The Trials of Empire - Richard Swan

Suite et fin de la trilogie de L'Empire du Loup , de Richard Swan, avec The Trials of Empire , qui vient conclure le cycle. Après un volume deux qui m'avait un peu laissé sur ma faim  – c'est souvent le cas avec les volumes centraux –, cette fin est tout à fait à la hauteur de l'ambitieuse trilogie de Swan. La lutte pour l'avenir de l'Empire, entamée dans le lointain minuscule village frontalier de Rill, culmine dans ce dernier tome. Elle se déroule autant dans le monde réel, en et hors les frontières de l'Empire, que dans les plans métaphysiques où résident et combattent les alliés et instigateurs de la tentative de renversement de l'Empire du Loup. Les héros du cycle et leurs alliés sont poussés dans leurs derniers retranchements lors de batailles tactiques épiques dont bon nombre ne sortiront pas vivants. Aux marches de l'Empire comme dans les rues même de la capitale, on combat et meurt par milliers, sous les ordres d'un Konrad Vonvalt qui do...

Ken Liu free


Grâce au Traqueur Stellaire, j’ai fait hier la connaissance de Ken Liu. Américain d’origine chinoise, Liu est avocat, programmeur, écrivain et poète. C’est aussi un traducteur primé pour son travail. Il a enfin obtenu les prix Nebula, Hugo, et World Fantasy Award pour sa nouvelle « The Paper Menagerie ».

Sur le site de la revue Nature, dans le cadre de sa rubrique Future, on peut trouver en téléchargement gratuit quatre nouvelles de Liu. Courtes (deux pages Word), gratuites, plaisantes, pourquoi s’en priver, d’autant que le jeune homme a le vent en poupe.

On lira donc avec profit :

Celestial Bodies, joli texte poétique décrivant l’histoire d’amour entre deux corps célestes et le déchirement causé l’apparition de la vie, synonyme de « maternité ».

To the Stars, dans lequel une tentative d’outsourcing dont le but est de déterminer quoi emmener pour un premier contact avec la vie extraterrestre se heurte à la bêtise, à l’agressivité, et à la vénalité de l’humanité. Pourquoi cela sonne-t-il aussi juste ?

The Plague, beau texte qui n’est pas sans m’évoquer Utopia. Après la dissémination folle et incontrôlée de grey goo, une part de l’humanité a muté sous l’effet des nanobots. Les « purs », nos semblables, vivent sous dôme, les autres, hideux et chuintant, à l’extérieur. Sont-ils une nouvelle forme de vie à respecter comme les autres ? Faut-il les aider ? La communication entre les deux groupes est-elle possible ? Et souhaitable ?

Monkeys reprend à son compte la fameuse idée selon laquelle des singes dotés d’une machine à écrire et de l’éternité finiraient par taper les œuvres de Shakespeare. L’histoire illustre l’idée de Duchamp selon laquelle c’est l’artiste qui définit l’art, et la croyance populaire qui affirme que la beauté est dans les yeux de celui qui regarde.

Celestial Bodies, To the Stars, The Plague, Monkeys, Ken Liu


Ces nouvelles participent au Challenge JLNN

Commentaires

Guillmot a dit…
Je confirme.