La sélection d'été 2026 de Gromovar

L'été est là et, apparemment, il va faire très chaud. Trop chaud. Trop chaud pour trainer dehors, pour aller à la plage, pour faire du sport. Reste la lecture. What else ? Que lire alors ? L'année écoulée a été une petite année (c'est comme les millésimes, tous ne se valent pas) mais voici néanmoins quelques idées de qualité. D'abord Demain les Origines , maitre-livre et somme de Christian Chavassieux, un must-read : Chef d'œuvre absolu, le Ithaque de Laurent Mantese, il faut le lire absolument : La Grande muraille de Mars , d'Alastair Reynolds, est un superbe recueil de SF larger than life : La Clémence des dieux , de S.A. Corey, début d'une grande saga de space opera par les créateurs de The Expanse : La Justice des rois , de Richard Swan, inaugure une belle trilogie de fantasy inspirée de l'Empire romain : La Vie secrète des robots , de Suzanne Palmer, est un recueil d'excellente SF : Presque last but not least, Le Livre des passages d'Ale...

Ken Liu free


Grâce au Traqueur Stellaire, j’ai fait hier la connaissance de Ken Liu. Américain d’origine chinoise, Liu est avocat, programmeur, écrivain et poète. C’est aussi un traducteur primé pour son travail. Il a enfin obtenu les prix Nebula, Hugo, et World Fantasy Award pour sa nouvelle « The Paper Menagerie ».

Sur le site de la revue Nature, dans le cadre de sa rubrique Future, on peut trouver en téléchargement gratuit quatre nouvelles de Liu. Courtes (deux pages Word), gratuites, plaisantes, pourquoi s’en priver, d’autant que le jeune homme a le vent en poupe.

On lira donc avec profit :

Celestial Bodies, joli texte poétique décrivant l’histoire d’amour entre deux corps célestes et le déchirement causé l’apparition de la vie, synonyme de « maternité ».

To the Stars, dans lequel une tentative d’outsourcing dont le but est de déterminer quoi emmener pour un premier contact avec la vie extraterrestre se heurte à la bêtise, à l’agressivité, et à la vénalité de l’humanité. Pourquoi cela sonne-t-il aussi juste ?

The Plague, beau texte qui n’est pas sans m’évoquer Utopia. Après la dissémination folle et incontrôlée de grey goo, une part de l’humanité a muté sous l’effet des nanobots. Les « purs », nos semblables, vivent sous dôme, les autres, hideux et chuintant, à l’extérieur. Sont-ils une nouvelle forme de vie à respecter comme les autres ? Faut-il les aider ? La communication entre les deux groupes est-elle possible ? Et souhaitable ?

Monkeys reprend à son compte la fameuse idée selon laquelle des singes dotés d’une machine à écrire et de l’éternité finiraient par taper les œuvres de Shakespeare. L’histoire illustre l’idée de Duchamp selon laquelle c’est l’artiste qui définit l’art, et la croyance populaire qui affirme que la beauté est dans les yeux de celui qui regarde.

Celestial Bodies, To the Stars, The Plague, Monkeys, Ken Liu


Ces nouvelles participent au Challenge JLNN

Commentaires

Guillmot a dit…
Je confirme.