selon laquelle c’est l’artiste qui définit l’art, et la croyance populaire qui affirme que la beauté est dans les yeux de celui qui regarde.

Celestial Bodies, To the Stars, The Plague, Monkeys, Ken Liu


Ces nouvelles participent au Challenge JLNN

Commentaires

Guillmot a dit…
Je confirme.