Ode to the Half-Broken - Suzanne Palmer

2066. Guerres et catastrophes environnementales, notre monde a failli se terminer il y a quarante ans. Puis, lassitude et attrition aidant, les choses se sont (presque) calmées. Reste une civilisation humaine largement détruite, et un environnement naturel qui ne vaut guère mieux. Tentent d’y survivre, autant que faire se peut, les humains survivants et des méchas qui ont acquis, au fil des ans, une conscience et leur autonomie – une agency dirait William Gibson. Dans ce monde qui tente péniblement de se reconstruire vit paisiblement un ancien mécha de combat (qui a abandonné son ancien nom et pas encore choisi le suivant – qui sera Be) . Le bot, seul depuis des décennies comme un parfait ermite, s’intéresse aux fourmis et plus généralement aux insectes. Il se « réveille » un jour affalé dans une baignoire, après 36 heures de shutdown forcé, sans aucun souvenir de ce qui a causé cet arrêt. Plus problématique encore : il lui manque la jambe gauche. Si Be a tourné le dos au m...

Fear of the dark


"Celui qui venait du froid" est une nouvelle de Jean-Michel Calvez, publiée en numérique par ActuSF. Quand la visite au musée d’un groupe d’enfants aveugles tourne vraiment très mal…

Malheureusement cette nouvelle n’est guère convaincante. Trop lente dans son déroulé, elle ne propose pas vraiment de progression dramatique et n’inspire aucune montée d’angoisse. La cécité des enfants n’est guère utilisée au service du récit ; elle ne sert pas à faire partager au lecteur l’effroi que doivent ressentir des aveugles environnés d’une menace qu’ils ne peuvent pas voir. Quelques films existent qui font ça à merveille (Seule dans la nuit de Terence Young, Terreur aveugle de Richard Fleischer, ou encore le Blink de Michael Apted) ce n’est pas le cas ici. Il y avait beaucoup à faire avec ce groupe d’enfants ; ce n’est pas fait. Dommage.

Celui qui venait du froid, Jean-Michel Calvez

L'avis (positif) d'Anudar

Cette nouvelle participe au Challenge JLNN

Commentaires

Anudar a dit…
Bon, tant pis. Je dois être trop bon public.
Gromovar a dit…
Ou moi trop méchant. J'attendais beaucoup de l'utilisation de la cécité. J'aurais aimé être dans la tête d'un des enfants et ressentir sa peur face à des évènements en partie non perçus.