No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

Fear of the dark


"Celui qui venait du froid" est une nouvelle de Jean-Michel Calvez, publiée en numérique par ActuSF. Quand la visite au musée d’un groupe d’enfants aveugles tourne vraiment très mal…

Malheureusement cette nouvelle n’est guère convaincante. Trop lente dans son déroulé, elle ne propose pas vraiment de progression dramatique et n’inspire aucune montée d’angoisse. La cécité des enfants n’est guère utilisée au service du récit ; elle ne sert pas à faire partager au lecteur l’effroi que doivent ressentir des aveugles environnés d’une menace qu’ils ne peuvent pas voir. Quelques films existent qui font ça à merveille (Seule dans la nuit de Terence Young, Terreur aveugle de Richard Fleischer, ou encore le Blink de Michael Apted) ce n’est pas le cas ici. Il y avait beaucoup à faire avec ce groupe d’enfants ; ce n’est pas fait. Dommage.

Celui qui venait du froid, Jean-Michel Calvez

L'avis (positif) d'Anudar

Cette nouvelle participe au Challenge JLNN

Commentaires

Anudar a dit…
Bon, tant pis. Je dois être trop bon public.
Gromovar a dit…
Ou moi trop méchant. J'attendais beaucoup de l'utilisation de la cécité. J'aurais aimé être dans la tête d'un des enfants et ressentir sa peur face à des évènements en partie non perçus.